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Article de revue

« Sauver une âme, c’est comme sauver l’humanité »

Pages 77 à 81

Citer cet article


  • Entretien avec Bachelier, S.,
  • Badji, Y.,
  • Propos recueillis par Bellini, D.
(2021). « Sauver une âme, c’est comme sauver l’humanité » L'Observatoire, 57(1), 77-81. https://doi.org/10.3917/lobs.057.0077.

  • Entretien avec Bachelier, Sophie.,
  • et al.
« “Sauver une âme, c’est comme sauver l’humanité” ». L'Observatoire, 2021/1 N° 57, 2021. p.77-81. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-l-observatoire-2021-1-page-77?lang=fr.

  • Entretien avec BACHELIER, Sophie,
  • BADJI, Yancouba,
  • Propos recueillis par BELLINI, Danielle,
2021. « Sauver une âme, c’est comme sauver l’humanité » L'Observatoire, 2021/1 N° 57, p.77-81. DOI : 10.3917/lobs.057.0077. URL : https://shs.cairn.info/revue-l-observatoire-2021-1-page-77?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/lobs.057.0077


Il s’appelle Yancouba Badji, il a tenté à quatre reprises de traverser clandestinement la Méditerranée pour rejoindre l’Europe. Alors qu’il s’apprêtait à une nouvelle traversée, il se ravisa et parvint à retourner dans son village, en Casamance, investi d’une mission pour les siens. Sophie Bachelier est réalisatrice de documentaires. Elle s’intéresse aux destins singuliers, et travaille sur la mémoire, l’errance, l’exil. Nous les avons rencontrés ensemble à Paris. Ils nous ont parlé de leurs parcours, de leur rencontre et du documentaire Tilo Koto réalisé par Sophie Bachelier et Valérie Malek. Un film qui retrace le parcours sensible et atypique de Yancouba Badji, et qui vient d’être récompensé par le Prix du Public au Festival Interférences 2020 de Lyon.

1L’ObservatoireYancouba, vous êtes originaire de Casamance et vous aviez décidé de quitter votre pays. Dans quelles conditions votre départ s’était-il décidé ?

2Y. Badji – Je suis artiste peintre et climaticien. J’ai 42 ans et je viens de la Casamance, au sud du Sénégal. Lorsqu’il y a eu la guerre au Sénégal, je suis parti me réfugier dans le pays voisin, la Gambie. Mais là non plus, il n’y avait pas de stabilité. C’était une dictature, et j’ai dû prendre la route clandestine pour rejoindre l’Europe en 2016. Je suis passé par le Mali, le Niger, le Burkina Faso et enfin la Lybie. De là, j’ai tenté quatre fois de traverser la Méditerranée et ce fut quatre échecs.

3La quatrième fois, j’ai été arrêté par la marine tunisienne dans les eaux internationales et conduit au Centre Al Hamdi de Médenine au sud de la Tunisie. Nous y étions parqués. Nous avions peur de sortir. Nous n’étions pas en sécurité. Le moindre conflit tournait au drame car nous n’étions pas acceptés par la population.

4L’ObservatoireSophie Bachelier, les questions de la migration, du voyage clandestin, de la séparation sont les thèmes que vous explorez dans vos documentaires. Comment en êtes-vous arrivée à privilégier ces thématiques ?

5S. Bachelier – En 2005, j’ai travaillé comme monteuse sur le film Le Piège de Djamel Benramdane. En découvrant les rushes, j’ai été choquée. Ces gens venus de l’Afrique de l’Ouest étaient piégés au Maghreb depuis des années sans pouvoir parvenir en Europe ni rentrer chez eux. Ils étaient déjà, à l’époque, victimes de chasse à l’homme noir dans le désert de Tamanrasset. Une phrase de mon ami cinéaste Félix Samba N’Diaye tournait dans ma tête : « C’est tout le sang de notre jeunesse qui part se diluer dans l’océan, il n’y a ni la guerre, ni la famine au Sénégal, c’est bien plus complexe ! »

