Article de revue

1991-2021 : rien ne s’est passé comme prévu

Pages 17 à 26

Citer cet article


  • Boniface, P.
(2021). 1991-2021 : rien ne s’est passé comme prévu. Revue internationale et stratégique, 123(3), 17-26. https://doi.org/10.3917/ris.123.0017.

  • Boniface, Pascal.
« 1991-2021 : rien ne s’est passé comme prévu ». Revue internationale et stratégique, 2021/3 N° 123, 2021. p.17-26. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-internationale-et-strategique-2021-3-page-17?lang=fr.

  • BONIFACE, Pascal,
2021. 1991-2021 : rien ne s’est passé comme prévu. Revue internationale et stratégique, 2021/3 N° 123, p.17-26. DOI : 10.3917/ris.123.0017. URL : https://shs.cairn.info/revue-internationale-et-strategique-2021-3-page-17?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/ris.123.0017


Notes

  • [1]
    Lorsque Sony rachète les studios Columbia Pictures en septembre 1989, Newsweek titre : « Le Japon envahit Hollywood » et la femme au flambeau qui symbolise la firme cinématographique est remplacée par une geisha.

Il y a trente ans régnait une douce euphorie dans les milieux stratégiques occidentaux. Ceux qui regardaient vers l’avenir le faisaient avec des lunettes qui se sont révélées déformantes. La démocratie triomphait presque partout, l’économie de marché allait du même pas conquérant. Les conflits étaient appelés à devenir un souvenir historique – d’ailleurs, ne célébrait-on pas la « fin de l’Histoire » ? – et les Nations unies allaient enfin accomplir les vœux de leurs créateurs d’un monde pacifique, régi par le droit.
La menace soviétique, qui avait angoissé les Occidentaux pendant plus de quatre décennies, avait disparu sans qu’un seul coup de feu ne soit tiré entre les deux blocs. Alors que la possibilité d’un « Armageddon nucléaire » était régulièrement évoquée pendant la guerre froide – et que dix ans auparavant le président américain parlait encore de la possibilité d’une guerre nucléaire limitée en Europe –, on affirmait que la chute du mur de Berlin avait signifié la fin de la perspective de toute guerre sur le Vieux Continent.
Il y avait bien eu cette alerte avec l’invasion, puis l’annexion du Koweït par l’Irak en août 1990. La perspective d’une guerre avait amené les Européens à constituer des stocks de nourriture pour pouvoir tenir, face aux pénuries qu’ils craignaient inéluctables. Présentée comme la quatrième armée au monde – en fait, ce classement n’avait une quelconque crédibilité que si l’on prenait le nombre de chars déployés, et l’imposante armada de l’Irak dans ce domaine pouvait être efficace contre les combattants iraniens, pas contre les missiles américains tirés à distance –, l’armée irakienne s’est effondrée en quelques jours – en réalité en quelques heures, après les premiers bombardements aériens…


Date de mise en ligne : 01/10/2021

https://doi.org/10.3917/ris.123.0017

Cet article est en accès conditionnel

Cairn Pro Gestion - Revues

À partir de 25€ par mois

300 revues en texte intégral au cœur de votre métier

Acheter cet article

3,00 €

10 pages format électronique (HTML et PDF)
Déjà abonné(e) à Cairn Pro ? Membre d'une institution cliente ?