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Article de revue

L'hagiographie contre la réforme dans l'église de Lyon au IXe siècle

Pages 83 à 104

Citer cet article


  • Isaïa, M.-C.
(2012). L'hagiographie contre la réforme dans l'église de Lyon au IXe siècle. Médiévales, 62(1), 83-104. https://doi.org/10.4000/medievales.6653.

  • Isaïa, Marie-Céline.
« L'hagiographie contre la réforme dans l'église de Lyon au IXe siècle ». Médiévales, 2012/1 n° 62, 2012. p.83-104. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-medievales-2012-1-page-83?lang=fr.

  • ISAÏA, Marie-Céline,
2012. L'hagiographie contre la réforme dans l'église de Lyon au IXe siècle. Médiévales, 2012/1 n° 62, p.83-104. DOI : 10.4000/medievales.6653. URL : https://shs.cairn.info/revue-medievales-2012-1-page-83?lang=fr.

https://doi.org/10.4000/medievales.6653


Notes

  • [1]
    La source primordiale est bien sûr la lettre de Leidrade à Charlemagne, à lire dans l’édition d’A. Coville, Recherches sur l’histoire de Lyon, Paris, 1928, p. 283-287.
  • [2]
    Sur le contexte réformateur carolingien et son vocabulaire, voir en dernier lieu les remarques sur le caractère inapproprié de «?réforme?» au viiie siècle dans J. Barrow, «?Review article?: Chrodegang, his rule and its successors?», Early Medieval Europe, 14/2 (2006), p. 201-212. Pour le ixe siècle, voir les remarques liminaires de J. H. M. Smith, «?Emending Evil Ways and Praising God’s omnipotence?: Einhard and the Uses of Roman martyrs?», dans K. Mills et A. Grafston éd., Conversion in Late Antiquity and the Early Middle Ages?: Seeing and Believing, Rochester, New York, 2003, p. 189-223. Il faudrait sans doute utiliser «?réformes?» au pluriel dans le sens que lui donne R. McKitterick, The Frankish Church and the Carolingian Reforms, 789-895, Londres, 1977.
  • [3]
    Voir P. Boulhol, Claude de Turin. Un évêque iconoclaste dans l’Occident carolingien, Paris, 2002 (p. 18-20).
  • [4]
    Agobard de Lyon, Opera omnia, éd. L. Van Acker, Turnhout, 1981, p. 327-334.
  • [5]
    C’est le ms. BM Lyon 619, numérisé en http://florus.bm-lyon.fr/visualisation.php?cote=MS0619.
  • [6]
    Sur la carrière d’Agobard, voir M. Rubellin, «?Agobard de Lyon ou la passion de l’unité?», dans Id., Église et société chrétienne d’Agobard à Valdès, Lyon, 2003, p. 179-221.
  • [7]
    Sur l’Île-Barbe, voir la mise au point de M. Rubellin, «?Les monastères du diocèse de Lyon?: le poids de l’héritage carolingien?», dans Id., Église et société chrétienne…, p. 243-356.
  • [8]
    Traduction d’après A. Coville, Recherches… Les trois monastères – Saint-Pierre, l’Île-Barbe et Saint-Rambert – sont aussi ceux dont Leidrade énumère les biens dans son inventaire ou bref de l’Église de Lyon?: «?Le monastère féminin de Saint-Pierre jouit de 188 colonges pourvues, et de 47 colonges à pourvoir?; le monastère de l’Ile Barbe, 105 pourvues et 53 à pourvoir?; le monastère de Saint-Rambert, 40 colonges pourvues?» (A. Coville, Recherches…, p. 287-288).
  • [9]
    Dans la Vie de saint Benoît [d’Aniane] (BHL 1096), éd. G. Waitz, Hanovre, 1887 (MGH SS, XV), p. 200-220, § 24, p. 209, pour la restauration de l’Île-Barbe?: «?Sur ce, entendant parler de sa réputation de sainteté et de la bonne renommée de son troupeau [de moines], quelques évêques commencèrent à lui réclamer des moines avec insistance pour qu’ils servent de modèles?: parmi eux, Leidrade évêque de Lyon, qui voulait entièrement relever le monastère qu’on appelle Île-Barbe. Il demanda donc instamment des moines capables d’y donner l’exemple et de montrer comment commencer une vie de bien. Il en reçut presque vingt, choisis dans le troupeau, leur donna un chef et les envoya, depuis les confins de la Burgondie, jusqu’à l’endroit où ils devaient demeurer. C’est le Christ et Seigneur qui a accordé cette grâce?: désormais, ils resplendissent et fleurissent dans la sainte observance et la foule des moines qui les ont rejoints est très grande.?»
