La haine chez l’enfant et l’adolescent
- Par Nazir Hamad
Pages 127 à 133
Citer cet article
- HAMAD, Nazir,
- Hamad, Nazir.
- Hamad, N.
https://doi.org/10.3917/lrl.231.0127
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- Hamad, Nazir.
- HAMAD, Nazir,
https://doi.org/10.3917/lrl.231.0127
Que nous révèle le travail avec les enfants de ce que les psychanalystes appellent de nos jours la clinique moderne ? Peut-on lire cette modernité selon les repères cliniques classiques que Freud, Lacan, Klein, Winnicott et d’autres ont découverts ou avons-nous rassemblé un savoir clinique suffisamment étoffé qui nous permette d’abandonner nos classiques ?
Je crois, quant à moi, que nous sommes toujours dans une modernité et que nous apprenons à la connaître grâce à l’expérience clinique que vieux et jeunes psychanalystes acquièrent auprès des adultes et des enfants. Il est à parier que quand on commence à parler de la modernité de notre clinique, c’est que cette modernité est presque déjà derrière nous et qu’une nouvelle étape s’apprête à voir le jour. Autrement dit, cette modernité n’est autre qu’une lecture attentive de la clinique dans un monde qui ne cesse d’évoluer dans un entourage familial qui connaît lui aussi des ruptures fréquentes et une instabilité endémique.
Je prends le risque de dire que l’entourage familial de l’enfant n’est plus constitué des parents et des grands-parents, mais du père ou de la mère seul(e) ou séparés et des nourrices et des baby-sitters. On a souvent affaire à des personnes qui assurent une fonction maternelle auprès de ces enfants dans la mesure où elles remplacent les parents dans la vie au quotidien. Je peux même dire que je connais des enfants qui sont plus attachés à leur nourrice qu’à leur mère. Des Mary Poppins qui sont dotées d’un pouvoir magique qui enchante les enfants…
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