Roger Martelli, L’empreinte communiste, PCF et société française 1920-2010, Les éditions sociales, 2010, 260 p., 12,20 €.
- Par Raymond Huard
Pages 182 à 183
Citer cet article
- HUARD, Raymond,
- Huard, Raymond.
- Huard, R.
https://doi.org/10.3917/lp.375.0182
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- Huard, R.
- Huard, Raymond.
- HUARD, Raymond,
https://doi.org/10.3917/lp.375.0182
Roger Martelli, L’empreinte communiste, PCF et société française 1920-2010, Les éditions sociales, 2010, 260 p., 12,20 €.
Raymond Huard
1 Ce nouveau livre, qui prolonge les travaux antérieurs de R. Martelli sur le communisme français, est construit en deux moments. Le premier, chronologique, retrace l’histoire du PCF en cinq étapes, la naissance (1920), le processus d’implantation (1920-1946), les premiers ébranlements (1947-1969), les espérances déçues (1969-1978), l’impossible sursaut (1978-2010). Cette histoire, alerte et très bien informée, s’efforce de prendre en compte tous les éléments d’ordre économique, sociétal, international, de politique nationale ou propres au PCF qui expliquent l’enracinement, les succès momentanés, les reculs, les rémissions et le déclin de l’organisation, « exsangue » (p. 233) aujourd’hui, mais qui constitue néanmoins « une force importante à la gauche de la gauche, par ses effectifs déclarés et son volant d’élus territoriaux » (p. 169). Le second moment, plus problématique, comprend deux chapitres qui se recoupent partiellement, « Les racines du communisme français » et un « Épilogue. Un communisme du xx e siècle ». Il situe, dans une plus longue durée depuis 1789, ce qu’a pu représenter dans la société française la radicalité communiste et pourquoi elle a pu marquer de son « empreinte » la société française. R. Martelli, assez pessimiste sur l’avenir du PCF en tant que tel, n’exclut pas cependant que cette empreinte puisse s’insérer « dans les constructions à venir ». Un fort dossier d’annexes statistiques (21 p.) appuie les analyses.