Le redoul, herbe des tanneurs et des teinturiers. Collecte, commercialisation et utilisations d'une plante sauvage dans l'espace méridional (xiiie-xve siècles)
- Par Dominique Cardon
- et Anthony Pinto
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Citer cet article
- CARDON, Dominique
- et PINTO, Anthony,
- Cardon, Dominique.
- et al.
- Cardon, D.
- et Pinto, A.
https://doi.org/10.4000/medievales.3443
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- Cardon, D.
- et Pinto, A.
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- CARDON, Dominique
- et PINTO, Anthony,
https://doi.org/10.4000/medievales.3443
Notes
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[1]
« In comitatum Manresa, in terminio de Kastro Rosetorium... », F. Udina Martorell, El Archivo condal de Barcelona en los siglos ix-x. Estudio crítico de sus fondos, Barcelone, 1951, p. 204, § 104. Le nom de la plante en latin, ros (rhus) tyrius (sumac de Tyr), trahit déjà une confusion avec le sumac des corroyeurs, Rhus coriaria L., explicable par la communauté d’usages et le voisinage occasionnel des deux plantes – pourtant très différentes du point de vue botanique – dans les garrigues méditerranéennes.
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[2]
B.-A. Bohm, R. Ornduff, « Leaf flavonoids and ordinal affinities of Coriariaceae », Systematic Botany, 6-1, 1981, p. 15-26.
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[3]
T. Hatano, S. Hattori, T. Okuda, « Tannins of Coriaria japonica A. Gray. II. Coriariins C, D, E and F, new dimeric and monomeric hydrolyzable tannins », Chemical and Pharmaceutical Bulletin, 34-11, 1986, p. 4533-4539 ; T. Hatano, R. Yochihara, S. Hattori, M. Yochizaki, T. Shingu, T. Okoda, « Tannins of Coriaria japonica A. Gray. III. Structures of coriariins G, H, I and J », Chemical and Pharmaceutical Bulletin, 40-7, 1992, p. 1703-1710.
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[4]
Cf. n. 2 : ce sont principalement des 3-O-monoglycosides de la quercétine et du kaempferol (glucosides, galactosides, arabinosides, xylosides et rhamnosides). Des diglycosides ont également été isolés : les 3-O-rutinosides de ces deux mêmes flavonols, ainsi que leur 3-O-xylosylglucoside (ou 3-O-glucosylxyloside) en faibles quantités. Le 7-O-β-D-glucopyranoside de la naringénine est également un composé majeur dans la plupart des espèces.
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[5]
D. Cardon, Le Monde des teintures naturelles, Paris, 2003, p. 536-537 ; Ead., Natural Dyes, Londres, 2007, p. 409-410 et 691-692.
-
[6]
D. Cardon éd., Mémoires de teinture : traité d’un teinturier languedocien anonyme de la seconde moitié du xviiie siècle, Londres, à paraître, fo 67-76, fo 86-92.
-
[7]
G. Colon, A. Garcia éd., Furs de València, 4 vol., Barcelone, 1970-1983.
-
[8]
D. Cardon, « La garrigue monde de l’écarlate », Études Rurales, 151-152, 1999, p. 35.
-
[9]
Ch. Guilleré, « Criteris medievals per a l’estudi comarcal : el cas de la Selva a través de les enquestes episcopals », Quaderns de la Selva, 2, 1983, p. 90.
-
[10]
Les llibres de vàlues de la Peyta, rédigés entre les années 1456 et 1487, mentionnent les propriétaires qui vendaient du raudor, cf. P. Iradiel, D. Igual, G. Navarro, J. Aparici, Oficios artesanales y comercio en Castelló de la Plana (1371-1527), Castellón de la Plana, 1995, p. 110.
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[11]
J.-M. Guix Sugranyes, El « llibre de la Cadena » de Reus. Règim jurídic de la vila en l’Edat Mitjana, II, Reus, 1963, p. 113.
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[12]
Id., El « llibre de la Cadena »..., op. cit., p. 113-144, p. 155.
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[13]
En 1253, l’abbé de Sant Esteve de Banyoles exempta les habitants de Banyoles des taxes sur le commerce du rodor, cf. L.-G. Constans Serrats, Diplomatari de Banyoles. II de l’any 1051 al 1299, Banyoles, 1987, p. 343.
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[14]
Arxiu Històric de Girona (désormais abrégé en : AHG), Notariat de Castelló d’Empúries (désormais abrégé en : NC), reg. 365, fo 69, 27 juillet 1322.
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[15]
Sur cette question, cf. A. Gouron, La réglementation des métiers en Languedoc au Moyen Âge, Paris-Genève, 1958, p. 61 et sq.
