Les paysages périurbains et leur prix, Jean Cavailhes et Daniel Joliy (dir.), Presses universitaires de Franche-Comté, 2006, 200 p.
- Par Gilles Fumey
Page 093b
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- FUMEY, Gilles,
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https://doi.org/10.3917/lig.704.0093b
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1 Avec un tiers de la surface du territoire français, l’espace péri-urbain est le lieu de résidence d’un peu plus de 12 millions de personnes. Son emprise continue de s’accroître (6 millions d’hectares dans les dix dernières années). L’originalité du travail des équipes Thema et Cesaer est de mesurer le prix du paysage vu depuis les résidences en attribuant des prix hédonistes aux attributs paysagers. D’après l’enquête, ces prix n’ont pas de valeur au-delà de trois cents mètres ! Est même considérée comme une nuisance la vue par autrui. Pour le cadre de vie, les forêts et l’« agriculture » ont un prix hédoniste très positif. Ce qui pose la question, selon les auteurs, des soutiens publics à l’agriculture et à la forêt, notamment à proximité des habitations, variable qui n’est jamais prise en compte dans la gestion des espaces ruraux. Ou encore, la question bien plus vaste du paysage qui est un bien public, mais partiellement créé par des propriétaires qui ne se soucient pas de cet aspect-là. Au total, une étude très stimulante pour la gestion des périphéries urbaines.
2 Gilles Fumey