Compte rendu

Gérald Bronner, La planète des hommes, réenchanter le futur, Paris, PUF, 2014, 137 p., 13 €

Pages 53g à 57g

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  • Valla, B.
(2015). Gérald Bronner, La planète des hommes, réenchanter le futur, Paris, PUF, 2014, 137 p., 13 € La Géographie, 1557(2), 53g-57g. https://doi.org/10.3917/geo.1557.0053g.

  • Valla, Barthélemy.
« Gérald Bronner, La planète des hommes, réenchanter le futur, Paris, PUF, 2014, 137 p., 13 € ». La Géographie, 2015/2 N° 1557, 2015. p.53g-57g. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-la-geographie-2015-2-page-53g?lang=fr.

  • VALLA, Barthélemy,
2015. Gérald Bronner, La planète des hommes, réenchanter le futur, Paris, PUF, 2014, 137 p., 13 € La Géographie, 2015/2 N° 1557, p.53g-57g. DOI : 10.3917/geo.1557.0053g. URL : https://shs.cairn.info/revue-la-geographie-2015-2-page-53g?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/geo.1557.0053g


1 Voici un livre roboratif. Et qui se veut tel. Gérald Bronner, sociologue, entend réagir contre le pessimisme ambiant. À un imaginaire apocalyptique du devenir de notre planète il oppose un autre imaginaire. Nos contemporains « cauchemardent plus qu’ils ne rêvent » : le quotidien va être empoisonné par un nombre croissant de pollutions de tous ordres dont la science est particulièrement responsable. L’arborescence technologique qu’elle a permis de développer fait de l’homme un apprenti sorcier.

2 Cette narration pessimiste est lourde de conséquences. Elle débouche sur une « anthropophobie », et met en place une « heuristique de la peur » conduisant à des mesures drastiques : réduction de l’économie des pays occidentaux, de la consommation en général, modification de nos modes de vie, généralisation de l’auto production. G. Bronner suggère une autre vision. Considérant que la planète sur laquelle nous vivons ne sera pas éternelle, en raison de la quantité d’énergie qu’elle recevra du fait du vieillissement du soleil, un exode sera nécessaire vers des exoplanètes. Il faudra alors que l’humanité soit à même de répondre aux multiples défis d’une telle aventure. Interrompre notre déploiement technologique serait mortifère. Parallèlement il importe que nous prenions conscience dès à présent que nous sommes « humains avant d’être terriens ».

3 La fin du livre déconcerte. Sans doute l’auteur rappelle-t-il que l’échelle temporelle est celle du milliard d’années et que son propos est avant tout philosophique : avancer une vision qui ne soit pas basée sur la désespérance. Mais nombre de questions surgissent : fondamentalement, la terre est-elle une planète comme les autres et l’humanité peut-elle se poursuivre « hors sol » ? Ce livre constitue un socle de réflexion réconfortant à un moment où la sagesse est réputée résider dans les oracles des prophètes de l’apocalypse environnementale.

4 Barthélemy Valla


Date de mise en ligne : 03/04/2023

https://doi.org/10.3917/geo.1557.0053g