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Compte rendu

Richard KAY, The Concil of Bourges, 1225. A documentary history, Aldershot-Burlington, Ashgate, 2002 ; 1 vol. in-8°, XVIII-600 p. (Church, Faith and Culture in the Medieval West). ISBN : 0-7546-0803-4. Prix : USD 114,90 ; GBP 67,50.

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  • Paul, J.
(2004). Richard KAY, The Concil of Bourges, 1225. A documentary history, Aldershot-Burlington, Ashgate, 2002 ; 1 vol. in-8°, XVIII-600 p. (Church, Faith and Culture in the Medieval West). ISBN : 0-7546-0803-4. Prix : USD 114,90 ; GBP 67,50. Le Moyen Age, Tome CX(1), L-L. https://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2004-1-page-L?lang=fr.

  • Paul, Jacques.
« Richard KAY, The Concil of Bourges, 1225. A documentary history, Aldershot-Burlington, Ashgate, 2002 ; 1 vol. in-8°, XVIII-600 p. (Church, Faith and Culture in the Medieval West). ISBN : 0-7546-0803-4. Prix : USD 114,90 ; GBP 67,50. ». Le Moyen Age, 2004/1 Tome CX, 2004. p.L-L. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2004-1-page-L?lang=fr.

  • PAUL, Jacques,
2004. Richard KAY, The Concil of Bourges, 1225. A documentary history, Aldershot-Burlington, Ashgate, 2002 ; 1 vol. in-8°, XVIII-600 p. (Church, Faith and Culture in the Medieval West). ISBN : 0-7546-0803-4. Prix : USD 114,90 ; GBP 67,50. Le Moyen Age, 2004/1 Tome CX, p.L-L. URL : https://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2004-1-page-L?lang=fr.

1 Cet ouvrage répond exactement à la définition de la monographie. Sur un sujet bien défini, il entend faire une étude aussi exhaustive que possible sur la base de tous les documents connus. R. Kay a choisi de traiter du concile de Bourges de 1225, tenu dans l’historiographie française pour un épisode juridique accessoire de l’affaire albigeoise. L’A., que son appartenance à l’univers culturel anglo-saxon met à l’abri des passions françaises, peut traiter avec sérénité de tout ce qui concerne le comte Raymond VII. Il sait aussi prendre en compte les autres questions débattues à cette occasion et n’a aucune peine à montrer l’importance de cette réunion dans l’évolution du gouvernement de l’Église. Chemin faisant, il rectifie bien des idées acquises.

2 L’ouvrage s’ouvre par une analyse des négociations qui font entrevoir la complexité de la question albigeoise entre 1221 et 1224. La papauté hésite entre l’accommodement avec Raymond VII et une croisade royale. Le clergé méridional est de son côté parvenu à un accord avec le comte de Toulouse lors de négociations tenues à Montpellier. Pourquoi ce projet pacifique échoue-t-il ? R.K. montre que la clef est à Paris, car le capétien a compris tout le parti qu’il pouvait tirer de la situation en se faisant céder les droits des Montfort. Or, sans l’aval de Louis VIII, aucune paix n’est possible en Languedoc. Romain de Saint-Ange, envoyé en France comme légat, a pour mission d’aider au succès des entreprises du roi. Le concile de Bourges qui réunit 13 archevêques, une centaine d’évêques et près de 500 délégués des chapitres, collégiales et abbayes doit en traiter, étant sous-entendu qu’il faut lever une décime sur les revenus du clergé pour financer cette expédition. Le cardinal-légat conduit les débats avec une surprenante dextérité puisque le concile refuse de manière unanime les offres de prix de Raymond VII et confirme les droits d’Amaury de Montfort. Sur ce point l’A. n’insiste pas assez peut-être sur la force contraignante de la décision du IVe concile du Latran, toute récente encore. Une fois que le concile a donné son avis en faveur de la croisade, l’imposition d’une taxe sur les revenus du clergé relève des pouvoirs du légat, même si elle soulève des protestations violentes.

3 Le concile traite également de sujets chers à Honorius III. Le pape voulait réformer le mode de financement de la curie romaine en demandant que les revenus de deux prébendes par chapitre lui soit réservés. Ce thème retient l’attention du clergé beaucoup plus que la croisade et il s’y oppose avec la dernière vigueur. L’affaire est renvoyée. On évoque également la réforme du monachisme traditionnel à travers la tenue de chapitres généraux et la désignation de visiteurs. Les évêques qui y voient une atteinte à leurs droits y sont très défavorables. Ces déboires montrent que la plenitudo potestatis du pape ne s’exerce que dans les cas évidents et urgents. Pour le reste, la consultation est la règle et le consentement nécessaire pour qu’une réforme aboutisse. C’est un remarquable contrepoint à l’affirmation du pouvoir pontifical.

4 La deuxième moitié de livre est la présentation, l’édition et la traduction anglaise de tous les documents qui ont servi à mettre en œuvre cette analyse. L’ouvrage en compte 53, certains textes sont inédits et ceux qui étaient édités ont été soigneusement revus et corrigés.

5 Jacques PAUL