Le dernier des Camondo, Pierre Assouline, Gallimard-Musée des Arts Décoratifs, Paris, 2021
Pages 159g à 163g
Citer cet article
- DEBECQUE-MICHEL, Laurence,
- Debecque-Michel, Laurence.
- Debecque-Michel, L.
https://doi.org/10.3917/lige.193.0159g
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- Debecque-Michel, L.
- Debecque-Michel, Laurence.
- DEBECQUE-MICHEL, Laurence,
https://doi.org/10.3917/lige.193.0159g
Ce livre est une belle reprise du texte de Pierre Assouline publié il y a vingt-cinq ans et augmenté cette fois-ci d’illustrations : photos familiales, photos de la demeure des Camondo et surtout photos des objets qui meublent encore cette dernière. En effet, si le nom de cette famille nous est aujourd’hui encore familier, ce n’est pas par leur place dans la société - ils ont tous aujourd’hui disparu – mais parce que le dernier d’entre eux, Moïse (1860-1935), a légué au Musée des arts décoratifs son hôtel particulier de la plaine Monceau avec la fabuleuse collection de mobilier XVIIIe siècle qui le décorait. Pierre Assouline, dont on connaît le talent évocateur, retrace la saga des Camondo, de l’inquisition espagnole au génocide nazi. Famille séfarade partie d’une Espagne qui ne voulait plus d’eux, longtemps prospère à Istanbul où Abraham Camondo devient le banquier des vizirs, passée par l’Italie où le roi Victor-Emmanuel II les anoblit - pour leur aide dans la réunification de l’Italie - avant de s’installer dans la France de Napoléon III en tant que comte de Camondo ayant pour devise « Fides et caritas », qui témoigne de leur fidélité à l’histoire familiale et de leur générosité à l’égard de leur coreligionnaires en France et en Orient. Ils font partie de cette prestigieuse société parisienne que Proust a si bien décrite au tournant du siècle. À côté de leur activité de banquiers, les deux héritiers développent une activité de collectionneurs passionnés : Isaac (sans postérité légitime…
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