Article de revue

Une Europe cohérente ne peut être que fédérale

Pages 36 à 40

Citer cet article


  • Moreau Defarges, P.
(2006). Une Europe cohérente ne peut être que fédérale. Le Débat, 140(3), 36-40. https://doi.org/10.3917/deba.140.0036.

  • Moreau Defarges, Philippe.
« Une Europe cohérente ne peut être que fédérale ». Le Débat, 2006/3 n° 140, 2006. p.36-40. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-le-debat-2006-3-page-36?lang=fr.

  • MOREAU DEFARGES, Philippe,
2006. Une Europe cohérente ne peut être que fédérale. Le Débat, 2006/3 n° 140, p.36-40. DOI : 10.3917/deba.140.0036. URL : https://shs.cairn.info/revue-le-debat-2006-3-page-36?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/deba.140.0036


Notes

  • [1]
    Pierre Gerbet, La Construction de l’Europe, Paris, Imprimerie nationale, 1999, pp. 166-167.
  • [2]
    Le Parlement européen devient, depuis le traité de Maastricht, l’un des deux pôles du processus décisionnel (système de la codécision Conseil-Parlement).
  • [3]
    Le coq gaulois, quel symbole parfois inquiétant !

L’analyse que développe Paul Thibaud dans « Échec et projet » sur la crise de l’Union européenne et ses issues possibles ne saurait qu’être fidèle à la vision qu’il a toujours exprimée : une Europe fondée sur le marché est vouée à être technocratique et donc à être rejetée par les peuples ; toute construction européenne doit se fonder sur les constituants historiques de l’Europe, à savoir les nations ; enfin, l’unité européenne s’affirmera moins par des mécanismes institutionnels que par une vision, une doctrine de la mondialisation. Chacune de ces trois idées soulève quelques interrogations.L’Europe marché. Contrairement à une légende bien établie, Jean Monnet n’est pas vraiment le père de l’Europe marché. Certes, il est à l’origine de la construction européenne, avec la première Communauté, celle du charbon et de l’acier (ceca, 1951). Jean Monnet, marqué par les États-Unis du New Deal, rêvait d’une Europe « technocratique », organisée autour d’agences, d’autorités spécialisées. L’Europe marché prend corps dans la seconde moitié des années 1950, à la suite de l’échec du projet de Communauté européenne de défense. « L’idée d’un Marché commun général – et non limité à certains secteurs – était dans l’air en Allemagne et dans les pays du Benelux au début de 1955. Monnet n’était pas très séduit par cette idée. Initiateur de la méthode d’intégration sectorielle dans des domaines limités mais décisifs, il estimait que la libération complète des échanges serait une entreprise trop vaste et trop complexe pour permettre des délégations de pouvoirs des gouvernements à une autorité commune, ce qui pour lui était l’essentie…


Date de mise en ligne : 01/11/2010

https://doi.org/10.3917/deba.140.0036

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