Article de revue

Le planisphère des Femen

Pages 377 à 388

Citer cet article


  • Fauré, C.
(2013). Le planisphère des Femen. Les Temps Modernes, 674-675(3), 377-388. https://doi.org/10.3917/ltm.674.0377.

  • Fauré, Christine.
« Le planisphère des Femen ». Les Temps Modernes, 2013/3-4 n° 674-675, 2013. p.377-388. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-les-temps-modernes-2013-3-page-377?lang=fr.

  • FAURÉ, Christine,
2013. Le planisphère des Femen. Les Temps Modernes, 2013/3-4 n° 674-675, p.377-388. DOI : 10.3917/ltm.674.0377. URL : https://shs.cairn.info/revue-les-temps-modernes-2013-3-page-377?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/ltm.674.0377


Notes

  • [1]
    Jean-Paul Sartre, « Le Fantôme de Staline », Les Temps Modernes, no 129-131, novembre-décembre 1956/janvier 1957.
  • [2]
    Voir leur livre, Femen, avec la collaboration de Galia Ackerman, Paris, Calmann-Lévy, 2013, et leur site : http://femen.org/
  • [3]
    Voir leur site : https://www.facebook.com/francefemen?fref=ts
  • [4]
    Vera Zassoulitch, Olga Loubatovitch, Elisabeth Kovalskaïa, Vera Figner, Sophie Perovskaïa, furent les plus célèbres des femmes populistes russes qui, dix ans après l’abolition du servage en 1861, voulurent « aller au peuple ». Ce militantisme se transforma par la suite en groupe prônant le régicide. La mort d’Alexandre II dans un attentat en 1881 valut à Sophie Perovskaïa d’être pendue et à Vera Figner de passer plus de vingt ans en prison ; elle fut libérée par la Révolution de 1905. Voir Quatre femmes terroristes contre le tsar, textes réunis et présentés par Christine Fauré, traduction d’Hélène Châtelain, Paris, Maspero, 1978.
  • [5]
    Nouvelle Encyclopédie politique et historique des femmes (Christine Fauré, sous la dir.), Paris, Les Belles Lettres, 2010.
  • [6]
    Lila Lounguina et Claude C. Kiejman, Les Saisons de Moscou, 1933-1990, Paris, Chryséis éditions, 2012, p. 189.
  • [7]
    Femen, ibid., p. 71.
  • [8]
    « Pussy Riot » : groupe russe féministe de rock, en opposition à la campagne présidentielle de Poutine, dont trois furent condamnées à deux ans d’emprisonnement en camp de travail, pour comportement jugé blasphématoire à la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou.
  • [9]
    Pour le renouvellement du discours sur la laïcité en France, voir l’action de Caroline Fourest et Fiammetta Venner, la revue ProChoix, les travaux de Catherine Kintzler.
  • [10]
    En 1945, Isidore Isou proclame une esthétique fondée sur la lettre et le signe.
  • [11]
    Philippe Artières, La Banderole, histoire d’un objet politique, Paris, Autrement, 2013, p. 43.
  • [12]
    Myriam Boussahba-Bravard, « Vision et visibilité : la rhétorique visuelle des suffragistes et des suffragettes britanniques de 1907 à 1914 », Revue LISA/Lisa e-journal, vol. 1, 2003, http//lisa.revues.org/3116
  • [13]
    La Liberté guidant le peuple, 1830.
  • [14]
    Béatrice Fraenkel, « Écritures de la rue, écritures de la marche : bannières, banderoles et graffitis », Journée d’études « Écritures de la protestation », ENS Lyon-Laboratoire Triangle (CNRS), 2006.
  • [15]
    Femen, ibid., op. cit., p. 104.
  • [16]
    Le harem était composé de femmes non musulmanes.
  • [17]
    « Blondes ukrainiennes pour bons Samaritains (Lettre du Proche-Orient) », Le Monde, 25 mars 2013.
  • [18]
    Femen, ibid., op. cit., p. 114.
  • [19]
    Ruwen Ogien, L’État nous rend-il meilleurs ? Essai sur la liberté politique, Paris, Gallimard, Folio-Essais, 2013.
  • [20]
    In Nos seins, nos armes, film de Caroline Fourest et Nadia El Fani, France 2, le 5 mars 2013 ; et Aliaa, la révolutionnaire nue, chaîne LCP, 8 mars 2013. « Les Femen prient “Amina akbar” devant l’ambassade de Tunisie », Libération, 5 juin 2013.

Il y a des années inoubliables :
1956, avec le XXe Congrès du parti communiste de l’URSS et son rapport secret sur les crimes de Staline, mort en 1953. L’insurrection hongroise et sa répression par l’Armée rouge qui arrêtent net tout rapprochement entre l’Est et l’Ouest. Sartre écrivait : « A travers cent contradictions, des luttes intestines, des massacres, la déstalinisation est en cours. »
1968 connaît une agitation étudiante exceptionnelle, cimentée par un refus unanime de la guerre américaine au Viêt-nam : États-Unis, Brésil, Mexique, Japon, mais aussi Allemagne fédérale, Belgique, Suède, Pologne, Tchécoslovaquie. En Espagne, en France et en Italie, la révolte gagne le monde ouvrier — ces mouvements remettent en cause l’ordre mondial de l’après-guerre. En Tchécoslovaquie, l’occupation soviétique met fin brutalement au Printemps de Prague (20-21 août). Effet inattendu de ces événements si l’on en croit la sidération ressentie par la population masculine et parfois féminine, les féministes des années 1970 portent, dans l’ensemble des pays occidentaux, la puissance de leur contestation contre le sexisme et le patriarcat.
1989 : le 9 novembre, une brèche est ouverte dans le mur de Berlin qui sépare l’Allemagne en deux depuis 1961. L’exode massif vers l’Ouest et l’instabilité qui s’ensuit en République démocratique allemande précipitent le mouvement : le chancelier Kohl, pour la République fédérale allemande, propose aussitôt un plan de réunification des deux Allemagnes ; de son côté Mikhaïl Gorbatchev, le …


Date de mise en ligne : 28/12/2013

https://doi.org/10.3917/ltm.674.0377

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