  • [10]
    Sur la carrière de Florus, voir l’introduction de K. Zechiel-Eckes, Florus von Lyon als Kirchenpolitiker und Publizist. Studien zur Persönlichkeit eines karolingischen «?Intellectuellen?» am Beispiel der Auseinandersetzung mit Amalarius (835-838) und des Prädestinationssteits (851-855), Stuttgart, 1999, ainsi que le numéro spécial de la Revue bénédictine, 119/2 (2009).
  • [11]
    Sur Mannon, prévôt de Saint-Oyend (Saint-Claude), secrétaire, disciple et héritier intellectuel de Florus, voir A.-M. Turcan-Verkerk, «?Mannon de Saint-Oyend dans l’histoire de la transmission des textes?», Revue d’histoire des textes, 29 (1999), p. 169-243. De tous les manuscrits légués par le prévôt à Saint-Claude, aucun ne contient de sources hagiographiques.
  • [12]
    Sur tout ce qui suit, en particulier l’histoire du manuscrit d’Eucher, voir L. Holtz, «?La tradition lyonnaise d’Eucher de Lyon et le manuscrit Paris BNF lat. 9550?», Revue d’histoire des textes, n. s., 3 (2008), p. 135-200.
  • [13]
    La dernière liste à jour à ma connaissance est celle publiée par P.-I. Fransen?: Florus de Lyon, Collectio ex dictis XII patrum, éd. P. I. Fransen et B. Coppieters’t Wallant, Turnhout, 2002, t. 1, p. XXI-XXII.
  • [14]
    Pour l’importance des reliques de saint Cyprien de Carthage et leur culte dans la cathédrale Saint-Jean, voir Florus de Lyon, Carmina?: Qualiter sanctorum martyrum Cypriani, Sperati, Pantaleonis reliquiae Lugdunum advectae sint, éd. E. Dümmler, Berlin, 1884 (MGH, Poet. II), no 3, p. 544-545?; et les remarques de C. Brisac, «?L’iconographie pseudo-légendaire des fondateurs de l’Église de Lyon et les reliques carolingiennes?», dans Les Martyrs de Lyon (177). Actes du colloque international de Lyon 1977, Paris, 1978, p. 299-310.
  • [15]
    Voir Dom J. Dubois et G. Renaud, Édition pratique des martyrologes de Bède, de l’Anonyme lyonnais et de Florus, Paris, 1976. Le martyrologe d’Adon a été rédigé à Lyon entre 853 et 860.
  • [16]
    F. Dolbeau et R. Étaix, «?Fragments de manuscrits provenant de Saint-Rambert?», Scriptorium, 54/2 (2000), p. 309-318 (note 21, p. 318).
  • [17]
    Corpus consuetudinum monasticarum I, p. 480?: lecture à prime du martyrologe et de la Règle.
  • [18]
    G. Renaud et J. Dubois ont d’abord distingué chez Florus deux recensions, avant 837 puis entre 825 et 840. Ils ont établi ensuite que Florus avait travaillé en continu sur son martyrologe (dans Le Martyrologe d’Adon, Paris, 1984, introduction, p. XXVI).
  • [19]
    David C. Van Meter, «?Apocalyptic Moments and the Eschatologica rhetoric of Reform in the Early Eleventh Century?: the Case of the Visionary of Saint-Vaast?», dans R. Landes, A. Gow et D. C. Van Meter éd., The Apocalyptic Year 1000. Religious Expectation and Social Change, 950-1050, Oxford, 2003, p. 311-328.
  • [20]
    Le cas est net pour le dossier hagiographique de saint Thierry, abbé fondateur du Mont d’Or, et pour saint Basle de Verzy (voir M.-C. Isaïa, Remi de Reims, Paris, 2009, p. 590-599).
  • [21]
