Compte rendu

F. Feretti, Élisée Reclus. Pour une géographie nouvelle, CTHS, 2014, 448 p.

Pages 53e à 56e

Citer cet article


  • Fumey, G.
(2014). F. Feretti, Élisée Reclus. Pour une géographie nouvelle, CTHS, 2014, 448 p. La Géographie, 1554(3), 53e-56e. https://doi.org/10.3917/geo.1554.0053e.

  • Fumey, Gilles.
« F. Feretti, Élisée Reclus. Pour une géographie nouvelle, CTHS, 2014, 448 p. ». La Géographie, 2014/3 N° 1554, 2014. p.53e-56e. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-la-geographie-2014-3-page-53e?lang=fr.

  • FUMEY, Gilles,
2014. F. Feretti, Élisée Reclus. Pour une géographie nouvelle, CTHS, 2014, 448 p. La Géographie, 2014/3 N° 1554, p.53e-56e. DOI : 10.3917/geo.1554.0053e. URL : https://shs.cairn.info/revue-la-geographie-2014-3-page-53e?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/geo.1554.0053e


1 Reclus n’est plus tout à fait un inconnu mais on n’en sera pas moins intrigué par ce livre d’un auteur italien en poste à Genève. Ferretti montre comment Reclus a pu écrire sa Nouvelle Géographie universelle en vingt ans. Une somme qui n’a quasiment pas pris une ride, à la différence de bien d’autres tentatives de ce genre… Grâce à un réseau extrêmement efficace qui compte Pierre Kropotkine et Léon Metchnikoff, exilés politiques d’alors, et surtout l’éditeur Pierre-Jules Hetzel, Reclus montre que le mythe romantique de l’auteur solitaire et marginal ne tient pas. L’engagement de Reclus dans la production d’un savoir scientifique de haute tenue est là, dans une considérable somme d’archives que Ferretti a pris le temps de dépouiller. Sans oublier de rapporter les questionnements d’alors, sur l’identité européenne, l’hégémonie de ce continent alors à son apogée colonial. Cette fabrique d’une géographie sociale et politique de l’Europe que Ferretti parvient à ressusciter donne tout son intérêt à ce livre à l’écriture fine et talentueuse.

2 G.F.


Date de mise en ligne : 13/03/2023

https://doi.org/10.3917/geo.1554.0053e