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[16]
À Barcelone, l’existence d’une mesure propre à la corroyère est antérieure à 1266, cf. R. Genis Bayes, « Jaime I y los curtidores en la Corona de Aragón », Boletín de la asociación química Española de la industria del Cuero, 9-62, p. 66. À Reus, ville située près de Tarragone, le récipient servant à mesurer la corroyère, propriété municipale, était marqué par deux roses, cf. L. Vilaseca Borras, El gremi de blanquers i assahonadors de Reus, Reus, 1954, p. 36. En Languedoc aussi, des mesures spécifiques furent instaurées, cf. A. Sabarthes, Règlements et sentences consulaires, Limoux, 1852, p. 40-41.
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[17]
V. Forest, O. Ginouvez, L. Fabre, « Les fouilles de la faculté de droit de Montpellier. Urbanisme et artisanat de la peau dans une agglomération languedocienne du bas Moyen Âge », Archéologie du Midi Médiéval, 22, 2004, p. 65.
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[18]
R. Genis Bayes, « Jaime I... », art. cit., p. 66.
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[19]
M. Bajet, Aspectes del comerç a Catalunya en el segle xvi segons els llibres dels Mostassas. Transcripció dell libre de la mostassafia de Barcelona de 1560, Lérida, 1996, p. 338-340.
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[20]
R. Genis Bayes, El rA.M. de la pell a Vich, Vic, 1959, p. 34.
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[21]
AHG, NC, reg. 106, fo 97, 14 avril 1322.
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[22]
Ibid., reg. 104, non fol., 28 avril 1321.
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[23]
Ibid., reg. 78bis, fo 7vo, 21 mai 1305.
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[24]
Ibid., reg. 1209, non fol., 6 février 1317.
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[25]
A. Sabarthes, « Les coutumes, libertés et franchises de Montréal (Aude) d’après un manuscrit inédit », Mémoires de la société des arts et des sciences de Carcassonne, 8, 1896, p. 19 ; Archives Municipales (désormais AM) de Toulouse, AA1, juin 1204, enquête sur le péage de Saint-Jory ; Sur les péages de la couronne d’Aragon, cf. M. Sendra Cendra, Aranceles aduaneros de la corona de Aragon (siglo xiii), Valence, 1966, p. 11 et sq. ; p. 55 et p. 67.
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[26]
AM de Narbonne, AA103, 3e thalamus, leudary vielh de Narbona, 1152, acte publié dans G. Mouynes, Ville de Narbonne. Inventaire des archives communales antérieures à 1790. Annexes de la série AA, Narbonne, 1871, p. 4.
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[27]
Les leudaires provençaux, ainsi que les règlements concernant le tannage des peaux, voire les études réalisées sur les échanges en Provence ne révèlent pas sa présence, cf. R. Pernoud, Les statuts municipaux de Marseille, Paris, 1949 ; G. Gauthier-Ziegler, Histoire de Grasse, depuis les origines du consulat jusqu’à la réunion de la Provence à la couronne, Paris, 1935.
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[28]
Cl. Carrère, Barcelone centre économique à l’époque des difficultés, 1380-1462, I, Paris-La Haye, 1967, p. 361.
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[29]
J. Guiral-Hadziiossif, Valence : port méditerranéen au xve siècle (1410-1525), Paris, 1986, p. 315.
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[30]
AHG, NC, reg. 206, fo 81, 27 mars 1265.
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[31]
A. Pinto, « Le trafic de cabotage entre le comté d’Empúries et le Languedoc de la fin du xiiie siècle jusqu’au milieu du xive siècle » dans 128e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bastia, avril 2003, à paraître.
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[32]
AHG, NC, reg. 414, fo 10v, 1284.
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[33]
A. Pinto, Commerce et draperie dans le comté d’Empúries (1260-1497), thèse de doctorat, Université de Savoie, dir. Ch. Guilleré, I, 2002, p. 148-149.
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[34]
AHG, NC, reg. 106, fo 12, 19 octobre 1321.
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[35]
Un blanquier narbonnais fit par exemple l’acquisition de cent cinquante sacs, ibid., reg. 141, non fol., 15 janvier 1339.
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[36]
A. Pinto, Commerce..., op. cit., I, p. 150 ; M. Zucchitello, Homes, vaixells i mercaderies de Tossa al Grau de Valencia (1459-1703), Tossa de Mar, 1991, p. 173.
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[37]
L. Vilaseca Borras, El gremi de blanquers..., op. cit., p. 145.
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[38]
J.-M. Guix Sugranyes, El « llibre de la Cadena »..., op. cit., II, p. 113.
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[39]
R. Genis Bayes, El ram de la pell..., op. cit., p. 306.
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[40]
On parle aujourd’hui en Catalogne de móra de roldó.
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[41]
R. Genis Bayes, El ram de la pell..., op. cit., p. 34.
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[42]
L.-G. Constans Serrats, Diplomatari de Banyoles..., op. cit., p. 342.
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[43]
J.-M. Guix Sugranyes, El « llibre de la Cadena »..., op. cit., II, p. 113.
