Jean Renard, Les campagnes nantaises. Un demisiècle de révolutions sociales et paysagères (1960-2010), PUR, 2012, 192 p.
- Par Gilles Fumey
Pages 54e à 55e
Citer cet article
- FUMEY, Gilles,
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- Fumey, G.
https://doi.org/10.3917/geo.1545.0054e
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https://doi.org/10.3917/geo.1545.0054e
1 Un peu comme Fourastié et l’après-guerre, Jean Renard passe au tamis la fin du siècle et la dernière décennie. Les campagnes nantaises qui ont été comme l’écosystème de l’auteur sont devenues, telles le Midwest américain, une zone prospère d’agroindustrie. Et dans l’ombre portée de la métropole atlantique, un vaste dortoir de citadins et de retraités. Rien de nouveau sous le soleil français si ce n’est que ces terres agricoles nantaises et vendéennes sont marquées par des guerres intestines entre productivistes (modèle breton et ses faillites annoncées, comme celle de Doux) et paysans. Le travail au scalpel de Jean Renard est agrémenté de deux cahiers couleurs, un cartographique et un photographique qui porte les habits d’une certaine nostalgie.
2 G. F.