    Sur la dimension historiographique de l’hagiographie, voir T. J. Heffernan, «?Christian Biography?: Foundation to Maturity?», dans D. Mauskopf Deliyannis éd., Historiography in the Middle Ages, Leyde, 2003, p. 115-156?; à comparer avec M. Van Uytfanghe, «?L’hagiographie, un “genre” chrétien ou antique tardif???», Analecta Bollandiana, 111 (1993), p. 135-188, qui insiste davantage sur l’altération de l’histoire au profit d’une stylisation des faits et des vertus, dans un but apologétique.
  • [22]
    I. Wood, The Missionary Life?: Saints and the Evangelisation of Europe, 400-1050, Londres, 2001, p. 87-89.
  • [23]
    Voir en ce sens le commentaire liminaire à l’édition par G. Henskens de la Vie de saint Galmier, AASS Feb. III, 1865, p. 688-689. Le poids de l’intervention du père Chifflet est étudié en détail dans le cas problématique des Acta sancti Annemundi (BHL 506), J. Périer éd., AASS Sept. VII, p. 744-746 (1760), p. 694-697 (1867), qui sont une compilation réalisée par P.-F. Chifflet à partir de manuscrits d’intérêt très divers?: voir A. Coville, Recherches…, p. 366-375, et l’étude de P. Fouracre et R. A. Gerberding, Late Merovingian France. History and Hagiography 640-720, Manchester, 1996, p. 166-179. Pour une présentation du projet hagiographique du père Chifflet, voir M. Coens, «?Le plan d’une hagiographie de la Franche-Comté et des régions voisines par Pierre-François Chifflet en 1627?», Analecta Bollandiana, 83 (1965), p. 23-49. Parmi les papiers de Chifflet, Paris, BnF, Baluze 144, fo 212v est la description d’un recueil hagiographique de Saint-Claude qui contient l’essentiel du sanctoral lyonnais.
  • [24]
    P. Fouracre et R. A. Gerberding, Late Merovingian… (voir en particulier note 12, p. 170, note 13, p. 173, et note 37, p. 180)?; voir aussi le compte rendu de cet ouvrage dans Analecta Bollandiana, 117 (1999), p. 428.
  • [25]
    AASS April. II, 216-217.
  • [26]
    «?[…] comme cela a été exactement consigné dans les hauts faits de cet abbé Lantbert?» (dans Chronique 6, 2, éd. P. Pradié, p. 78-79), à propos d’une donation en faveur de Fontenelle obtenue par Lantbert du roi Childéric et de la reine Blichilde.
  • [27]
    Éd. J. Périer, AASS Sept. VII, 84-85?; voir A. Coville, Recherches…, p. 316-317.
  • [28]
    N. Deflou-Leca, Saint-Germain d’Auxerre et ses dépendances (ve-xiiie siècle), Saint-Étienne, 2010, p. 131, note 30, qui renvoie aux Miracula d’Heiric d’Auxerre, I, 38 et II, 122.
  • [29]
    Pour dater les interpolations du rapport de Leidrade et l’apparition de l’évêque Loup dans l’histoire du monastère de l’Île-Barbe, voir M. Rubellin, «?Les monastères du diocèse de Lyon?: le poids de l’héritage carolingien?».
  • [30]
    Passion de saint Rambert (BHL 7058), éd. B. Krusch, Hanovre-Leipzig, 1910 (MGH SS rer. Merov., V), p. 209-211.
  • [31]
    Voir l’introduction, p. 207-208.
  • [32]
    D. J. Dubois, et G. Renaud, Édition pratique…, p. 118 pour la notice de «?saint Domitien abbé?»?; celle-ci évoque la transformation de la vie érémitique de Domitien en vie cénobitique (voir infra).
  • [33]
    J.-Cl. Poulin, «?Saint Léger d’Autun et ses premiers biographes (fin viie-milieu ixe siècle)?», Bulletin de la société des antiquaires de l’Ouest, 14 (1977-1978), p. 167-200.
  • [34]
    M. Van Acker, Ut quisque rustici et inlitterati hec audierint intellegant. Hagiographie et communication verticale au temps des Mérovingiens (viie-viiie siècles), Turnhout, 2007, p. 148-150, pour un bilan historiographique succinct sur la datation.
  • [35]