6En 2010, je décidai de partir au Sénégal à la recherche de cette complexité et de m’adresser aux femmes parce qu’elles me semblaient être les premières concernées par ces tragédies. C’est ainsi que le film Mbëkk mi est né. Sur place, chacune des femmes que je rencontrais était en effet touchée par la question de l’émigration clandestine, par le Mbëkk mi, comme elles l’appellent en wolof. Elles avaient toutes un fils, un mari, un frère, disparu, mort ou enfermé en Espagne. Ces femmes, qui les écoutait ? C’était à elles que je souhaitais donner la parole. Ce qui ressort des dix témoignages du film, c’est que ce Mbëkk mi, cette émigration clandestine, n’a fait que les appauvrir. Elles ont perdu leur argent mais aussi leurs fils, leurs frères, leurs maris.

7L’ObservatoireSophie Bachelier, Yancouba Badji, comment vous êtes-vous rencontrés ? Dans quelles circonstances ?

8S. B. – Avec Valérie Malek, ma coréalisatrice, nous sommes parties à Médenine au centre Al Hamdi, averties par son directeur, le Docteur Mongi Slim, que toutes les personnes revenant de Libye avaient des témoignages de plus en plus durs. Nous avons réalisé de nombreux entretiens pendant notre repérage en août 2017. C’est là que nous avons rencontré Yancouba Badji. À notre retour en France, nous avons trouvé son récit particulièrement fort et avons décidé d’axer la narration sur son seul personnage. Nous lui avons demandé par téléphone s’il était d’accord. Il a ainsi accepté de nous attendre, lui qui avait projeté de repartir par le Maroc et l’Algérie, mais ça nous ne le savions pas encore ! Il fallait nous dépêcher de revenir, car nous risquions de ne pas le retrouver au Centre. Mais, il a tenu parole, il nous a attendues !

Yancouba Badji, 23 mai 2017, 4e tentative de traversée de la Méditerranée depuis les côtes libyennes

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Yancouba Badji, 23 mai 2017, 4e tentative de traversée de la Méditerranée depuis les côtes libyennes

© Adagp, Paris, [2020]

9Y. B. – Quand on s’est rencontrés Sophie, Valérie et moi, c’était une période où j’étais en colère, je ne voulais plus faire d’entretiens, avec personne. J’avais déjà eu des entretiens avec des journalistes qui venaient d’un peu partout. Je pensais que notre message était assez clair mais qu’il n’était pas entendu, et cela ne changeait en rien notre situation. Avec Sophie et Valérie, j’ai accepté l’interview, me disant que ce serait la toute dernière fois.

10Après leur départ, on est restés en contact, on s’est appelés, on s’est écrit. Et un jour, elles m’ont appelé pour me dire qu’elles voulaient faire un sujet sur moi. J’ai accepté. Je les ai attendues, j’ai tenu le coup jusqu’à ce qu’elles reviennent, en novembre, et on a fait le film ensemble. Elles m’ont demandé ce que je voulais qu’elles me rapportent de France. Je leur ai répondu que je voulais bien des tubes de peinture et des pinceaux. Et de la toile si possible.

11L’ObservatoireVous avez travaillé ensemble sur le film, qu’est-ce que cela a produit chez vous ?

12Y. B. – Travailler ensemble m’a beaucoup aidé. Avant de connaître Sophie et Valérie, j’étais triste, je ne sortais pas. Sur les murs blancs de ma chambre sont apparus des personnages. Ça a créé un problème au Centre. La dame qui venait nettoyer le matin n’était pas contente, elle disait avec une grimace : « Lui, il crayonne partout ! »

13Sophie et Valérie ont tenu parole, elles m’ont apporté tubes de peinture et toiles, mais avec le tournage qui nous prenait toute la journée, je n’avais pas le temps de peindre ! C’est seulement lorsqu’elles sont reparties en France, un mois après, que j’ai commencé à peindre et à leur envoyer des petites photos par WhatsApp. Elles ont trouvé mon travail intéressant et Sophie est revenue en Tunisie pour me filmer. La peinture était pour moi une manière de faire comprendre ce que je n’avais plus la force de dire avec des mots. J’avais pour obsession de laisser des traces de ce que mes camarades et moi avions vécu de terrible durant ce parcours. À ce moment-là, seule la peinture le pouvait.

