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Compte rendu

Die Konzilien Deutschlands und Reichsitaliens 916-1001, 2e part., 962-1001, sous la dir. de Ernst-Dieter HEHL, coll. Carlo SERVATIUS, Hanovre, Hahnsche Buchhandlung, 2007 ; 1 vol., p. XI-XL et 215-795 (M.G.H., Concilia, 6, Concilia Aevi Saxonici DCCCCXVI – MI). ISBN : 978-3-7752-5330-7. Prix : € 120,00.

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  • Toubert, P.
(2008). Die Konzilien Deutschlands und Reichsitaliens 916-1001, 2e part., 962-1001, sous la dir. de Ernst-Dieter HEHL, coll. Carlo SERVATIUS, Hanovre, Hahnsche Buchhandlung, 2007 ; 1 vol., p. XI-XL et 215-795 (M.G.H., Concilia, 6, Concilia Aevi Saxonici DCCCCXVI – MI). ISBN : 978-3-7752-5330-7. Prix : € 120,00. Le Moyen Age, Tome CXIV(2), XXX-XXX. https://doi.org/10.3917/rma.142.0369zd.

  • Toubert, Pierre.
« Die Konzilien Deutschlands und Reichsitaliens 916-1001, 2e part., 962-1001, sous la dir. de Ernst-Dieter HEHL, coll. Carlo SERVATIUS, Hanovre, Hahnsche Buchhandlung, 2007 ; 1 vol., p. XI-XL et 215-795 (M.G.H., Concilia, 6, Concilia Aevi Saxonici DCCCCXVI – MI). ISBN : 978-3-7752-5330-7. Prix : € 120,00. ». Le Moyen Age, 2008/2 Tome CXIV, 2008. p.XXX-XXX. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2008-2-page-XXX?lang=fr.

  • TOUBERT, Pierre,
2008. Die Konzilien Deutschlands und Reichsitaliens 916-1001, 2e part., 962-1001, sous la dir. de Ernst-Dieter HEHL, coll. Carlo SERVATIUS, Hanovre, Hahnsche Buchhandlung, 2007 ; 1 vol., p. XI-XL et 215-795 (M.G.H., Concilia, 6, Concilia Aevi Saxonici DCCCCXVI – MI). ISBN : 978-3-7752-5330-7. Prix : € 120,00. Le Moyen Age, 2008/2 Tome CXIV, p.XXX-XXX. DOI : 10.3917/rma.142.0369zd. URL : https://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2008-2-page-XXX?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rma.142.0369zd


1 La première partie de l’édition des Concilia réunis en terre d’Empire à l’époque saxonne avait paru dans les M.G.H. en 1987. Elle couvrait la période 916 à 960 (p. X-214). La seconde partie (p. XI-XL et 215-795) s’ouvre sur l’édition du synode tenu à Rome après le couronnement impérial d’Otton Ier par Jean XII (érection de Magdebourg en siège archiépiscopal et de Mersebourg en siège épiscopal). Elle se clôt par l’édition du synode de Todi du 27 décembre 1001, précédant de peu la mort prématurée d’Otton III en janvier 1002. Il s’agit au total des actes de 48 synodes dont 16 seulement se sont tenus hors de la « Reichsitalien ». Il serait évidemment superflu de rappeler ici en détail les protocoles éditoriaux impeccables qui président à l’édition de la série des Concilia. Il serait tout aussi inutile de souligner davantage l’intérêt particulier qui s’attache à l’édition de documents d’une grande importance historique comme, par exemple, les actes du synode de Saint-Basle sous Verzy (juin 991), si décisif dans l’histoire du décours critique des débuts de la monarchie capétienne. C’est pour ces synodes les plus en vue, comme c’est aussi le cas pour ceux de Mouzon et Reims en juin-juillet 995 et de Gniezno en mars 1000 que se révèle au mieux l’utilité pratique de cette grande entreprise. Le contexte général est d’abord sobrement défini, suivi de la bibliographie spécifique, du rappel des sources indirectes et d’une minutieuse analyse de la tradition manuscrite, de l’état des éditions antérieures et d’une justification du parti critique (« Textgestaltung ») suivi. La bibliographie est développée et se révèle particulièrement utile pour les grands synodes évoqués ci-dessus. Développée mais sans la prétention d’être complète, ce qui fait, par exemple, qu’un A. qui s’est appliqué à l’analyse des souscriptions du synode de Saint-Basle comme J.F. Lemarignier n’est pas mentionné. De tels oublis ou silences volontaires, cela va de soi, sont sans conséquence et du reste peu fréquents. Il faut en revanche savoir gré à l’É. qui a eu le souci, pour des synodes importants comme Saint-Basle, de nous livrer la totalité du « dossier » synodal. Ce dernier comporte le texte de la lettre de Gerbert à l’évêque Wilderod de Strasbourg (p. 451-469) que l’on devra préférer à celui d’une édition récente de la correspondance de Gerbert. Également précieux est pour l’utilisateur l’édition très soigneuse des dossiers synodaux assez nombreux pour lesquels on ne dispose que de sources indirectes, narratives, annalistiques ou – exceptionnellement – diplomatiques. Tel est le cas pour l’édition du célèbre diplôme de canonisation d’Ulrich d’Augsbourg par Jean XV en janvier 993 dont l’authenticité a parfois été indûment suspectée et dont il ne paraît pas douteux qu’il ait fait suite à une sorte de consistoire, dans cette phrase protohistorique de la sainteté canonisée. Numéroté en pagination continue à la suite de la première partie publiée en 1987, le second tome comporte la série complète des index généraux. L’ensemble, par sa complétude, mérite tous les éloges mais l’on se doit de faire mention particulière du soin extrême qui a été apporté à la confection d’un remarquable index rerum (p. 680-786) qui ouvre une voie d’accès royale à toute recherche ponctuelle d’ordre lexicographique. Explicit feliciter.

2 Pierre TOUBERT


Date de mise en ligne : 14/11/2008

https://doi.org/10.3917/rma.142.0369zd