    P. Fouracre, «?Merovingian history and merovingian hagiography?», Past and Present, 127 (1990), p. 3-38 (p. 14-15, surtout note 37).
  • [36]
    I. Wood, The Merovingian Kingdoms, p. 226.
  • [37]
    R. Collins, Die Fredegar-Chroniken, Hanovre, 2007 (MGH Studien, 44).
  • [38]
    W. Berschin, Biographie und Epochenstil im lateinischen Mittelalter, Stuttgart, vol. II : Merowingische Biographie, 1988, p. 78-80.
  • [39]
    A. Baud et al. éd., Saint Rambert. Un culte régional depuis l’époque mérovingienne, Paris, 1995 (voir notamment les chapitres de C. Treffort et le bilan sur la datation de la Passion, p. 132).
  • [40]
    Mais, p. 134, la traduction de la Passion est placée sous le titre «?seconde moitié du viiie siècle?».
  • [41]
    M. Heinzelmann, «?Studia sanctorum. Éducation, milieux d’instruction et valeurs éducatives dans l’hagiographie en Gaule jusqu’à la fin de l’époque mérovingienne?», dans M. Sot éd., Haut Moyen Âge. Culture, éducation et société. Études offertes à Pierre Riché, Paris, 1990, p. 105-138 (texte 43, p. 115).
  • [42]
    Ibid., p. 121.
  • [43]
    L’emploi de fortia dans «?gerebat fortia seculi?» (chap. 2)?; l’idée de «?redere de scelere?» (cap. 6) avec un sens assez local («?se retirer du lieu du crime?»)?; la répétition des composés de ducere n’est pas très heureuse?: «?deducentes […] se ducentibus […] ad mortem deducerent […]?» (Passio Ragneberti, chap. 6).
  • [44]
    Des « pièges » (tendiculum/a) sont tendus au saint : « malivolorum tendicula […] proterva » (Passio Ragneberti chap. 3) ; son corps est « confié au tombeau » : « mandatum sepulc(h)ro » (chap. 6) ; cultor au sens propre d’agricola (chap. 6) ; mors immatura, « une mort prématurée » (chap. 7).
  • [45]
    Ibid., 4?: «?in exilium trusus?».
  • [46]
    Carnificibus repris par gladiatoribus (Passio Ragneberti, 6), rappelle directement les Étymologies d’Isidore de Séville (lib. 10, § 159)?: «?Lanista, gladiator, id est carnifex?».
  • [47]
    Jeu sur Rm. 11, 33 en Passio Ragneberti, 7.
  • [48]
    L’oraison «?qui in omnium sanctorum est virtute mirabilis?» (Passio Ragneberti cap. 1) est commune au sacramentaire d’Angoulême (768-781) (éd. P. de Saint-Roch, Turnhout, 1987, rubrique 171), au sacramentaire de Gellone (ca. 790??) (éd. A. Dumas, Turnhout, 1981, rubrique 1636), et à celui d’Autun (av. ixe siècle) (éd. O. Heiming, 1984, rubrique 1036) pour la fête de saint Clément martyr.
  • [49]
    Bède, Homélies sur l’Évangile, éd. D. Hurst, Turnhout, 1955, p. 1-378 (lib. II, hom. 15, l. 338). Pour Grégoire le Grand, outre deux occurrences dans le Registre, voir la citation exacte dans les Moralia in Iob, lib. 20, § 16, l. 39, éd. M. Adriaen, Turnhout, 1979-1985.
  • [50]
    «?tendicula […] proterva?» qui entoure «?planta calcaret?» (voir Passio Ragneberti, 3).
  • [51]
    Passio Ragneberti, 3?: «?Il n’avait d’autre soin, quand il voyait l’un ou l’autre de ces Francs, par l’élévation de ses origines et de sa naissance, mettre sa noblesse au service de ce monde, que de les tuer ou de les pousser à l’exil, de les soustraire à la vie publique, pour soumettre leurs honneurs à d’autres qui, empêtrés dans leur veulerie, affaiblis par leur bêtise, ou du fait de la bassesse de leur famille, n’oseraient pas s’opposer à ses ordres impies.?»
  • [52]
    Ibid., 8.
  • [53]
    Sur l’usage de cette paronomase, voir en dernier lieu P. Bernard, Transitions liturgiques en Gaule carolingienne. Une traduction commentée des deux «?lettres?» faussement attribuées à l’évêque Germain de Paris, Paris, 2008, p. 417-419.
  • [54]
