Article de revue

La démocratie représentative en question(s)

Pages 23 à 30

Citer cet article


  • Boyer, C.
(2023). La démocratie représentative en question(s) L’Enseignement philosophique, 73e Année(1), 23-30. https://doi.org/10.3917/eph.731.0023.

  • Boyer, Charles.
« La démocratie représentative en question(s) ». L’Enseignement philosophique, 2023/1 73e Année, 2023. p.23-30. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-l-enseignement-philosophique-2023-1-page-23?lang=fr.

  • BOYER, Charles,
2023. La démocratie représentative en question(s) L’Enseignement philosophique, 2023/1 73e Année, p.23-30. DOI : 10.3917/eph.731.0023. URL : https://shs.cairn.info/revue-l-enseignement-philosophique-2023-1-page-23?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/eph.731.0023


Notes

  • [1]
    Bernard Manin, Principes du gouvernement représentatif, Paris, Flammarion, 2012.
  • [2]
    Pierre Rosanvallon, Le peuple introuvable. Histoire de la représentation démocratique en France, Paris, Gallimard, 1998.
  • [3]
    Ibid., p. 12.
  • [4]
    Ibid., p. 14.
  • [5]
    Francis Dupuis-Déri, La peur du peuple. Agoraphobie et agoraphilie politiques, Montréal (QC), Lux Éditeur, 2021, propose cinq significations de ce concept flou : le peuple mythique (la nation), juridique (ou civique), identitaire, social (ou couches populaires) et politique qu’il complète en distinguant le demos de la plèbe (quand il s’assemble pour débattre et délibérer ou quand il passe à l’action) (p. 27-44).
  • [6]
    J.-J. Rousseau, Du contrat social, présentation par B. Bernardi, Paris, GF-Flammarion, 2001 : « Comme la volonté particulière agit sans cesse contre la volonté générale, ainsi le Gouvernement fait un effort continuel contre la Souveraineté » (III, 10, p. 124).
  • [7]
    J.-J. Rousseau, « Considérations sur le gouvernement de Pologne et sur sa réformation projetée », dans Discours sur l’économie politique et autres textes, présentation B. de Negroni, Paris, GF-Flammarion, 2012.
  • [8]
    Ibid., p. 189.
  • [9]
    Voir l’article de Blaise Bachofen, « Le rejet du principe de représentation et l’impératif participatif », Pouvoirs, 2020/4 (n° 175), p. 17-30, que nous reprenons librement.
  • [10]
    Op. cit., p. 190.
  • [11]
    Ibid., p. 191.
  • [12]
    Pour une analyse détaillée, voir l’article de Robert Derathé « Les rapports de l’exécutif et du législatif chez J.-J. Rousseau », Annales de philosophie politique, Rousseau et la philosophie politique, Paris, PUF, 1965, p. 153-169 et la contribution de Florent Guénard « Puissance législative et puissance exécutive : la marche vers le despotisme. Lettres de la montagne VII », dans Religion, Liberté, Justice. Lettres écrites de la montagne de J.-J. Rousseau, Paris, Vrin, 2005, chap. VI, p. 127-145.
  • [13]
    Bernard Manin, op. cit., p. 251.
  • [14]
    Ibid., p. 300.
  • [15]
    Ibid., p. 301.
  • [16]
    Pierre Rosanvallon, La contre-démocratie. La politique de l’âge de la défiance, Paris, Le Seuil, 2006.
  • [17]
    Ibid., p. 10.
  • [18]
    Ibid., p. 12.
  • [19]
    Ibid., note 2, p. 13. Il cite, bien sûr, De l’esprit des lois.
  • [20]
    Ibid., p. 14.
  • [21]
    Ibid., p. 15.
  • [22]
    Ibid., p. 28. Il s’agit donc de nouvelles figures qui ne font plus système avec les institutions légales.
  • [23]
    Ibid., p. 269.
  • [24]
    Ibid., p. 270.
  • [25]
    Ibid., p. 271.
  • [26]
    Ibid., p. 277.
  • [27]
    Parmi de nombreuses études, citons Jean-Pierre Rioux, Les populismes, Paris, Perrin, 2007 ; Dominique Reynié, Les nouveaux populismes, Paris, Fayard, 2013 ; Federico Tarragoni, L’esprit démocratique du populisme, Paris, La découverte, 2019 ; Manuel Cervera-Marzal, Le populisme de gauche. Sociologie de la France insoumise, Paris, La Découverte, 2021.
  • [28]
    Max Weber, Économie et société, trad. E. de Dampierre, Paris, Agora / Pocket, 1995, vol. 1, p. 320.
  • [29]
