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Présentation

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  • Senellart, M.
  • et Zancarini, J.-C.
(2004). Présentation. Mots. Les langages du politique, 73(1), 1-1. https://doi.org/10.4000/mots.15502.

  • Senellart, Michel.
  • et al.
« Présentation ». Mots. Les langages du politique, 2004/1 n° 73, 2004. p.1-1. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-mots-2004-1-page-1?lang=fr.

  • SENELLART, Michel
  • et ZANCARINI, Jean-Claude,
2004. Présentation. Mots. Les langages du politique, 2004/1 n° 73, p.1-1. DOI : 10.4000/mots.15502. URL : https://shs.cairn.info/revue-mots-2004-1-page-1?lang=fr.

https://doi.org/10.4000/mots.15502


Notes

  • [1]
    À l’heure où nous écrivons, lesdites armes n’ont toujours pas été trouvées et le secrétaire américain à la défense, Donald Rumsfeld, en est réduit à avancer l’hypothèse suivante : « Il est possible que le régime de Saddam Hussein ait décidé de les détruire avant le début des hostilités ” (Le Monde, 30 mai 2003).

Lathématique abordée dans cette livraison de Mots est à mettre en liaison avec une réflexion sur les évènements du présent que nous avons engagée quelques semaines après les attaques suicides contre les Twin Towers et le Pentagone et le début des opérations militaires contre Al-Qaida et le régime des Talibans. Ces premières réflexions furent développées dans le cadre d’une école thématique du CNRS, organisée à l’ENS-LSH en novembre 2001, et dont un des axes était l’élucidation du rôle de la violence et du conflit dans les sociétés occidentales. Nous avions, dès ce moment, posé les premiers jalons intellectuels nécessaires pour comprendre une situation de guerre brouillée, présentée parfois comme une opération de police mais menée comme une guerre conventionnelle ou bien encore nommée dans les termes présumés archaïques de la « guerre sainte » (« jihad » contre « croisade »). Depuis lors, nous avons poursuivi la réflexion au sein d’un séminaire de l’ENS-LSH : « Penser la guerre » (c’est l’intitulé de ce séminaire) reste plus que jamais une nécessité intellectuelle impérieuse de la réflexion politique.
La conscience de cette nécessité repose sur la rupture avec l’idée, alimentée par l’utopie libérale d’un marché pacificateur, selon laquelle la disparition de l’opposition entre les deux blocs indiquait une fin de l’Histoire et de la guerre. Le « nouvel ordre mondial » annoncé il y a une dizaine d’années par un président américain, peu après la chute du mur de Berlin, a accouché de nouvelles formes de tensions et de désordres structurels : l’impossible réduction de la complexité du réel, les illusions du droit international et le renoncement à traiter avec le même engagement les contradictions selon qu’elles concernent des populations riches et « démocratiques » ou des peuples pauvres ont pour effet une impossible pacification du monde…


Date de mise en ligne : 01/02/2009

https://doi.org/10.4000/mots.15502

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