Quand on écrit sur les autres, on les voit toujours au meilleur endroit
- Par Alaa Khaled
Pages 18 à 25
Citer cet article
- KHALED, Alaa,
- Khaled, Alaa.
- Khaled, A.
https://doi.org/10.3917/lpm.031.0018
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- Khaled, A.
- Khaled, Alaa.
- KHALED, Alaa,
https://doi.org/10.3917/lpm.031.0018
1Où il n’est pas besoin qu’arrive quoi que ce soit, à Alexandrie, pour qu’on puisse pressentir l’essentiel d’une vie en une matinée pluvieuse.
2Aujourd’hui mercredi 20 janvier, je me suis réveillé vers six heures du matin pour écrire l’article que je publie chaque semaine dans les pages culturelles d’un quotidien. J’ai paressé un peu au lit ; comme chaque matin, j’ai somnolé encore une dizaine de minutes. Puis j’ai senti des ailes humides passer plusieurs fois sur mon visage. Sheba, qui venait elle aussi de se réveiller, s’adonnait à sa pratique quotidienne : me lécher le visage, tandis que sa queue frétillait vivement et battait le rebord du lit. Je lui ai lancé à la figure de gentilles insultes, de celles qu’elle aime bien et qui la font frétiller encore plus de la queue. Elle se met alors à me lécher les pieds, puis les bras, comme si elle reconstituait le goût de son maître, au cas où il serait différent de la veille. La scène se termine chaque jour de la même façon : elle se couche sur le côté en ouvrant un peu sa patte gauche, comme pour accueillir un désireux de l’enlacer. Je passe ma main sur son ventre en partant du cou, je caresse ses petits mamelons de haut en bas, je sens son plaisir, le plaisir de l’amitié. La journée commence.
3Je me suis glissé dans la cuisine. J’ai appuyé sur le bouton de la bouilloire électrique, puis je suis passé dans la salle de bain, en attendant le “clic” annonçant que l’eau a fini de bouillir. Sheba me regardait d’un œil implorant. Je lui ai préparé son petit déjeuner tout en me faisant ma tasse de café au lait matinale. Quelques minutes plus tard, j’étais assis devant l’écran lumineux de mon ordinateur portable, sans aucune idée précise sur ce que j’allais écrire. Sheba s’est assoupie à nouveau. J’entendais la pluie tomber à verse sur l’auvent de verre du balcon. Cela m’a donné envie de fumer. Je suis sorti sur le balcon. La pluie s’était infiltrée entre les carrés de verre de l’auvent et avait fait de petites flaques sur le sol. A plusieurs reprises nous avons tenté, moi et ma femme Salwa, de boucher ces jointures avec des matières adhésives, mais cela n’a jamais marché. A chaque pluie, je trouve les mêmes petites flaques ici et là sur le sol du balcon. L’épaisseur de la fumée qui s’échappait de ma poitrine était bien supérieure à la quantité que j’aspirais de la cigarette. A cette heure pure du matin, il y a une réserve secrète qui se dégage dans l’air. Quand j’écris quelque chose, j’invente beaucoup de prétextes pour m’éloigner de l’écran lumineux. Je me lève quand je suis content de ce que j’ai écrit ; ou quand une idée qui me plaît a mûri dans ma tête et que je veux me promener avec elle dans la maison ou fumer une cigarette à l’air libre en y réfléchissant.
4La chienne s’est réveillée. Cette fois-ci, elle s’est mise à aboyer. J’ai compris que le marchand de journaux arrivait. Quelques instants plus tard, on a sonné au portail. Je me suis avancé vers l’interphone, mais je n’ai pas eu le temps de demander qui était là. “Bonjour monsieur !” m’a lancé Salama de sa voix rocailleuse. J’ai entendu ses pas dans l’escalier, puis est arrivé le moment que j’attends chaque matin avec impatience : quand il pousse le journal sous l’interstice de la porte.