14L’ObservatoireAvant le voyage, dans votre village, vous peigniez ?

15Y. B. – Oui, la peinture est une passion de longue date. À 13 ans, en Casamance, je fréquentais un frère peintre, Gnily. C’était quelqu’un d’un peu décalé, un peu fou. Je suis toujours copain avec des décalés, je m’entends bien avec eux ; tout le monde le fuyait mais moi j’étais son ami. C’est grâce à lui que je me suis intéressé à la peinture, à l’art.

16Ça ne plaisait pas du tout à ma grand-mère qui vient d’une famille religieuse, musulmane, peule. Elle m’empêchait de peindre, elle disait : « Tous ces bonhommes, il ne faut pas leur donner une âme, c’est dangereux ! » J’obéissais, mais de temps en temps, je partais quand même chez mon ami Gnily.

17Lorsque j’ai repris la peinture, en Tunisie, je me suis dit qu’après ce que je venais de vivre, c’était le moment de dire mes colères, mes maux. Je me suis lancé à fond dans la peinture. Grand-mère n’étant plus là, personne ne pouvait plus s’y opposer.

18L’ObservatoireLa rencontre avec les réalisatrices, puis la peinture, a modifié votre projet de voyage clandestin ?

19Y. B. – Lorsque Sophie est revenue nous filmer, moi et mes pinceaux, j’ai pris ma décision : il était temps de rentrer en Casamance et de cesser ce voyage absurde. Le retour s’est organisé avec l’OIM (Organisation internationale pour les migrations). La volonté de rentrer au pays vient du film. J’ai été interviewé, j’ai raconté, j’ai été écouté, j’ai réfléchi… L’urgence pour moi a été de transmettre à mes frères encore au pays les atrocités que j’avais vécues. Je ne voulais pas qu’ils tombent dans les mêmes pièges de cette traite internationale.

20L’ObservatoireQuel était votre projet Yancouba ?

21Y. B. – Après le tournage, mon projet était de rentrer au village, de dire la vérité à propos de cette route clandestine. À qui veut l’entendre. Parce qu’à un moment donné, il faut prendre ses responsabilités. Sauver une âme, c’est comme sauver l’humanité. Car moi, si j’avais été informé de ce qui m’attendait, jamais je ne serais allé en Lybie. Mais chez nous, toutes les familles n’ont pas la télévision, dans certains villages il n’y a même pas l’électricité.

22La plupart des jeunes qui perdent la vie en Méditerranée viennent de familles précaires, même si on trouve aussi sur le chemin quelques intellectuels qui n’ont pas trouvé de travail. La famille vend quelques moutons, quelques chèvres, pour permettre au fils de voyager. Si ce fils se fait kidnapper sur la route, les familles doivent envoyer de l’argent pour le libérer, et cela n’en finit pas. Non seulement les jeunes n’arrivent pas à destination, ils meurent ou se retrouvent enfermés dans des camps, mais en plus, la précarité des familles s’aggrave. Ça n’a plus aucun sens.

23L’ObservatoireUne fois sur place, vous avez donc décidé de transmettre cette réalité ?

24Y. B. – Je n’arrêtais pas de parler aux jeunes de mon parcours, de leur dire « je n’ai pas honte de revenir chez moi ». C’est la peur, la guerre, l’instabilité de la région qui nous ont fait fuir le pays. Mais aujourd’hui nous pouvons construire chez nous. Je dois partager mon histoire pour que les jeunes sachent ce qui les attend, et qu’ils le sachent avant de partir en sac à dos pour l’Europe.

25L’OIM m’a aidé à rentrer dans mon pays et m’a aussi donné une somme d’argent. Avec cet argent, le soutien de Sophie et Valérie, l’aide de la Fondation la Ferthé et de l’Atelier VMCF à Paris qu’elles avaient activée, j’ai commencé à construire un lieu culturel pour la jeunesse sur le terrain que nous avait laissé notre père.

