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Compte rendu

MASCULIN/FÉMININ II. DISSOUDRE LA HIÉRARCHIE, Françoise Héritier, Paris : Éditions Odile Jacob ; 2002

Pages 459b à 462b

Citer cet article


  • Mestre, C.
(2004). MASCULIN/FÉMININ II. DISSOUDRE LA HIÉRARCHIE, Françoise Héritier, Paris : Éditions Odile Jacob ; 2002. L'autre, 5(3), 459b-462b. https://doi.org/10.3917/lautr.015.0459b.

  • Mestre, Claire.
« MASCULIN/FÉMININ II. DISSOUDRE LA HIÉRARCHIE, Françoise Héritier, Paris : Éditions Odile Jacob ; 2002 ». L'autre, 2004/3 Volume 5, 2004. p.459b-462b. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-l-autre-2004-3-page-459b?lang=fr.

  • MESTRE, Claire,
2004. MASCULIN/FÉMININ II. DISSOUDRE LA HIÉRARCHIE, Françoise Héritier, Paris : Éditions Odile Jacob ; 2002. L'autre, 2004/3 Volume 5, p.459b-462b. DOI : 10.3917/lautr.015.0459b. URL : https://shs.cairn.info/revue-l-autre-2004-3-page-459b?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/lautr.015.0459b


La réflexion de Françoise Héritier se poursuit après un premier Masculin/Féminin. La pensée de la différence, où l’auteure s’était donnée pour tâche d’analyser la pensée de la différence, c’est-à-dire comment la différence des sexes a été pensée de façon universelle comme hiérarchique, au détriment des femmes bien sûr. Les questions de la place du corps dans les mécanismes de la domination et les solutions possibles pour ouvrir la voie à l’égalité ont motivé ce deuxième ouvrage.
Rappelons que la thèse de Françoise Héritier repose sur le dévoilement de « la valence différentielle des sexes » selon laquelle le sexe féminin est minoré. Le moteur de cette hiérarchisation est l’appropriation par les hommes d’un pouvoir jugé exorbitant qu’est la fécondité des femmes (surtout à produire du même et du différent), appropriation par la maîtrise de l’alliance et le dénigrement du rôle des femmes. Le matériel de Françoise Héritier réside dans l’analyse des mythes, des discours et des pratiques dans des mondes différents tant historiquement que géographiquement. Françoise Héritier d’emblée propose une solution : redonner la liberté aux femmes de maîtriser leur reproduction grâce à la contraception est le premier stade après lequel les autres évolutions n’auraient pas d’effet significatif.
La première partie de l’ouvrage passe au crible les idées reçues sur l’infériorité des femmes, dont certaines même lointaines, n’en gardent pas moins leur actualité. Rien de neuf pour les familiers de la pensée de l’anthropologue…


Date de mise en ligne : 14/07/2014

https://doi.org/10.3917/lautr.015.0459b

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