Article de revue

Jeunes et rebellions : une analyse socio-économique de la révolution tunisienne

Pages 159 à 178

Citer cet article


  • Bouallegue, O.
(2025). Jeunes et rebellions : une analyse socio-économique de la révolution tunisienne. Mondes en développement, 53(2), 159-178. https://doi.org/10.3917/med.210.0160.

  • Bouallegue, Olfa.
« Jeunes et rebellions : une analyse socio-économique de la révolution tunisienne ». Mondes en développement, 2025/2 N° 53, 2025. p.159-178. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-mondes-en-developpement-2025-2-page-159?lang=fr.

  • BOUALLEGUE, Olfa,
2025. Jeunes et rebellions : une analyse socio-économique de la révolution tunisienne. Mondes en développement, 2025/2 N° 53, p.159-178. DOI : 10.3917/med.210.0160. URL : https://shs.cairn.info/revue-mondes-en-developpement-2025-2-page-159?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/med.210.0160


Notes

Début 2011, des soulèvements révolutionnaires ont agité certains pays du MENA (Middle East and North Africa). Le premier pays touché fut la Tunisie. « Pain, liberté et justice sociale » crient des milliers de manifestants qui demandent un changement de régime. L’objet de cet article est d’étudier les causes qui ont conduit à cette révolution. Notre article appartient à la tradition de l’analyse économique des révolutions (Tullock, 1974) qui repose sur des méthodes et des analyses économiques pour étudier les conflits. D’autres travaux ont mis en évidence des résultats quelquefois convergents mais aussi divergents. Coleman (1990) met en avant l’idée que les révolutions surviennent lorsque les conditions économiques, politiques et sociales s’améliorent. Ceci a été, par exemple, observé pendant la révolution française de 1789, qui s’est produite au moment où la situation des paysans s’améliorait. Le renversement du Shah en Iran, en 1979, survient, également, pendant une période de prospérité économique (Tuncer, 2010). De leur côté, Gasiorowski et Power (1998) ont établi un lien entre l’inflation, la croissance économique et le mouvement révolutionnaire. Pour sa part, Macculloch (2003) a constaté qu’un taux élevé de chômage et d’inflation a un effet positif et significatif sur la révolution. Une économie riche, selon Kennedy (2010), a un effet positif et significatif sur la stabilité et la longévité d’un régime dictatorial. Il semble toutefois difficile d’attribuer uniquement des causes économiques aux révolutions…


Date de mise en ligne : 29/09/2025

https://doi.org/10.3917/med.210.0160

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