Coup d’État à Pékin, Ho Pin et Huang Wenguang, Editions Slatkine & Cie, 2017
Pages 73a à 75a
Citer cet article
- DUBOIS DE PRISQUE, Emmanuel,
- Dubois de Prisque, Emmanuel.
- Dubois de Prisque, E.
https://doi.org/10.54695/mochi.049.0073a
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- Dubois de Prisque, E.
- Dubois de Prisque, Emmanuel.
- DUBOIS DE PRISQUE, Emmanuel,
https://doi.org/10.54695/mochi.049.0073a
Coup d’État à Pékin : sous ce titre digne d’un SAS signé Gérard de Villiers se cache une chronique de l’affaire Bo Xilai qui en 2012 a failli faire dérailler le processus de succession à la tête du parti communiste chinois. Les effets de cette affaire rocambolesque se font encore sentir aujourd’hui, à la veille du XIXe congrès du parti qui se tiendra à partir du 18 octobre 2017. Les divers protagonistes de cette ténébreuse affaire sont prêts à tuer, politiquement, mais aussi, lorsqu’il s’agit d’étrangers, de femmes ou de seconds couteaux, physiquement, ceux qui se dressent sur le chemin qui doit les mener à la richesse et au pouvoir. Les journalistes chinois opérant depuis les États-Unis qui signent cet ouvrage sont visiblement bien informés et nous guide dans les arcanes d’une affaire qui gardera cependant, le livre refermé, quelques-uns de ses plus sulfureux secrets. Mais ce sont moins les secrets de la petite histoire qui pourront intéresser le lecteur que certaines des lois immémoriales de la politique en Chine. Aux États-Unis, un proverbe dit que « derrière chaque homme qui réussit, il y a une femme éminente (p. 293) ». Il paraît cependant que les malheurs des grands hommes, en Chine, sont presque toujours causés par l’action en coulisse de « femmes fatales ». Ces créatures venimeuses entrainent dans leur chute ceux qui succombent à leurs charmes, dans tous les sens de ce mot, et sont ainsi décrites par les Chinois comme une source « d’eau empoisonnée » (禍水, Huòshuǐ) qui contamine ceux qui la consomme…
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