5Le coup de sonnette du marchand de journaux avait réveillé Salwa. L’odeur du café s’est répandue dans la maison.
6En hiver, Salwa et moi vivons dans la cuisine. Nous y passons la plus grande partie de la journée et y prenons les trois repas. J’ai installé dans un coin un petit bureau pour écrire. La table où nous mangeons est placée sous un petit lustre en vitrail qui pend du plafond et projette sur nous une colonne de lumière multicolore. Sous cet éclairage chamarré, nos repas ressemblent à de joyeuses séances de confession. La cuisine est pour moi synonyme de chaleur. A travers trois fenêtres derrière lesquelles poussent des camphriers luxuriants, je vois la vie en abrégé : pluies, arbres, ciel, feu. Tels sont les éléments que je trouve dans le voisinage de la cuisine.
7Aujourd’hui j’ai pris un congé. C’est ce qui arrive en général les jours où je me lève tôt pour écrire. Je m’offre le droit d’étendre à toute la journée le fil de la sensation avec laquelle je me suis levé. Comme si je vivais un état d’écriture sans écrire.
8Je suis sorti de la maison à neuf heures du matin. J’ai mis mon imperméable et par-dessous, un pull léger, le genre de pulls que j’aime parce que leur lainage fin est agréable à porter. Au moment où j’allais descendre, Sheba a voulu me suivre. J’ai eu recours à une vieille ruse pour lui échapper. Il m’est difficile de l’emmener avec moi par un temps pareil. Une fois, cet hiver, l’eau l’a rendue tellement heureuse qu’elle s’est mise à sauter sur mon visage et mon imperméable pour y lécher les gouttes de pluie. Dans Andreï Roublev, de Tarkovski, un personnage sort nu sous la pluie et accueille ce don de la nature avec une joie débridée, comme un rendez-vous longtemps attendu avec une amante. Je lui ai sorti un morceau de friandise pour chiens et l’ai appelée depuis le coin où elle prend ses repas. Je lui ai montré ce que j’avais dans la main. Elle s’est couchée humblement dans cette posture typique des chiens, celle dans laquelle Anubis, le guide des âmes des défunts, a été immortalisé sur les parois des temples égyptiens. J’ai donné à Sheba sa friandise ; je savais qu’il lui faudrait quelques minutes pour se rendre compte de mon absence.
9Je suis passé par la voie des lignes de banlieue. La sonnerie annonçait l’arrivée d’un train. Chaque fois que j’entends cette sonnerie, je m’embrouille : je crois que c’est mon téléphone portable qui sonne. Je mets ma main sur la poche de mon pantalon pour sentir cette vibration spécifique aux portables. Je n’apprends pas, je tombe toujours dans le piège quand je passe par ici.
10Les jours de soleil, des marchands de poisson venus de la lointaine banlieue étalent leur marchandise près de la gare. Rester dans le voisinage de ces trains qui les ramèneront en fin de journée vers leurs banlieues les rassure, d’une certaine manière – la ville est si grande. Des marchands de fruits les rejoignent parfois. Les environs de la gare se transforment alors en un grand marché, et l’odeur du poisson se mêle à celle des goyaves. Le poisson a une odeur puissante à la limite de la pourriture. De fait quand je reviens vers midi, le soleil a fait son œuvre et il y a dans l’air une légère odeur de pourriture.
11Ce jour-là, à cause de la pluie battante, les marchands de poisson et de fruits n’étaient pas venus, mais l’odeur des jours et des années passés était toujours là, comme un souvenir ranimé.
12J’ai continué mon chemin en direction du petit café, à quelques stations de chez moi, où je me réfugie en général quand je cherche le calme. Depuis un moment, j’ai en tête l’idée d’écrire sur les cafés d’Alexandrie et les changements qu’ils ont connus ces deux dernières décennies. Les cafés ne sont plus des lieux pour s’isoler avec soi-même, mais des lieux de rassemblement : on y vient pour fixer ces écrans géants qui diffusent à longueur de journée chansons, films et matchs de football. Chaque café a son écran qui déverse des images et des souvenirs collectifs. J’évite de m’asseoir dans ce genre d’établissements.
