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Compte rendu

Silvia RIZZO, Ricerche sul latino umanistico, t. 1, Rome, Edizioni di Storia e Letteratura,2002 ; 1 vol. in-8°, VIII-237 p. (Storia e Letteratura. Raccolta di Studi e Testi, 213). ISBN :88-84981-04-2. Prix : €33,00.

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  • Meyers, J.
(2005). Silvia RIZZO, Ricerche sul latino umanistico, t. 1, Rome, Edizioni di Storia e Letteratura,2002 ; 1 vol. in-8°, VIII-237 p. (Storia e Letteratura. Raccolta di Studi e Testi, 213). ISBN :88-84981-04-2. Prix : €33,00. Le Moyen Age, Tome CXI(2), XLIX-XLIX. https://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2005-2-page-XLIX?lang=fr.

  • Meyers, Jean.
« Silvia RIZZO, Ricerche sul latino umanistico, t. 1, Rome, Edizioni di Storia e Letteratura,2002 ; 1 vol. in-8°, VIII-237 p. (Storia e Letteratura. Raccolta di Studi e Testi, 213). ISBN :88-84981-04-2. Prix : €33,00. ». Le Moyen Age, 2005/2 Tome CXI, 2005. p.XLIX-XLIX. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2005-2-page-XLIX?lang=fr.

  • MEYERS, Jean,
2005. Silvia RIZZO, Ricerche sul latino umanistico, t. 1, Rome, Edizioni di Storia e Letteratura,2002 ; 1 vol. in-8°, VIII-237 p. (Storia e Letteratura. Raccolta di Studi e Testi, 213). ISBN :88-84981-04-2. Prix : €33,00. Le Moyen Age, 2005/2 Tome CXI, p.XLIX-XLIX. URL : https://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2005-2-page-XLIX?lang=fr.

1 Cet ouvrage est le premier volume d’une somme consacrée à l’étude du latin humaniste, étude à laquelle l’A. n’a cessé de travailler depuis une vingtaine d’années. Ce premier volume, qui se veut introductif et préliminaire, aborde des problématiques sans lesquelles il est impossible de comprendre la nature du latin de la Renaissance : d’un côté, les conceptions linguistiques de l’humanisme et le rôle qu’y joue le latin, de l’autre l’organisation scolaire et les instruments pour l’étude du latin, deux aspects d’une importance fondamentale dans le cas d’une langue qui de maternelle était devenue exclusivement scolaire. Les sujets qui seront abordés par la suite s’intéresseront plus spécifiquement à la langue elle-même, à son lexique, sa syntaxe, sa phonétique, son orthographe et son style.

2 Pour l’instant, le premier volume est donc divisé en deux grandes parties. La première étudie les rapports entre latin et langue « vulgaire » dans la réflexion théorique des humanistes. Dans un premier chapitre (p. 15-27), l’A. rappelle les théories médiévales de la diglossie avant de montrer, dans un deuxième, (p.29-73) que celle de Pétrarque en découle encore dans la mesure où chez lui, le choix entre latin ou italien n’implique pas un choix entre deux langues différentes, mais entre différents registres stylistiques d’une même langue. Le troisième chapitre (p.75-85) évoque le débat humaniste sur la langue parlée dans la Rome antique, débat qui révèle chez la plupart des humanistes une conscience profonde de la distance séparant le latin antique, langue vivante et maternelle, du latin moderne, fondé exclusivement sur les témoignages textuels du passé. Le quatrième chapitre enfin (p.87-118), avant celui des conclusions (p.119-121), souligne que Valla, quant à lui, s’inscrit davantage dans une lignée d’ascendance médiévale en prônant l’existence dès l’Antiquité d’un double aspect du latin, partagé entre sermo vulgaris et sermo doctus, un double aspect obscurci, mais non interrompu par la décadence médiévale. La seconde partie, consacrée à l’enseignement du latin, ne comporte que deux chapitres : l’un touche à l’organisation scolaire (p. 125-143), dans laquelle l’A. s’attache à distinguer les innovations des humanistes, innovations qui se marquent surtout à dire vrai dans le choix des canons de lecture; l’autre (p.145-206) porte sur la tradition scolaire et sur les changements que le nouvel idéal des studia humanitatis y apporte en dépit d’une persistence très nette de la tradition médiévale.

3 Il faut signaler encore que l’essentiel de cet ouvrage reprend des contributions déjà publiées par ailleurs, mais qu’elles ont été refondues et réorganisées de manière assez profonde pour fournir un bel ensemble vraiment cohérent, non un recueil disparate d’articles. On ajoutera enfin que le volume comprend en appendice le texte latin de tous les passages relatifs aux problèmes discutés dans le travail (p.207-217), ainsi qu’un précieux Indice dei nomi e delle cose notevoli (p. 219-236).

4 Ce beau livre intéressera avant tout les spécialistes du latin humaniste, mais il pourra aussi retenir l’attention des latinistes classiques et plus encore des médiolatinistes qui y verront tout le poids chez les humanistes de l’héritage médiéval..

5 Jean MEYERS