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[44]
F. Sevillano Colom, Valencia urbana a través de los libros de Mustaçaf, Valence, 1958, p. 303.
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[45]
L. Vilaseca Borras, El gremi de blanquers..., op. cit., p. 36.
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[46]
G. Navarro Espinach, « La industria del cuero en el reino de Valencia y el consejo de Teruel (siglos xiii-xvi) », Mil años de trabajo del cuero, actes du II Simposio de Historia de las Téchnicas, Cordoue, 6-8 mai 1999, 2003, p. 224.
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[47]
Archives Départementales des Pyrénées-Orientales (désormais ADPO), Archives communales déposées (désormais abrégé en : AC), fonds de la ville de Perpignan, 112EDT24, fo 203, 9 août 1407.
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[48]
ADPO, Administration provinciale, 1C1052, rapport sur la fabrication des cuirs en Roussillon (1733).
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[49]
L. Vilaseca Borras, El gremi de blanquers..., op. cit., p. 141.
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[50]
ADPO, AC, 112EDT24, fo 260, 29 octobre 1433.
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[51]
À Perpignan, la laine de mégisserie obtenue avec du redoul servait à fabriquer des draps fins : A. Pinto, « Draperie et développement urbain : le cas de Perpignan à la fin du Moyen Âge » Morphologie urbaine et identité sociale dans l’arc méditerranéen (xe-xve s.), Chambéry, 2-5 mars 2005, à paraître.
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[52]
A. Blanc éd., Le Livre de comptes de Jacme Olivier, marchand narbonnais du xive siècle, Paris, 1899, p. 889, § 35.
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[53]
« ... que negun tintorer no gos metre roudor ne aygua de roudor en neguna tinta que faça... », cf. P. de Bofarull Mascaro éd., Colección de documentos inéditos del Archivo General de la Corona de Aragón, vol. 40, Barcelone, 1847-1910, p. 305, § 38, p. 306, § 42, p. 312, § 64.
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[54]
J. Hellot,L’Art de la teinture des laines et des étoffes de laine en grand et petit teint avec une instruction sur les débouillis, Paris, 1750, p. 434-436.
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[55]
D. Cardon, Technologie de la draperie médiévale d’après la réglementation technique du nord-ouest méditerranéen. Thèse de doctorat, Université Paul Valéry-Montpellier II, 2, 1990, p. 439-40 et 480-489.
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[56]
Ordonnance de 1438 sur la draperie barcelonaise, cf. A. de Capmany y de Monpalau, Memorias históricas sobre la marina, comercio y artes de la antigua ciudad de Barcelona, Barcelone, 1779-1792, réédition annotée par E. Giralt Raventos et C. Batlle Gallart, 1961-1963, p. 472, § 25.
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[57]
D. Cardon éd., Mémoires de teinture, op. cit., fo 67-76, fo 86-92.
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[58]
Cette réalité a pu être soulignée pour l’Aude : M. Cau, « Le redoul (coriaria myrtifolia) », Bulletin de la Société d’études scientifiques de l’Aude, 104, 2004, p. 57-63.
Le redoul ou corroyère, Coriaria myrtifolia L., arbuste indigène des forêts du nord-ouest méditerranéen, très riche en tannins mais toxique, est pris comme exemple de gestion des ressources de l’environnement naturel au Moyen Âge. Ses particularités botaniques et chimiques, indiquées en première partie, expliquent ses applications, durant des siècles, en tannage et en teinture. Les zones et méthodes de récolte mentionnées dans les documents médiévaux – principalement catalans – sont mentionnées, ainsi que les circuits commerciaux à l’échelle régionale et internationale qui organisaient l’exploitation de cette matière première végétale. Enfin, les données techniques sur son emploi en tannage et teinture sont discutées.
- gestion de l’environnement
- histoire des techniques
- ethnobotanique
- tannins
- teintures naturelles
Mots-clés éditeurs : ethnobotanique, gestion de l'environnement, histoire des techniques, tannins, teintures naturelles
Redoul, Coriaria myrtifolia L., a tanner’s and dyer’s plant. Collecting, trade and uses of a native plant of the Mediterranean ecosystems (13th-15th c. AD). Coriaria myrtifolia L. is a wild bush indigenous in the forests and scrublands of north-western Mediterranean countries that is very rich in tannins but toxic. It is here taken as an example of management of natural resources in the Middle Ages. Its botanical and chemical characteristics are described ; they explain its applications for tanning and dying during centuries in that part of the world. The mediaeval documents – mainly from Catalunya – mentioning the places where it was collected and the methods used are discussed, and so are the texts describing the trade at regional and even international scale that was gradually organised to fully exploit this vegetable resource. In a last part, we explain the technicalities of its use in tanning and dyeing processes as they can be inferred from the medieval and later documentation.
- environment management
- history of techniques
- ethnobotany
- tannins
- natural dyes
Mots-clés éditeurs : environment management, ethnobotany, history of techniques, natural dyes, tannins