13Je suis arrivé à mon café. Il appartient à deux frères nubiens dont l’un, “Oncle Farouk”, a plus de soixante-dix ans et continue à travailler avec entrain. Cela fait longtemps que je le connais. Au fil des ans, les verres de ses lunettes sont devenus de plus en plus épais. Toutes les quelques années, la lumière de ses pupilles se meut sous une nouvelle couche de verre. Le café est tout petit, il ne peut contenir que quelques tables. Ce sont surtout des retraités qui s’y assoient, en quête de calme pour les dernières années qui leur restent à vivre. Années qu’ils passent en compagnie des journaux du matin. Sur chaque table, un journal est grand ouvert, ou plié sous le bras de son propriétaire dans l’attente d’un deuxième tour de lecture, après une tasse de café bue à petites gorgées.
14Le soleil s’est levé timidement entre les nuages agglutinés. Les clients se sont mis à sortir leurs chaises sur le trottoir, en les alignant le long du trajet de la lumière du soleil tombant devant le café. Un jeune homme et une jeune fille d’une vingtaine d’années sont entrés, accompagnés d’une chienne avec un bandage à la patte gauche. Ils ont choisi de s’asseoir dehors, sur le trajet du soleil. J’ai commencé à avoir chaud. J’ai enlevé mon imperméable et je l’ai mis contre le dos de ma chaise, puis j’ai emporté la chaise sur le trottoir. Je l’ai posée à côté des deux jeunes gens. Mon imperméable est tombé par terre. La main de la jeune fille s’est avancée pour le ramasser. Je l’ai remerciée à la hâte, sans la regarder, pour ne pas attirer l’attention de son ami. Ils avaient l’air de vivre une histoire d’amour, parce que la chienne montrait autant d’intérêt et de joie à l’un qu’à l’autre. On n’aurait su dire qui des deux était son maître ; l’amour en faisait une seule entité aux yeux de la chienne. Assez vite, elle s’est approchée de moi. Elle avait dû sentir l’odeur de Sheba sur mes vêtements. Je lui ai tapoté la tête, à cet endroit que les chiens affectionnent parce qu’ils ne peuvent l’atteindre avec leurs pattes. Oncle Farouk est arrivé. Il a eu un geste d’agacement devant la chienne. Embarrassés, le jeune homme et la jeune fille se sont dépêchés de finir leur boisson chaude. Ils ont payé, se sont levés et se sont dirigés vers la rue qui descend à la mer.
15A cette heure innocente de cette matinée d’hiver, voir ces deux jeunes gens, leur chienne, l’air chargé de pluie et ce filet ténu de rayons du soleil, tout cela répandait dans l’atmosphère un parfum d’optimisme et de goût de vivre.
16Après leur départ, j’ai lutté contre l’ennui en prenant quelques notes dans un petit carnet. Chaque fois que je notais quelque chose, je regardais les yeux des clients du café : peut-être se disaient-ils que je consignais ces instants fugitifs de leur existence. Je me suis fait le vœu de ne jamais emporter de journal au café, aussi grand que soit mon ennui, sans doute pour ne pas ressembler aux retraités. Il me reste encore quelques années pour résister à l’ennui, avant de succomber à ce genre de vie immobile. Je crains les images que les autres renvoient de cette période délicate de la vie. Je ne sais si j’ai raison ou pas de voir les choses comme cela, peut-être qu’eux voient leur vie différemment, comme une rive qui s’étendrait à la fois au monde d’ici-bas et à l’au-delà.
