Vers une troisième refondation
- Par Henri Weber
Pages 167 à 177
Citer cet article
- WEBER, Henri,
- Weber, Henri.
- Weber, H.
https://doi.org/10.3917/deba.159.0167
Citer cet article
- Weber, H.
- Weber, Henri.
- WEBER, Henri,
https://doi.org/10.3917/deba.159.0167
Notes
-
[1]
Cf. Henri Weber, « Le troisième âge du socialisme », Le Débat, n° 142, novembre-décembre 2006.
-
[2]
Avec 52,9 % des voix et une participation électorale exceptionnelle de 63 % des inscrits.
-
[3]
Cf. enquête ifop, réalisée pour le cevipof (hiver 2006-2007) ; enquête tns-sofres pour Le Nouvel Observateur (mars 2007) ; enquête tns-sofres pour Les Échos, « Les français jugent le Pacte social », 26 novembre 2009 ; etc.
-
[4]
Herbert Marcuse, L’Homme unidimensionnel, Minuit, 1964 ; Daniel Bell, Les Contradictions culturelles du capitalisme, puf, 1979 ; Gilles Lipovetsky, « L’Ère du vide ». Essais sur l’individualisme contemporain, Gallimard, 1983.
-
[5]
Selon l’enquête ifop-cevipof déjà citée, 66 % des Français sont favorables au vote des immigrés aux élections municipales ; 81 % sont hostiles à la « préférence nationale » pour l’accès à l’emploi et à la sécurité sociale ; 78 % considèrent que « l’homosexualité est une manière acceptable de vivre sa sexualité » ; 61 % se disent contre la peine de mort.
-
[6]
« […] le facteur caractéristique de la droite aujourd’hui […] consiste dans l’idée que le droit d’acquérir et de conserver la propriété matérielle est indiscutable. C’est de là que dérivent une grande partie des corollaires d’une attitude de droite » (Raffaele Simone, « Pourquoi l’Occident ne va pas à gauche », Le Débat, n° 156, septembre-octobre 2009, pp. 16-17).
-
[7]
Carlo Rosselli, Socialisme libéral, Éd. Le Bord de l’Eau, 1930 ; cité par Monique Canto-Sperber, in « Le Social-libéralisme, une anthologie France-États-Unis », Esprit, janvier 2003.
-
[8]
Couverture maladie universelle, Allocation pour personnes âgées dépendantes, Solidarité et renouvellement urbains.
-
[9]
Rien n’illustre mieux l’impasse de ces politiques nationales non coopératives que l’exemple de l’industrie automobile. Alors que des surcapacités importantes existaient bien avant la crise de 2007, chaque État membre soutient surtout ses constructeurs nationaux.
-
[10]
Jean-Luc Mélenchon, En quête de gauche, Balland, 2007.
-
[11]
Cf. « Le Manifesto : citoyens d’abord, un nouveau sens pour l’Europe », http://www.pes.org/fr/blogs/blog-du-pse/citoyens-dabord-pour-un-agenda-progressiste-europeen. Voir aussi sur le site du pse (http://www.pes.org/fr), « Citoyens d’abord : pour un agenda progressiste européen ». Ce texte, voté le 7 décembre à Prague, par les délégués de 33 partis socialistes européens, définit les priorités du pse.
-
[12]
« 800 000 personnes ont été mises en “garde à vue”, en 2009, souvent dans des conditions indignes et humiliantes. »
-
[13]
Alan Greenspan, « The Challenge of Central Banking in a Democratic Society », le 5 décembre 1996.
-
[14]
Cf. Zaki Laïdi, La Norme sans la force. L’énigme de la puissance européenne, Presses de Sciences Po, 2005 ; rééd., 2008.
La crise de la gauche européenne a de multiples causes. Raffaele Simone, dans un précédent numéro du Débat, en a évoqué quelques-unes, plus ou moins pertinentes. Mais la principale réside à mes yeux dans l’évolution du capitalisme contemporain lui-même. Dans le dernier quart du xxe siècle, nous sommes passés progressivement d’un capitalisme industriel et national à un capitalisme mondialisé et dominé par la finance. Les marchés, les entreprises, la production se sont globalisés ; les États, les partis, les syndicats sont restés, pour l’essentiel, des acteurs nationaux. Le capitalisme financier a conquis l’hégémonie au sein du monde des affaires et institué un nouveau modèle économique qui lui permet de prélever la part du lion sur les richesses produites. La révolution numérique a facilité la fragmentation de la chaîne de production et la délocalisation des entreprises. Le ralliement de l’ex-urss et de la Chine au capitalisme sauvage et la fin des expériences de « développement autocentré » dans les grands pays émergents (Inde, Brésil...) ont mis en concurrence les salariés occidentaux avec 1,5 milliard de prolétaires du Sud, taillables et corvéables à merci. Le centre de gravité de l’économie-monde s’est déplacé vers l’Asie où se trouvent les nouveaux marchés en croissance rapide. Dans le champ des idées, le libéralisme économique a fait un retour en force au début des années 1980 (et plus encore dans les années 1990, après l’effondrement du communisme) et s’est imposé comme idéologie dominante, sinon comme « pensée unique »…
Cet article est en accès conditionnel
Acheter cet article
3,49 €