Compte rendu

Îles en projet, les carnets du paysage, n° 35, 2019, Actes Sud et École Nationale Supérieure du Paysage, 28 €

Pages 56c à 58c

Citer cet article


  • Miossec, A.
(2019). Îles en projet, les carnets du paysage, n° 35, 2019, Actes Sud et École Nationale Supérieure du Paysage, 28 € La Géographie, 1575(4), 56c-58c. https://doi.org/10.3917/geo.1575.0056c.

  • Miossec, Alain.
« Îles en projet, les carnets du paysage, n° 35, 2019, Actes Sud et École Nationale Supérieure du Paysage, 28 € ». La Géographie, 2019/4 N° 1575, 2019. p.56c-58c. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-la-geographie-2019-4-page-56c?lang=fr.

  • MIOSSEC, Alain,
2019. Îles en projet, les carnets du paysage, n° 35, 2019, Actes Sud et École Nationale Supérieure du Paysage, 28 € La Géographie, 2019/4 N° 1575, p.56c-58c. DOI : 10.3917/geo.1575.0056c. URL : https://shs.cairn.info/revue-la-geographie-2019-4-page-56c?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/geo.1575.0056c


1 Les îles fascinent : c’est presque un cliché, et le développement touristique a fait exploser la demande, non sans conséquences, à la fois humaines et environnementales. Sous la pression du tourisme, elles subissent une profonde mutation : la terre est plus rare, plus convoitée, plus chère également. Toutes les « petites » îles connaissent cette situation pénalisante pour les plus jeunes. Sur le plan environnemental, la forte pression sur les milieux contribue à les dégrader… Les îles font rêver, elles incarnent le bonheur d’être seul, face à la nature mais plus encore face à soi-même. Leur attractivité rompt cette logique romantique. Ces carnets constituent une sorte de kaléidoscope rédigé par des architectes, urbanistes et paysagistes ; un kaléidoscope ordonné en quatre parties dont les titres disent au fond la diversité des approches qui rend toute recension improbable. Les « îles urbaines » viennent en tête, c’est assez logique : elles ont pu disparaître tant bien des villes se sont construites autour des îles et l’urbanisation les a submergées. Une seconde partie, « projeter dans les îles » entraîne le lecteur vers les utopies paysagères de l’île de la Réunion, vers les « îles-jardin » ou encore les îles paradis : la différence d’échelle illustre bien la difficulté d’ordonner les textes qui, chacun, dit tout autant la sensibilité de l’auteur que l’objet d’un projet. Les îles appellent le voyage, les « déplacements », la Seine d’îles en îles ou encore la visite (ici Marseille) face à des îles qui sont autant de destinations, touristiques aujourd’hui. Restent les « mythologies » et au fond l’exotisme, l’île de Robinson pour clore la série.

2 On l’aura compris, le volume invite à la liberté et au plaisir de lire, chaque texte constitue un ensemble et vaut pour la qualité de l’écriture et de l’illustration. Il faut se laisser dériver au hasard des représentations que s’en font les auteurs, bien dans la logique contemporaine des approches paysagères.

3 Alain Miossec


Date de mise en ligne : 30/09/2022

https://doi.org/10.3917/geo.1575.0056c