Article de revue
Saint François et le sultan
Pages 108 à 120
Citer cet article
- DURAND-GASSELIN, François,
- Durand-Gasselin, François.
- Durand-Gasselin, F.
https://doi.org/10.3917/mediu.014.0108
Citer cet article
- Durand-Gasselin, F.
- Durand-Gasselin, François.
- DURAND-GASSELIN, François,
https://doi.org/10.3917/mediu.014.0108
Notes
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[1]
John Tolan, Le Saint chez le sultan, Seuil, 2007, p. 34. Ce livre et celui de Gwenolé Jeusset, Rencontre sur l’autre rive, Éditions franciscaines, 1996, sont les principales sources de cet article.
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[2]
Gwenoli Jeusset, op. cit., p.102.
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[3]
John Tolan, op. cit., p.28.
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[4]
Gwenoli Jeusset, op. cit., p. 59.
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[5]
Cette référence à l’Apocalypse pour interpréter ce que nous pensons aujourd’hui être l’histoire séculière ne doit pas être regardée avec mépris du haut de notre culture moderne. Elle est parfaitement courante au Moyen Âge, pour lequel il n’y a pas encore désacralisation ou sécularisation de l’histoire, en sorte que ce qui se passe depuis la résurrection du Christ n’est que le prolongement de l’histoire sainte en attente de la fin des temps, c’est-à-dire de l’instauration définitive du royaume de Dieu, une fois remportée la victoire contre l’Antéchrist, la Bête de l’Apocalypse. Le temporel n’est que le décor dans lequel se joue le dessein éternel du salut, et rien de ce qui se passe n’échappe au contrôle de la théologie. La tradition franciscaine identifiera d’ailleurs, pendant un certain temps, François d’Assise et le sixième ange de l’Apocalypse.
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[6]
John Tolan, op. cit., p. 44.
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[7]
Gwenoli Jeusset, op. cit., p.241-242 : « Lorsque le Seigneur eut permis que nous tombassions entre vos mains, nous n’avons trouvé en vous ni un tyran, ni même un maître ; mais vous avez été pour nous un père par vos bienfaits, un soutien dans nos périls, un ami de nos généraux et d’une patience admirable dans nos insolences. […] C’est à juste droit que vous portez le nom de Kémel, qui veut dire accompli, parce que vous avez toutes les vertus qui font les rois et les princes » (lettre d’Olivier de Cologne à Malik al-Kâmil, dont il avait été prisonnier parmi d’autres).
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[8]
John Tolan, op. cit., p. 496-497 : cardinal Joseph Ratzinger, Lo splendore della pace di Francesco (janvier 2002).
Français
Résumé
Chaque époque a interprété à sa manière et selon ses besoins la rencontre, devenue emblématique, de François d’Assise et du sultan Al-Kâmil. Resituée dans son contexte historique, elle retrouve sa saveur propre et reste porteuse d’une leçon de réalisme et de modestie, dont l’actuel dialogue des cultures et des religions aurait tout intérêt à s’inspirer.