    Qu’il caractérise dans Le savant et le politique comme « la domination en vertu de la “légalité”, c’est-à-dire de la croyance en la validité d’une codification légale et de la “compétence” objective fondée sur l’application de règles instituées de manière rationnelle, donc en vertu de la disposition à l’obéissance et à l’accomplissement des devoirs conformément à cette codification » (trad. C. Colliot-Thélène, Paris, La Découverte Poche, 2003, p. 120).
  • [30]
    F. Dupuis-Déri, La peur du peuple, op. cit., p. 155 : « Le discours populiste promet alors de défendre les intérêts du peuple […]. Mais le populisme de droite comme de gauche se distingue de l’agoraphilie [l’amour du peuple assemblé] dans la mesure où il s’agit du projet d’un guide charismatique, qui rêve de détenir le pouvoir sur ce peuple, d’être le prochain monarque élu (à noter également que ces partis qui prétendent représenter le “vrai peuple” sont généralement dirigés d’une main de fer et dotés d’une structure interne très hiérarchique). »
  • [31]
    Terme que j’emprunte à Miguel Abensour, La Démocratie contre l’État. Marx et le moment machiavélien, Paris, Félin poche, 2012, Annexe : « Démocratie sauvage » et « principe d’anarchie », p. 247-290.
  • [32]
    Ibid., p. 254.
  • [33]
    Ibid., p. 255.
  • [34]
    Ibid., p. 258.
  • [35]
    Ibid., p. 288.
  • [36]
    Max Weber, Le savant et le politique, op. cit., p. 118.
  • [37]
    Pascal Perrineau, « Le grand débat national : la démocratie participative à grande échelle », Pouvoirs, 2020/4 (n° 175), p. 113.
  • [38]
    Ibid., p. 114 ; et il revient sur le « dispositif délibératif » avec les 21 conférences citoyennes de mars 2019, pages 126-127.
  • [39]
    La Commission Nationale du Débat Public, dont la présidente s’est retirée rapidement de la mission d’accompagnement du débat.
  • [40]
    P. Perrineau, art. cit., p. 115 ; et il indique p. 116 : « Une plateforme en ligne (500 000 citoyens y déposeront des contributions) ; des cahiers citoyens en mairie (720 000 citoyens rempliront plus de 16 000 cahiers de doléance) ; des stands itinérants dans les gares et les bureaux de poste des chefs-lieux des départements (5 000 personnes) ; 27 000 courriers et courriels ; 700 000 citoyens participeront à des réunions d’initiative locale ; des conférences nationales thématiques pour consulter les corps intermédiaires ; des conférences citoyennes régionales (1 400 citoyens tirés au sort) donc une démocratie délibérative fort limitée. »
  • [41]
    Ibid., p. 117.
  • [42]
    Ibid., p. 118.
  • [43]
    Ibid., p. 120 : 2 millions sur 47 millions d’électeurs !
  • [44]
    Ibid., p. 121.
  • [45]
    Ibid., p. 128.
  • [46]
    Ibid., p. 129.
  • [47]
    Serge Audier, Les théories de la république, Paris, La Découverte, 2004, p. 14-21.
  • [48]
    Ibid., p. 106.
  • [49]
    Pierre Clastres, La société contre l’État, Paris, Minuit, 1974, p. 174-175 ; souligné par l’auteur.
  • [50]
    Ibid., p. 179-180.
  • [51]
    Ibid., p. 181.
  • [52]
    Ibid., p. 186.
Français

La crise de la démocratie représentative nous amène à la questionner : est-elle vraiment démocratique ou s’agit-il d’un régime mixte ? Les représentants sont censés représenter le peuple, mais qu’est-ce que le peuple ? Comment sortir de l’âge de la défiance des citoyens envers l’élite au pouvoir ? Partant des analyses du citoyen de Genève pour qui l’exécutif a toujours tendance à subjuguer le législatif souverain, nous aborderons les enjeux actuels de cette crise qui se manifeste aussi par le « populisme » et la « démocratie sauvage » (les « gilets jaunes »). Ensuite, nous nous demanderons si la solution réside dans la « démocratie participative ». Peut-on en définitive espérer vivre dans une société harmonieuse, une « démocratie apaisée » ou bien faut-il admettre que le conflit est au cœur du social ?


Date de mise en ligne : 04/05/2023

https://doi.org/10.3917/eph.731.0023

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