Article de revue

Présentation

Page 1

Citer cet article


  • Guilhaumou, J.
  • et Piguet, M.-F.
(2002). Présentation. Mots. Les langages du politique, 69(2), 1-1. https://doi.org/10.4000/mots.10003.

  • Guilhaumou, Jacques.
  • et al.
« Présentation ». Mots. Les langages du politique, 2002/2 n° 69, 2002. p.1-1. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-mots-2002-2-page-1?lang=fr.

  • GUILHAUMOU, Jacques
  • et PIGUET, Marie-France,
2002. Présentation. Mots. Les langages du politique, 2002/2 n° 69, p.1-1. DOI : 10.4000/mots.10003. URL : https://shs.cairn.info/revue-mots-2002-2-page-1?lang=fr.

https://doi.org/10.4000/mots.10003


Notes

  • [1]
    L. Ben Mansour, Frères musulmans, frères féroces. Voyage dans l’enfer du discours islamiste, Ramsay, 2002.

Dans un débat récent sur les utopies du 20e siècle et leur échec, Edgar Morin précise qu’une crise sans précédent du progrès humain sévit depuis les années 1970. Il en conclut que « c’est l’humanisme et c’est la Révolution française qui ont gagné. La Révolution française a battu la Révolution russe à plate couture » (Le Monde du 24 décembre 2001). Dans une telle perspective, la réflexion d’ensemble sur la série des Révolutions qui ponctue les temps forts de l’histoire contemporaine a temporairement implosé. Elle a laissé la place à une thématique plurielle des Révolutions qui se caractérise par une attention accrue tant à des processus référentiels de nomination politique qu’à l’ouverture des possibles. À ce titre, en laissant des chercheurs de diverses générations s’exprimer sur ce thème, nous avons donné libre cours à des descriptions lexico-historiques très ciblées, sans rechercher à rendre compte d’une perspective synthétique.
Qu’il s’agisse de désigner des individus qui participent à la Révolution française dès ses débuts sous le nom de révolutionnaires, toute dénomination préalable est bannie au profit d’une identification progressive par contraste (A. Steuckardt). Qu’il s’agisse d’introduire l’expression « Révolution de 1848 » au sein d’une caractérisation de l’évènement pris dans la successivité avec la Révolution française, discordances et concordances se chevauchent au sein du mouvement propre de la désignation (H. Desbrousses, B. Peloille).
Au moment où une représentation de l’émeute révolutionnaire se met en place dans le récit à caractère didactique des manuels d’histoire de la Troisième République, nous ne trouvons, de manière significative, aucune expression unificatrice si ce n’est le fait même des configurations discursives de la description de l’évènement lui-même (M…


Date de mise en ligne : 01/02/2009

https://doi.org/10.4000/mots.10003

Cet article est en accès conditionnel