Comment vivre quand la ville s’effondre : un an après le drame de la rue d’Aubagne, quelle prise en charge psychologique pour les délogés de Marseille ?
Pages 7 à 9
Citer cet article
- HUBINET, Nina,
- BACHOC, Evelyne
- et BORDET, Isabelle,
- Hubinet, Nina.,
- et al.
- Hubinet, N.,
- Bachoc, E.
- et Bordet, I.
https://doi.org/10.3917/jdp.373.0007
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- Hubinet, N.,
- Bachoc, E.
- et Bordet, I.
- Hubinet, Nina.,
- et al.
- HUBINET, Nina,
- BACHOC, Evelyne
- et BORDET, Isabelle,
https://doi.org/10.3917/jdp.373.0007
Note
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Le Collectif du 5 novembre, composé de plus d’une cinquantaine d’habitant-e-s bénévoles, agit pour interpeller les pouvoirs publics, organiser des rencontres dans le quartier avec les habitant-e-s et les délogé-e-s de toute la ville, informer tout le monde de ses droits, dénoncer les violences policières, faire de la vigilance citoyenne en cas d’évacuation, entamer des démarches juridiques, faire de la communication, imaginer un autre projet pour Noailles, créer de la solidarité. Le collectif est ouvert à tous.
Le 5 novembre 2018, deux immeubles du centre-ville de Marseille s’effondraient, faisant 8 victimes et avec pour conséquence des centaines de personnes délogées. À la suite de ce drame, un collectif de psychologues et de psychanalystes, lié au Collectif du 5 novembre, qui s’est fixé pour objectif d’accompagner les personnes évacuées de leurs logements ou les habitants traumatisés, s’est mis en place face à l’immobilisme des pouvoirs publics.
Nina Hubinet : Evelyne Bachoc, Isabelle Bordet, quelle a été votre réaction dans les jours qui ont suivi l’effondrement de deux immeubles de la rue d’Aubagne, dans lequel huit personnes ont perdu la vie ?
Evelyne Bachoc : Comme mon cabinet est situé rue d’Aubagne, à quelques mètres du lieu des effondrements, j’ai tout de suite senti l’impact du drame sur la vie des personnes délogées et des habitants. Plusieurs immeubles de la rue ont été évacués dans les 48 heures qui ont suivi, puis le vendredi suivant d’une zone plus large, incluant l’immeuble où j’ai mon cabinet. Cet événement a été un énorme choc dans la ville. J’animais déjà des groupes de parole pour les parents d’élèves dans deux écoles (maternelle et primaire) – donc j’avais déjà un ancrage dans le quartier – et cela m’a paru une évidence de me mobiliser auprès d’eux à la suite de cette catastrophe.
Isabelle Bordet : Je suis psychologue clinicienne de formation, j’ai fait l’essentiel de ma carrière dans l’Éducation nationale. Comme pour beaucoup de Marseillais, les effondrements de la rue d’Aubagne m’ont profondément bouleversée et révoltée…
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