Jeunes et rebellions : une analyse socio-économique de la révolution tunisienne
- Par Olfa Bouallegue
Pages 159 à 178
Citer cet article
- BOUALLEGUE, Olfa,
- Bouallegue, Olfa.
- Bouallegue, O.
https://doi.org/10.3917/med.210.0160
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- Bouallegue, O.
- Bouallegue, Olfa.
- BOUALLEGUE, Olfa,
https://doi.org/10.3917/med.210.0160
Notes
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[3]
Vahabi (2009, 217) considère qu’il existe deux courants dans l’analyse économique des conflits : d’une part, les analyses qui portent sur le pouvoir de menace, d’autre part les analyses économiques de la « violence politique authentique », dont l’objet est en particulier de comprendre les guerres, le terrorisme et les révolutions. Notre article s’inscrit dans ce second courant.
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[4]
Dans un communiqué de presse publié le 8 mai 2006, le gouvernement a annoncé que deux tiers des recettes provenant de la privatisation partielle des opérations publiques seront utilisés pour rembourser la dette extérieure, avant qu’elle n’arrive à échéance, et que le reste servira à financer de grands projets d’infrastructure.
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[5]
Disponible en ligne sur le site de I-Watch :
https://www.iwatch.tn/ar/uploads/Rapport_français_optimisé.pdf -
[6]
Disponible en ligne sur le site du ministère des Finances : https://www.finances.gov.tn/fr/les-indicateurs/ressources
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Début 2011, des soulèvements révolutionnaires ont agité certains pays du MENA (Middle East and North Africa). Le premier pays touché fut la Tunisie. « Pain, liberté et justice sociale » crient des milliers de manifestants qui demandent un changement de régime. L’objet de cet article est d’étudier les causes qui ont conduit à cette révolution. Notre article appartient à la tradition de l’analyse économique des révolutions (Tullock, 1974) qui repose sur des méthodes et des analyses économiques pour étudier les conflits. D’autres travaux ont mis en évidence des résultats quelquefois convergents mais aussi divergents. Coleman (1990) met en avant l’idée que les révolutions surviennent lorsque les conditions économiques, politiques et sociales s’améliorent. Ceci a été, par exemple, observé pendant la révolution française de 1789, qui s’est produite au moment où la situation des paysans s’améliorait. Le renversement du Shah en Iran, en 1979, survient, également, pendant une période de prospérité économique (Tuncer, 2010). De leur côté, Gasiorowski et Power (1998) ont établi un lien entre l’inflation, la croissance économique et le mouvement révolutionnaire. Pour sa part, Macculloch (2003) a constaté qu’un taux élevé de chômage et d’inflation a un effet positif et significatif sur la révolution. Une économie riche, selon Kennedy (2010), a un effet positif et significatif sur la stabilité et la longévité d’un régime dictatorial. Il semble toutefois difficile d’attribuer uniquement des causes économiques aux révolutions…