    Vita Audoini episcopi Rotomagensis, éd. W. Levison, Hanovre-Leipzig, 1910 (MGH SS rer. Merov., V), 4, p. 556.
  • [55]
    M. de Jong, «?Sacrum palatium et ecclesia. L’autorité religieuse royale sous les Carolingiens (790-840)?», Annales HSS, 58 (2003/6), p. 1243-1269.
  • [56]
    Par exemple dans l’Historia Francorum («?Continuation de Frédégaire?»), éd. B. Krusch, Hanovre, 1885 (MGH SS rer. Merov., II), p. 170.
  • [57]
    Vita sanctae Bathildis, 5, éd. B. Krusch, Hanovre, 1885 (MGH SS rer. Merov., II), p. 487.
  • [58]
    Passio Ragneberti, 4?: «?feralia praecepta Ebroini principis?».
  • [59]
    Vita Filiberti, éd. W. Levison, Hanovre-Leipzig, 1910 (MGH SS rer. Merov., V), 1910, p. 583-606 (§ 10, p. 591?: «?Cum vir Dei pro causa monasterii ad Ebroino Francorum principe vellit quendam monachum distinare?»). La Vie est datée par l’éditeur de la fin du viiie siècle ou du début du ixe siècle. La datation semble inutilement tardive?: voir J. Howe, «?SHG VII?: The Hagiography of Jumièges?», dans M. Heinzelmann éd., L’Hagiographie du haut Moyen Âge en Gaule du Nord. Manuscrits, textes et centres de production, Stuttgart, 2001 (Beihefte der Francia, 52), p. 117, qui la situerait plus volontiers au milieu du viiie siècle.
  • [60]
    Passio Ragneberti, 6?: «?implerent mandata tiranni?».
  • [61]
    Voir Annales mettenses, éd. B. de Simson, Hanovre-Leipzig, 1905 (MGH, SS rer. Germ., 10), pour l’année 688, p. 6.
  • [62]
    Passio Ragneberti, 3?: «?ex infimo genere ortus?». Sur cette origine humble, une calomnie tardive, voir P. Fouracre, «?Merovingians, mayors of the palace and the notion of a low born Ebroin?», Bulletin of the Institute of Historical Research, 57 (1984), p. 1-14.
  • [63]
    F. Dolbeau et R. Etaix, «?Fragments de manuscrits…?».
  • [64]
    Par exemple Passio Ragneberti, chap. 1?: «?augmentum capere dinoscitur devota mens fidelium/dum ecclesiae frequentans oraculum/audit miracula martirum/per ostensionem virtutum?».
  • [65]
    Ibid., chap. 7?: «?[…] a fidelibus est inde translatus in aecclesiae templum, iuxta sancti Dei analogium constitutus?». Cet usage d’analogium est connu depuis Grégoire de Tours?: voir le Liber in gloria confessorum, éd. B. Krusch, Hanovre, 1885 (MGH SS rer. Merov., I, 2), p. 294-370 (chap. 36, p. 320).
  • [66]
    Passio Ragneberti, 7?: «?Sacerdos ille, qui eius confessionem susceperat, dum in exilio erat, VII annorum curriculo paenitentiam agendam indixerat?» (avec un usage technique de confessio).
  • [67]
    C’est à Saint-Rambert que fut formé Anségise, plus tard abbé de Fontenelle (822-833). Il n’est alors qu’un élève laïque, puisque c’est à Fontenelle qu’il reçut la tonsure. Voir la Chronique des abbés de Fontenelle. Texte établi, traduit et commenté par P. Pradié, Paris, 1999, 13, 7, l. p. 83-84, et la traduction p. 183. Sur la carrière d’Anségise, voir P. Depreux, Prosopographie de l’entourage de Louis le Pieux (781-840), Sigmaringen, 1997, p. 104-106.
  • [68]
    Passio Ragneberti, chap. 5.
  • [69]
    Commentaire en ce sens de C. Treffort dans A. Baudet al. éd., Saint Rambert…, p. 25.
  • [70]
    Passio Ragneberti, 6.
  • [71]
    Voir supra, note 68.
  • [72]
    J. Dubois et G. Renaud, Édition pratique…, p. 118.
  • [73]
    N. Gauthier et J.-Ch. Picard éd., Topographie chrétienne des cités de la Gaule des origines au milieu du viiie siècle, IV?: B. Beaujard éd., Province ecclésiastique de Lyon, 1986, p. 28.
  • [74]
    Cartulaire lyonnais I, éd. M.-C. Guigue, Lyon, 1885, no 3, p. 6-8.
  • [75]
