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Présentation

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  • Béroud, S.
  • et Lefèvre, J.
(2003). Présentation. Mots. Les langages du politique, 71(1), 1-1. https://doi.org/10.4000/mots.8833.

  • Béroud, Sophie.
  • et al.
« Présentation ». Mots. Les langages du politique, 2003/1 n° 71, 2003. p.1-1. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-mots-2003-1-page-1?lang=fr.

  • BÉROUD, Sophie
  • et LEFÈVRE, Josette,
2003. Présentation. Mots. Les langages du politique, 2003/1 n° 71, p.1-1. DOI : 10.4000/mots.8833. URL : https://shs.cairn.info/revue-mots-2003-1-page-1?lang=fr.

https://doi.org/10.4000/mots.8833


Notes

  • [1]
    « Sept questions transversales sur la mondialisation », 1999, dans M. Beaud, O. Dollfus et alii (Gemdev), Mondialisation, les mots et les choses, Paris, Karthala, p. 207.
  • [2]
    K. Marx, F. Engels, 1966, (1848), Le Manifeste du Parti communiste, Paris, Éditions sociales, p. 35.
  • [3]
    « Sept questions transversales sur la mondialisation », op. cit., p. 207.
  • [4]
    R. Dagorn, 1999, « Une brève histoire du mot mondialisation » dans M. Beaud, O. Dollfus et alii, Mondialisation, les mots et les choses, p. 187-204.

La dernière décennie du 20e siècle aura vu se répandre l’usage du mot mondialisation et de son « frère siamois », d’origine anglo-saxonne, globalisation. À l’image de la totalité sociale qu’ils entendent désigner – ensemble par rapport auquel chaque partie est intégrée – les deux termes se sont amplement diffusés et ont envahi l’espace de la quotidienneté. Chargés d’un sens approximatif, ils ont surtout été compris, au travers du discours médiatique, comme la clef d’explication de phénomènes nouveaux. Les lexies se sont d’ailleurs largement autonomisées par rapport à leur référent, la simple mention de la mondialisation ou de la globalisation pouvant servir à entériner une argumentation, à clore un débat, voire à disqualifier un adversaire politique. Fait incontestable, la mondialisation serait à admettre et non à critiquer, au risque d’une certaine « naturalisation » du discours.
Pourtant, dès la fin des années 1990, des mouvements collectifs – associations, organisations non gouvernementales (ONG), syndicats de paysans et de salariés – ont manifesté leur opposition face à l’idéologie véhiculée de façon implicite, et parfois explicite, par la dite mondialisation. En juillet 1997, le sous-commandant Marcos et son Armée zapatiste de libération nationale ont organisé au Chiapas la Première rencontre internationale pour l’Humanité et contre le néo-libéralisme. Du 23 au 25 février 1998, à Genève, la Conférence mondiale pour l’Action globale des peuples a ouvert la voie à des discussions portant sur les moyens nécessaires pour coordonner une résistance planétaire…


Date de mise en ligne : 01/02/2009

https://doi.org/10.4000/mots.8833

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