17Je suis rentré à nouveau dans le café, parce que le filet de soleil a vite disparu. On aurait dit que les deux jeunes gens l’avaient emporté avec eux. Je me suis mis dans le coin près de la fenêtre. J’ai posé mon carnet sur la table ; il était un peu mouillé sur les bords. J’ai cherché un mouchoir dans ma poche pour le sécher, je n’en ai pas trouvé. Mon voisin m’a tendu un mouchoir en papier. Je l’ai remercié, puis je l’ai regardé. Il devait avoir près de quatre-vingts ans. J’ai senti à son regard qu’il avait envie de bavarder. Il portait un bonnet de laine. Il ressemblait beaucoup aux habitants des zones arctiques et aux acteurs des films russes. J’ai noté cette remarque dans mon carnet. Je me demandais si le temps qu’il faisait requérait un couvre-chef aussi épais ou si c’était l’âge avancé de l’homme qui lui faisait ressentir le climat plutôt doux d’Alexandrie comme l’hiver sibérien. Il est possible que l’âge rende tout plus lourd. Mais j’y voyais plutôt une troisième raison : ce bonnet de laine devait lui donner un sentiment de dignité, une prestance.
18J’ai commandé un chocolat chaud et j’ai continué à prendre des notes. Pendant quelques instants, je n’ai plus fait attention à mon voisin. Je n’ai pas remarqué tout de suite qu’il s’était mis à parler à un autre client en me montrant du doigt. J’ai aperçu la fin de son geste en levant la tête. Il était clair qu’il parlait de moi. Cela avait l’air amical, alors j’ai décidé d’entamer une conversation. Je lui ai dit que j’étais romancier et que j’étais en train d’écrire un article pour les pages culturelles d’un journal. Une lueur a éclairé son regard. C’était peut-être la première fois de sa vie qu’il rencontrait un écrivain. Il m’a demandé le nom du journal pour lequel j’écrivais, je le lui ai donné. Puis il m’a demandé si un de mes romans avait été adapté au cinéma. Je lui ai répondu que non. Il m’a dit qu’il avait vu Naguib Mahfouz et Tawfik El-Hakim assis dans un hôtel donnant sur la mer, un été, il y avait longtemps. J’ai compris alors la lueur qu’il avait eue dans les yeux quand je lui avais dit que j’étais romancier : cela avait ranimé en lui l’éclat de ce souvenir lointain. Je lui ai dit quelques mots sur mon dernier roman. Son titre – Une douleur légère comme une plume d’oiseau se déplaçant doucement d’un endroit à l’autre – l’a beaucoup étonné. Je lui ai expliqué qu’il s’agissait de l’autobiographie d’un narrateur parlant de ses années d’enfance et des gens qui ont traversé cette enfance. Il m’a demandé : “Tu y parles de ton père et de ta mère ?” La question était inattendue : je ne lui avais pas dit que j’étais le héros de l’histoire. Sans doute se mettait-il à la place du père dont je parlais dans le roman. J’ai répondu que oui. Il a fait : “Et ton père a lu ton roman ?” Je lui ai dit que je l’avais écrit après la mort de mes parents. Quelque chose de lourd s’est mis à planer dans l’atmosphère : une sensation de fin et de mort. J’avais très envie de continuer la discussion, mais de but en blanc, l’homme a repris son journal plié et s’est mis à le feuilleter. Je suis retourné à mon carnet, et j’ai commencé à y dessiner des formes incompréhensibles – je fais souvent cela quand je me sens perturbé.
19J’avais oublié la tasse de chocolat qu’Oncle Farouk m’avait apportée pendant que je parlais à mon voisin au bonnet. J’en ai aspiré une petite gorgée. Le breuvage était tiède. Il y avait à la surface cette fine peau que fait la crème du lait. Le chocolat était lourd dans ma bouche, il avait perdu ce goût un peu âpre que j’aime. Je l’ai avalé d’un seul trait, comme un verre de jus de fruit.
