Article de revue

La haine chez l’enfant et l’adolescent

Pages 127 à 133

Citer cet article


  • Hamad, N.
(2023). La haine chez l’enfant et l’adolescent. La revue lacanienne, 24(1), 127-133. https://doi.org/10.3917/lrl.231.0127.

  • Hamad, Nazir.
« La haine chez l’enfant et l’adolescent ». La revue lacanienne, 2023/1 N° 24, 2023. p.127-133. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-la-revue-lacanienne-2023-1-page-127?lang=fr.

  • HAMAD, Nazir,
2023. La haine chez l’enfant et l’adolescent. La revue lacanienne, 2023/1 N° 24, p.127-133. DOI : 10.3917/lrl.231.0127. URL : https://shs.cairn.info/revue-la-revue-lacanienne-2023-1-page-127?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/lrl.231.0127


Notes

  • [1]
    S. Freud, « Pulsions et destins de pulsions », (1915), dans Œuvres complètes, t. XIII, Paris, Puf, 1991, p. 184.
  • [2]
    M. Klein, « Les tendances criminelles chez les enfants normaux », dans Essais de psychanalyse, Paris, Payot, 1976, p. 211-228.

Que nous révèle le travail avec les enfants de ce que les psychanalystes appellent de nos jours la clinique moderne ? Peut-on lire cette modernité selon les repères cliniques classiques que Freud, Lacan, Klein, Winnicott et d’autres ont découverts ou avons-nous rassemblé un savoir clinique suffisamment étoffé qui nous permette d’abandonner nos classiques ?
Je crois, quant à moi, que nous sommes toujours dans une modernité et que nous apprenons à la connaître grâce à l’expérience clinique que vieux et jeunes psychanalystes acquièrent auprès des adultes et des enfants. Il est à parier que quand on commence à parler de la modernité de notre clinique, c’est que cette modernité est presque déjà derrière nous et qu’une nouvelle étape s’apprête à voir le jour. Autrement dit, cette modernité n’est autre qu’une lecture attentive de la clinique dans un monde qui ne cesse d’évoluer dans un entourage familial qui connaît lui aussi des ruptures fréquentes et une instabilité endémique.
Je prends le risque de dire que l’entourage familial de l’enfant n’est plus constitué des parents et des grands-parents, mais du père ou de la mère seul(e) ou séparés et des nourrices et des baby-sitters. On a souvent affaire à des personnes qui assurent une fonction maternelle auprès de ces enfants dans la mesure où elles remplacent les parents dans la vie au quotidien. Je peux même dire que je connais des enfants qui sont plus attachés à leur nourrice qu’à leur mère. Des Mary Poppins qui sont dotées d’un pouvoir magique qui enchante les enfants…


Date de mise en ligne : 26/10/2023

https://doi.org/10.3917/lrl.231.0127

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