Sylvie Brunel, L’Afrique est-elle si bien partie ?, Éditions Sciences humaines, Paris 2014, 179 pages
- Par Jacque Gastaldi
Pages 51f à 54f
Citer cet article
- GASTALDI, Jacque,
- Gastaldi, Jacque.
- Gastaldi, J.
https://doi.org/10.3917/geo.1555.0051f
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- Gastaldi, J.
- Gastaldi, Jacque.
- GASTALDI, Jacque,
https://doi.org/10.3917/geo.1555.0051f
1 L’ouvrage, dont l’auteur a décidé de verser ses droits à l’Association pour le développement durable en Afrique et dans le monde, porte un titre dont la forme interrogative laisse percer à la fois le doute et l’espoir.
2 L’auteur porte attention à chaque Pays et au continent, laissant deviner un fond d’affection et de compréhension, ceci n’écartant ni la lucidité ni l’impartialité.
3 Le contenu scientifique s’appuie sur une démarche de géographe et d’ethnologue. Une documentation exhaustive porte sur les ressources naturelles, la population et sa richesse, les flux humains et financiers et les potentiels de production d’une « Afrique des contrastes ».
4 L’Afrique est convoitée aujourd’hui plus encore qu’hier et se trouve soumise à un réseau d’intérêts agissant auprès de gouvernements prêts à maintes compromissions. Sur ce dernier point, le jugement est inflexible, de même que pour certains sujets de société, tels que l’esclavage ou les discriminations ethniques.
5 L’omniprésence des règles coutumières et, parallèlement de pratiques despotiques nous montre une Afrique encore en devenir mais où le retard ne se comble pas.
6 Citant René Dumont pour qui, en 1962, « l’Afrique est mal partie », Sylvie Brunel corrige et relativise par la formule « L’Afrique n’est pas si bien partie », précisant : « malgré des redressements spectaculaires », laissant ainsi la place à un degré d’optimisme, fondé pour l’essentiel sur les immenses potentialités du continent.
7 Jacque Gastaldi