26On est arrivés à construire les murs et à poser un toit. On espère bien que, dans deux ou trois ans, ce sera terminé. Ça fera du bien à la jeunesse. Elle y trouvera des renseignements culturels, mais aussi des informations justes sur les dangers de la route. Nous avons besoin, au pays, de la force de notre jeunesse. Elle est précieuse, on ne doit pas la perdre.

27L’ObservatoireVous mettez beaucoup d’espoirs dans ce projet ?

28Y. B. – Le but est de sauver des vies. Parce qu’en Afrique, c’est comme si de rien n’était. Les médias, ça ne les intéresse pas car c’est politique. En tant qu’artiste, je me sens aujourd’hui responsable. Nous devons dire « non » à ce système qui prend tant d’ampleur, qui dure maintenant depuis trop longtemps. Il faut se poser la question : à qui profite le crime pour qu’on laisse faire ainsi ? Ces routes clandestines sont tenues par des mafias internationales. Il y a beaucoup d’argent en jeu.

29On nous désigne comme des migrants, je n’aime pas ce mot. Nous sommes avant tout des êtres humains. Entre nous, nous nous nommons voyageurs ou camarades, jamais migrants. Il existe une grande solidarité entre ceux qui ont fait la traversée. On peut dire que c’est devenu la famille, quelle que soit notre nationalité, quel que soit le pays où l’on a atterri. Certains ont perdu la vie, d’autres sont encore dans les camps en Lybie, en Tunisie, ou quelque part au Maghreb, et j’en profite pour leur rendre hommage ici. D’autres sont en France, mais n’ont ni papiers, ni travail, ni rien. C’est très dur, vu ce qu’on a vécu. Toute ma vie, mon combat se fera avec des couleurs. Je dénoncerai l’injustice et je soutiendrai ceux qui ont mal et ne savent pas où aller. Je veillerai à ce qu’on les entende, qu’on ne les oublie pas. Je dirai notre colère.

30L’ObservatoireVotre action concrète, c’est ce centre culturel et puis votre peinture. On peut dire que votre art est votre arme ?

31Y. B. – Ma force, mon arme, ce sont mes pinceaux. Je vais bombarder les politiciens avec mes pinceaux, les tacher avec mes couleurs, jusqu’à ma dernière heure, jusqu’à ma dernière seconde. Je ne veux plus de la guerre, de la violence, qui n’apportent que souffrance. Mes armes sont mes pinceaux et mes couleurs. Mes tableaux, même s’ils ne me permettent pas encore de gagner ma vie, sont ce qui me fait du bien aujourd’hui. Dire « non ça ne va pas », je peux le dire avec ma peinture. Ça me sauve la vie, ça me lave le cerveau, c’est pour ça que je m’engage tous les jours, que je consacre du temps à ma peinture. C’est grâce à elle que je vis, que je partage. Quel bonheur quand je vois que je touche ceux qui regardent mes œuvres ! Cela me sauve.

32Tous les jours, on entend qu’il y a des morts. Même si c’est une seule personne, ce n’est pas normal. Les questions les plus importantes à résoudre sont humaines. Tous les leaders devraient s’intéresser à l’humain. On attend d’eux de stabiliser cette jeunesse qui, dans nos pays, n’a ni le droit à l’éducation, ni le droit à la santé. C’est pourtant une jeunesse ambitieuse, mais elle a si peu de moyens pour se structurer ! Ce problème doit être résolu, nos leaders doivent prendre conscience de cette jeunesse qui étouffe.

33L’ObservatoireLe monde est régi par les politiques, mais les artistes ont toute leur place dans la société. Selon vous, ont-ils aussi les moyens de transformer le monde ?

34Y. B. – Bien sûr que oui ! Pas mal d’artistes aujourd’hui disent « non », que ce soient des peintres, des musiciens… Dans tous les secteurs culturels, les artistes agissent et n’ont pas peur. Notre rôle et notre combat dans la société, c’est de pouvoir donner la parole aux gens qui n’ont pas de voix, aux familles qui n’ont pas de voix.

