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Paysages en chantier

Pages 32 à 35

Citer cet article


  • Fumey, G.
(2012). Paysages en chantier. La Géographie, 1546(3), 32-35. https://doi.org/10.3917/geo.1546.0032.

  • Fumey, Gilles.
« Paysages en chantier ». La Géographie, 2012/3 N° 1546, 2012. p.32-35. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-la-geographie-2012-3-page-32?lang=fr.

  • FUMEY, Gilles,
2012. Paysages en chantier. La Géographie, 2012/3 N° 1546, p.32-35. DOI : 10.3917/geo.1546.0032. URL : https://shs.cairn.info/revue-la-geographie-2012-3-page-32?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/geo.1546.0032


Chantier du musée des Confluences, Juin 2012

Description de l'image par IA : Chantier en construction avec poutres métalliques et grues, juin 2012.

Chantier du musée des Confluences, Juin 2012

© photo Blaise Adilon

Maquette du projet EuroMéditerranée

Description de l'image par IA : Ville côtière avec bâtiments, routes et espaces verts près de la mer.

Maquette du projet EuroMéditerranée

Chantier EuroMéditerranée à Marseille, août 2012

Description de l'image par IA : Chantier de construction avec grues et bâtiments en cours d'édification.

Chantier EuroMéditerranée à Marseille, août 2012

Euroméditerranée : un grand projet de renouvellement urbain pour Marseille.
Il s’agit d’un projet lancé depuis 1989 à l’initiative du maire de Marseille, Robert Vigouroux et de l’État. L’accord pour la mise en place d’un Etablissement Public d’Aménagement a été donné le 26 avril 1994.
Ce projet, financé par l’Union européenne, l’État, le conseil régional, le conseil général, la communauté urbaine et la Ville de Marseille, devrait être achevé en 2012.
Quatre quartiers qui ont mal vieilli, La Belle de mai, Saint-Charles, la Joliette et Arenc, ainsi que la Rue de la République, sur une superficie de 3,1 km2, vont être remodelés avec un budget de 3,5 milliards d’euros d’investissements publics et privés sur une durée de 15 ans. Tout sera remodelé en vue de la création d’un véritable quartier de vie au rayonnement international : aménagements urbains, logements, commerces et création de centaines de milliers de mètres carrés de bureaux. Marseille veut se positionner aujourd’hui au niveau des grandes métropoles européennes.
© Marie-José Ferrero, Phot.event

Guiyang (Guizhou, Chine)

1 Dans les paysages en train de naître dans le monde, ceux de la Chine et du Golfe persique sont sans doute parmi les plus spectaculaires : immenses chantiers dominés par des grues qui travaillent parfois 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Cette mutation est d’autant plus surprenante que le pouvoir chinois a longtemps privilégié le rôle politique et symbolique de la ville sur sa raison économique. On attribue ce faible développement des villes dans l’histoire de la Chine au manque de chartes, de franchises et d’outils de droit privé, à ces carcans qu’ont été les plans en damier, les fossés, les forteresses. Plusieurs politiques urbaines ont été adoptées depuis la fin de l’Empire en 1911 avec des visions idéologiques qui ont évolué. Aujourd’hui, les villes chinoises sont devenues de vastes territoires en construction. Ainsi, Giuyang, capitale de la province du Guizhou, « petite » ville au bord de la rivière Nanming, à 1270 m d’altitude.

2 La population a dépassé les 3 millions d’habitants en l’an 2000. Appelée Shunyuan (順元), l’actuelle Guiyang a été fondée au XIIIe siècle sous la dynastie mongole des Yuan pour pacifier la région. Son rôle politique de capitale a été renforcé sous les Ming qui leur succédèrent et les Qing jusqu’en 1911. Industrialisée, reliée au réseau ferroviaire en 1959, elle connaît une croissance démographique exponentielle depuis la fin du XXe siècle.

3 Le cœur de la ville qui était le centre d’un damier a été un peu englouti par les travaux routiers nécessaires pour fluidifier le trafic automobile. Dans le méandre de la rivière, les autorités ont gardé un témoignage d’architecture bouddhiste (ci-contre), destiné à « ethniciser » la skykine de style international et quelque peu arrogante.

Description de l'image par IA : Un temple traditionnel éclairé au coucher du soleil, entouré de gratte-ciels modernes, reflété dans l'eau calme.

4 La dernière décennie a été fulgurante en matière urbaine : la ville des années 1960-70 équipée de « blocs » d’une dizaine d’étages est en profond remaniement. Guiyang s’est équipée de plusieurs dizaines de tours, dont certaines ont plus de cinquante étages. Comme toutes les villes qui ont des sites de collines intra-urbaines (Rome, Paris, Mascate, etc.), Guiyang doit construire au-delà de ce qui a été une limite urbaine, les collines à l’arrière-plan dont les formes ne sont pas sans rappeler les montagnes dans les toiles de… Léonard de Vinci. Des satellites (Liuguang, Kaiyang, Xifeng, etc.) sont en cours d’édification sur d’immenses chantiers qui se dotent tous d’un centre d’activité : ici une université, là un technopole, ou une manufacture, un parc, un centre de loisirs… Une ville qui adopte des airs de skyline hongkongaise et se coule par petites touches dans le moule d’un urbanisme de style cosmopolite et mondialisé.

5 G. F.

Description de l'image par IA : Ville moderne avec des gratte-ciels, une rivière sinueuse et des montagnes en arrière-plan.

Date de mise en ligne : 16/03/2023

https://doi.org/10.3917/geo.1546.0032