    Chartres, BM, 63 (115 1/G), f. 110v-112r. On y trouve exclusivement des saints masculins, qui ne sont pas rangés dans l’ordre du calendrier, ni par grade?; certains intéressent la région de Lyon au sens large (Aunaire d’Auxerre, Pantaléon de Nicomédie, Galmier).
  • [76]
    Institutio canonicorum, 117, éd. A. Werminghoff, Hanovre-Leipzig, 1906 (MGH Conc., II, 1), p. 398.
  • [77]
    Par exemple Institutio canonicorum, 124, éd. cit., p. 405.
  • [78]
    Voir Institutio canonicorum, 133, p. 409.
  • [79]
    Vie de saint Galmier, éd. AASS Feb. 27, 3o: «?in monasterio S. Justi Lugdunensis, in quo ipse positus erat abbas?».
  • [80]
    Sur ce vocabulaire et le contresens qu’il y aurait à en déduire une occupation monastique, voir en dernier lieu N. Deflou-Leca, Saint-Germain d’Auxerre…, p. 65-66.
  • [81]
    L’ancienneté du culte (Galmier figure au martyrologe de Bède), le motif des oiseaux familiers qu’on trouve dans l’hagiographie mérovingienne, l’allusion finale aux reliques et aux miracles qu’elles suscitent à Saint-Just – thème absent de l’hagiographie du ixe siècle à Lyon qui est une hagiographie sans topographie chrétienne – plaident aussi en faveur d’une rédaction précoce. Florus enregistre le succès du culte de saint Galmier à Lyon dans la première recension de son martyrologe (au 27 février), dans une notice qui ne reprend pas les termes de la Vita ni n’en évoque l’existence.
  • [82]
    Vie brève (BHL 4599), éd. AASS Sept. I, p. 373-374?; Vie longue (BHL 4600), id. p. 374-376. Voir M.-C. Isaïa, «?Saint Just, évêque de Lyon (…374-381…)?», Hagiographica, 2012, sous presse.
  • [83]
    Vie brève, § 2.
  • [84]
    Vie brève, § 4.
  • [85]
    Pour une datation haute (ca. 400-410), voir en dernier lieu A. de Vogüé, «?Un problème de datation?: la Règle des Quatre Pères?», Studia monastica, 44/1 (2002), p. 7-11?; à lire avec les mises à jour de J.-P. Weiss, «?Lérins et la “Règle des Quatre Pères”?», Lérins. Une île sainte de l’Antiquité au Moyen Âge, Turnhout, 2009, p. 121-140.
  • [86]
    Vie de saint Theudère (BHL 8130), éd. B. Krusch, Hanovre, 1896 (MGH SS rer. Merov., III), p. 325-330, dont on complète les lacunes par la lecture en ligne du manuscrit de Saint-Gall 566, fo 113-126. Ce manuscrit a été adressé par Adon lui-même aux moines de Saint-Gall et à leur abbé Grimald comme l’explique la notule du f. 112.
  • [87]
    Vita Teudarii, éd. cit., § 4.
Français

L’hagiographie, qui devient avec la fin du ixe siècle un discours normatif et le moyen d’inciter à la réforme monastique (Hincmar, Adon), n’est pas utilisée de la même façon par les réformateurs carolingiens de la première moitié du ixe siècle. Elle traduit plutôt la réticence de certaines communautés face à la réforme imposée par l’autorité épiscopale?: par exemple, l’attachement des chanoines de Saint-Just à des cultes anciens (saint Galmier, saint Just) peut témoigner d’une forme de résistance passive face à une réforme voulue par Leidrade et Charlemagne.

  • Galmier
  • Just
  • Florus de Lyon
  • Leidrade
  • hagiographie
  • réforme.

Mots-clés éditeurs : Florus de Lyon, Galmier, hagiographie, Just, Leidrade, réforme.


English

resistance against the reform desired by Charlemagne and Leidrade.

  • Galmier
  • Just
  • Florus of Lyon
  • Leidrade
  • hagiography
  • reform.

Mots-clés éditeurs : Florus of Lyon, Galmier, hagiography, Just, Leidrade, reform.


Date de mise en ligne : 28/01/2013

https://doi.org/10.4000/medievales.6653

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