35L’ObservatoireVous menez ce combat et vous dites « nous », vous appartenez à une communauté de « combattants » ?

36Y. B. – Si je dis « nous », c’est parce que ce n’est pas un combat personnel. C’est le combat d’une famille en moi. Je ne me bats pas pour moi, je me bats pour les autres. Je passerai ma vie aux côtés des plus démunis, des plus précaires. Les malades, les décalés, tous mes camarades de route, voilà ma famille. Ce n’est pas important de savoir si la personne vient de la Côte d’Ivoire, du Sénégal ou de la Gambie. Ce qui me révolte et me fait souffrir, c’est cette jeunesse qui fout le camp, qui prend des risques, à la recherche d’une vie meilleure, qu’elle pourrait avoir chez elle si les politiques géraient mieux le pays et se préoccupaient davantage de nous.

37L’ObservatoireCe cri, ces espoirs, ce projet, Sophie vous les restituez dans le film. A-t-il été projeté en Casamance ?

38S. B. – Oui, dès qu’on a pu, même si le film n’était pas terminé, on a projeté une petite séquence sur la Tunisie dans les villages proches de chez Yancouba. On a été touchés par le témoignage d’un père qui avait organisé le voyage de son fils vers la Libye. Après la séance, il est venu voir Yancouba pour lui dire qu’il abandonnait ce projet de voyage pour son fils. C’était magnifique pour nous tous.

39L’ObservatoireVotre film a-t-il été diffusé ? Quelles ont été les réactions ?

40S. B. – Le film est sélectionné dans de nombreux festivals en France et à l’international. Je suis étonnée de la réaction des gens quand ils voient le film. Ils sont très émus, ils ne savaient pas à quel point c’est horrible. Je pense qu’il y a aussi une forme de déni, parce qu’on ne veut pas voir. C’est un déni que je constate aussi bien en Europe – sauf dans les milieux militants, évidemment – qu’en Afrique, au Sénégal par exemple. Il y a aussi pas mal de familles qui sont dans le déni, parce que c’est trop dur. C’est leur rêve qui s’écroule.

41L’ObservatoireQuels sont vos projets à présent ?

42S. B. – J’aimerais que les films soient diffusés, que l’on puisse montrer les œuvres de Yancouba, organiser des tables rondes. Nous avons besoin de partager nos expériences, d’échanger. Je souhaite aussi que le centre culturel devienne opérationnel, chez lui, à Goudomp en Casamance ; que les jeunes puissent venir s’y ressourcer, apprendre, échanger en toute ouverture d’esprit. Des artistes pourraient aller visiter la Casamance, puis y rester en résidence avec les jeunes… Nous sommes en train de monter des projets, même si le centre culturel n’est pas encore terminé. Nous cherchons des fonds. Là-bas, les jeunes se sont déjà emparés de l’idée. Ils la concrétisent déjà à leur manière par des actions partagées au niveau du quartier.

Filmographie

Sophie Bachelier termine une trilogie documentaire autour des thématiques de l’exil, des migrations et du racisme. Chacun de ces trois films raconte l’émigration d’un point de vue particulier :
  • Mbëkk mi, le souffle de l’océan, du point de vue des femmes restées au pays quand les hommes l’ont quitté (mention spéciale du jury Anna Politkovskaïa du Festival international de films de femmes de Créteil, 2013).
  • Choucha, une insondable indifférence, coréalisé avec Djibril Diallo, du point de vue de ceux qui sont en chemin pour quitter le pays (prix du meilleur moyen-métrage du festival Vues d’Afrique à Montréal, 2016).
  • Tilo Koto, coréalisé avec Valérie Malek (2019), du point de vue de ceux qui sont retournés au pays (prix du public au festival Interférences de Lyon 2020), coproduit par 3B productions et Damu et d’eau fraîche production.

Date de mise en ligne : 26/01/2021

https://doi.org/10.3917/lobs.057.0077