NOTKER DER DEUTSCHE, Notker latinus zu den kleineren Schriften, éd. James C. KING et Petrus W. TAX, Tübingen, Niemeyer, 2003 ; 1 vol., XXX-202 p. (Die Werke Notkers des Deutschen, 7 A – Altdeutsche Textbibliothek, 117). ISBN : 3-484-21217-9. Prix : € 32,00, CHF 55.
- Par Astrid Guillaume
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- GUILLAUME, Astrid,
- Guillaume, Astrid.
- Guillaume, A.
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1 Ce livre est dédié à titre posthume à la mémoire des bibliothécaires de Saint-Gall, Johannes Duft († 20 juin 2003) et Peter Ochsenbein († 13 mars 2003).
2 L’ouvrage comprend 202 pages, reproduites en caractères courier. Il s’agit du complément indispensable au vol. 7, publié en 1996, qui présentait l’édition complète des textes de Notker III de Saint-Gall (950 env.-1022), également appelé Notker l’Allemand ou le Teuton, ancien professeur, puis directeur de l’école du couvent bénédictin de Saint-Gall. Notker est surtout connu pour ses nombreuses traductions-commentaires de textes latins, rédigées bien souvent dans un allemand médiéval encore fortement marqué par le latin. Le volume 7A est un volume de commentaires de ses textes, il reprend principalement des passages en latin, mais également en allemand. Le projet une fois mené à terme réunira trois volumes de commentaires.
3 Le présent recueil comprend une préface, une liste des abréviations, sigles et références littéraires, une liste des manuscrits et textes consultés, une introduction générale, puis, pour chaque texte commenté, une brève introduction explicative qui présente les sources, la recherche actuelle sur le texte et les différents manuscrits. Cet apparat précède systématiquement les notes critiques des œuvres suivantes : Distributio, Traité de Saint-Gall, De arte rhetorica, De partibus logicae, De dialectica, De syllogismis, De definitione, Computus, De musica et la correspondance de Notker. L’ouvrage s’achève par un supplément au vol. 7, accompagné d’un bref correctif.
4 Le travail de recherche sur les sources de Notker est particulièrement impressionnant. On y trouve réponses (ou ébauches de réponses) à des questions comme : Notker pouvait-il avoir eu connaissance de telle allusion de Cicéron ? A-t-il pu utiliser ou avoir eu connaissance de De inventione ? À quelle pensée d’Aristote fait-il référence ? Pourquoi le texte biblique a-t-il si peu servi de modèle à certains passages ? Trouver des pistes de réponses à ce genre d’interrogations n’était pas simple : les recherches entreprises ici sont de longue haleine et ont nécessité une étude minutieuse des différents catalogues de la bibliothèque actuelle de Saint-Gall mais également des catalogues de la bibliothèque de Saint-Gall de l’époque médiévale et des bibliothèques avoisinantes (cf. p. XXVII).
5 Ce recueil est également précieux pour mieux saisir les subtilités d’écriture de Notker. Aussi y trouve-t-on expliquée la raison d’une terminaison latine précise. Pourquoi Notker a-t-il écrit dans l’une de ses correspondances sancto et non sanctus en parlant d’un évêque (cf. p. 197). Ces notes apportent aussi des informations fort utiles sur les habitudes langagières en latin à mettre en relation avec des textes bibliques antérieurs à l’époque de l’auteur : les études comparées stylistiques illustrent fort bien le propos.
6 Les recherches menées ici représentent un travail considérable sur textes anciens en latin et en allemand médiéval. Elles permettent non seulement de mieux saisir la langue, mais aussi tout le contexte rédactionnel, civilisationnel et intertextuel de Notker. Cet ouvrage, fruit d’une haute érudition, intéressera en premier lieu les latinistes, les théologiens et les germanistes mais également les hellénistes et les historiens.
7 Astrid GUILLAUME