20Nous avons entendu du tapage du côté du coiffeur qui fait face au café. Un homme était étendu par terre devant la boutique. Quelqu’un lui faisait un massage cardiaque. On lui a levé les pieds sur une chaise pour que le sang afflue vers la tête, là où vit la mémoire. Les efforts du secouriste ne sont pas parvenus à le faire revenir de son coma. Quelqu’un a appelé une ambulance. Quelques minutes après, on a entendu la sirène. Les gens attroupés se sont mis à crier en désignant l’endroit où l’homme était étendu. Quand on l’a soulevé pour le mettre sur le brancard, j’ai vu son visage. Il devait avoir un peu plus de soixante-dix ans. Il n’y avait aucune trace de vie sur ses traits. On a replié ses mains l’une par-dessus l’autre sur sa poitrine, en position d’immortalité, comme une momie égyptienne. Puis on l’a fait entrer à l’intérieur de l’ambulance. J’ai songé que la position de ses mains ne changerait peut-être plus jusqu’à la tombe.
21Je n’avais pas envie de rentrer à la maison. Je voulais dissiper dans cette ambiance pluvieuse les sentiments troubles qui m’avaient envahi. Je savais que si je rentrais avec, ils resteraient en moi jusqu’au lendemain. La rue me semble un bon endroit pour chasser les souvenirs pénibles, au milieu de la foule, de l’agitation, du vacarme. J’ai pris le chemin de la mer, comme les deux jeunes gens un peu plus tôt. Une nouvelle vague de pluie a commencé. Je suis arrivé sur la plage. Le jeune homme et la jeune fille étaient là ! Ils jouaient à la balle avec leur chienne sur le sable, sans se soucier de la pluie. Je me suis arrêté pour les regarder de loin, derrière la rampe métallique. Je leur ai fait signe ; ils n’ont pas réagi. J’ai recommencé, et là le jeune homme a lancé la balle dans ma direction. La chienne s’est mise à courir en suivant la trajectoire de la balle. Je l’ai attrapée au vol et l’ai renvoyée vers eux avec force.
Il me semble que quand on écrit sur les autres, on les voit toujours au meilleur endroit.
J’ai pris un taxi et je suis allé au centre-ville, où l’affluence est plus effrénée, le vacarme plus aigu, et où il n’y a pas de place pour les remises en question. Un homme traversait la rue à un feu. Je l’ai bien regardé : c’était mon voisin de banc à l’école primaire. “Imad Ibrahim Abdo”, je me souvenais encore de son nom entier. Il avait beaucoup changé depuis le temps, mais il y avait quelque chose qui était resté. C’est ce vieux souvenir qui avait fait que son visage, après toutes ces années et malgré cette longue barbe piquée de blanc, m’était encore familier.
Peut-être que lui aussi m’a vu et a remué dans sa mémoire les mêmes pensées qui m’ont traversé à ce moment-là, et qui peut-être ne se répéteront pas.
J’ai appelé Salwa pour lui dire que j’allais sans doute passer toute la journée dehors.
Traduit de l’arabe (Egypte) par Stéphanie Dujols.
Histoiriettes…
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23Le Conseil musulman des affaires publiques a demandé au secrétaire d’Etat américain à la Défense, Robert Gates, de retirer immédiatement des équipements militaires dont les numéros de série sont des références bibliques cryptées. Il s’agit de 800 000 viseurs acquis par l’armée américaine auprès de la société Trijicon. Sur les uns, le numéro de série 2COR4 : 6 renvoie à la deuxième épître aux Corinthiens où l’on peut lire, au sixième verset du quatrième chapitre : « Car Dieu, qui a dit : la lumière brillera du sein des ténèbres, a fait briller la lumière dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Jésus-Christ. » Sur d’autres, le numéro de série JN8 : 12 désigne le douzième verset de la huitième partie de l’Evangile selon saint Jean, où Jésus dit : « Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. » La société Trijicon a reconnu l’existence de ces références codées tout en précisant qu’elles n’étaient pas illégales. Le directeur du Conseil musulman des affaires publiques a observé pour sa part que « cela fournit des arguments à la propagande des extrémistes qui prétendent qu’il existe une croisade contre l’islam menée par les Etats-Unis ». (ABC, Etats-Unis)
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