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Compte rendu

Hiérarchies et services au Moyen Âge, éd. Claude CAROZZI et Huguette TAVIANI - CAROZZI, Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, 2001 ; 1 vol. in-8°, 312 p. (Séminaire Sociétés, Idéologies et Croyances au Moyen Âge). ISBN : 2-85399-488-0. Prix : € 27,44.

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  • Maquet, J.
(2008). Hiérarchies et services au Moyen Âge, éd. Claude CAROZZI et Huguette TAVIANI - CAROZZI, Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, 2001 ; 1 vol. in-8°, 312 p. (Séminaire Sociétés, Idéologies et Croyances au Moyen Âge). ISBN : 2-85399-488-0. Prix : € 27,44. Le Moyen Age, Tome CXIV(2), XLI-XLI. https://doi.org/10.3917/rma.142.0369zo.

  • Maquet, Julien.
« Hiérarchies et services au Moyen Âge, éd. Claude CAROZZI et Huguette TAVIANI - CAROZZI, Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, 2001 ; 1 vol. in-8°, 312 p. (Séminaire Sociétés, Idéologies et Croyances au Moyen Âge). ISBN : 2-85399-488-0. Prix : € 27,44. ». Le Moyen Age, 2008/2 Tome CXIV, 2008. p.XLI-XLI. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2008-2-page-XLI?lang=fr.

  • MAQUET, Julien,
2008. Hiérarchies et services au Moyen Âge, éd. Claude CAROZZI et Huguette TAVIANI - CAROZZI, Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, 2001 ; 1 vol. in-8°, 312 p. (Séminaire Sociétés, Idéologies et Croyances au Moyen Âge). ISBN : 2-85399-488-0. Prix : € 27,44. Le Moyen Age, 2008/2 Tome CXIV, p.XLI-XLI. DOI : 10.3917/rma.142.0369zo. URL : https://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2008-2-page-XLI?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rma.142.0369zo


Notes

  • [1]
    F. AUTRAND, « Monseigneur veut que ses gens deviennent riches » : les parvenus à l’Hôtel du duc de Berry ; C. CAROZZI, Hiérarchie angélique et tripartition fonctionnelle chez Grégoire le Grand ; P. CONTAMINE, Essai sur la place des « XII pairs » dans l’ordo de la royauté française à la fin du Moyen Âge ; W. HARTMANN, L’évêque comme juge : la pratique du tribunal épiscopal en France du Xe au XIIe siècle ; D. IANCU, Hiérarchies au sein de la communauté juive provençale à la fin du Moyen Âge ; P. JANSEN, Office et service de la commune et du prince en Italie XIIIe-XVe siècles ; D. LE BLÉVEC, Service et hiérarchie dans l’ordre des chartreux au premier siècle de son histoire ; J. PAUL, Hiérarchie et savoir chez les frères prêcheurs de la province de Provence ; L. STOUFF, Domestiques et esclaves à Arles au milieu du XVe siècle ; H. TAVIANI-CAROZZI, Ordre et hiérarchie dans la compagnie des vivants et des morts : le De miraculis de Pierre le Vénérable ; L. TERRADE, Hiérarchie des perfections, service et justification : l’image de l’évêque dans l’hagiographie latine des Ve-VIIe siècles ; A. VAUCHEZ, Un réformateur religieux dans la France de Charles VI : Jean de Varennes († 1396 ?) ; J. VERGER, Rapports hiérarchiques et amicitia au sein des populations universitaires médiévales.

1 Comme les É. l’indiquent clairement dans leur riche avant-propos, cet ouvrage collectif n’a nullement l’ambition de faire le tour des problèmes posés par les rapports entre hiérarchie et service ; il est avant tout le recueil de treize communications qui ont été présentées, de 1997 à 1999, dans le cadre du séminaire de l’équipe de recherches « Sociétés, Idéologies et Croyances au Moyen Âge », rattachée à l’Université de Provence, et qui sont toutes axées sur la relation étroite entre les deux notions du thème choisi  [1].

2 Si le terme hiérarchie renvoie au sacré, il évoque plus spécifiquement, dans la mentalité médiévale, l’idée selon laquelle le modèle des organisations terrestres se trouve dans les cieux et chaque ordonnance hiérarchique repose sur une fonction, sans que ne soit pour autant exclue toute possibilité de réforme (A. Vauchez). Dans la définition de ces conceptions, les Pères de l’Église, dont Grégoire le Grand (C. Carozzi), mais aussi des théologiens plus récents, comme Pierre le Vénérable (H. Taviani-Carozzi), ont joué un rôle crucial. Parmi les hommes, c’est l’évêque, représentant du Christ et des Apôtres sur terre, qui constitue le pivot de l’ordo ecclésiastique (L. Terrade) et ce phénomène se marque avec un relief particulier dans le cadre de l’autorité judiciaire qui fut reconnue à l’évêque dès l’Antiquité tardive (W. Hartmann). À l’intérieur de l’ordo monastique existent également des degrés, que les moines soient en dehors du monde – les chartreux, par exemple (D. Le Blévec) – ou au contact de celui-ci, comme ce fut le cas des ordres mendiants (J. Paul). L’ordo des laïcs se caractérise également par un schéma hiérarchique semblable, qu’il s’agisse du roi de France – et des XII pairs (P. Contamine) – ou des grands princes, comme le duc de Berry – et de leur entourage (F. Autrand) –, qu’il s’agisse d’institutions ou de communautés plus spécifiques, comme les communes italiennes (P. Jansen), les universités (J. Verger), la communauté juive de Provence (D. Iancu), ou encore qu’il s’agisse de la sphère strictement privée (L. Stouff).

3 Bref, un ouvrage qui, malgré la diversité des thèmes traités, suit un certain nombre de pistes intéressantes dans des domaines variés, et plus particulièrement en ce qui concerne l’histoire institutionnelle et l’histoire des mentalités, et les liens qui existent entre ces deux disciplines.

4 Julien MAQUET


Date de mise en ligne : 14/11/2008

https://doi.org/10.3917/rma.142.0369zo