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La « rhétorique » chinoise et la rhétorique aristotélicienne en Chine

Pages 425 à 440

Citer cet article


  • Zhang, Y.
(2018). La « rhétorique » chinoise et la rhétorique aristotélicienne en Chine. Revue internationale de philosophie, 286(4), 425-440. https://doi.org/10.3917/rip.286.0425.

  • Zhang, Yijing.
« La “rhétorique” chinoise et la rhétorique aristotélicienne en Chine ». Revue internationale de philosophie, 2018/4 n° 286, 2018. p.425-440. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-internationale-de-philosophie-2018-4-page-425?lang=fr.

  • ZHANG, Yijing,
2018. La « rhétorique » chinoise et la rhétorique aristotélicienne en Chine. Revue internationale de philosophie, 2018/4 n° 286, p.425-440. DOI : 10.3917/rip.286.0425. URL : https://shs.cairn.info/revue-internationale-de-philosophie-2018-4-page-425?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rip.286.0425


Notes

  • [1]
    Cet article est un résultat du programme de recherche « Le rapport entre savoirs occidentaux et pensée chinoise chez les premiers Jésuites en Chine » soutenu par « China Postdoctoral Science Fondation Grant » (2018M633266). Il bénéficie également du « Fonds de recherche de l'Université Sun Yat-sen pour les jeunes enseignants-chercheurs ».
  • [2]
    M. Meyer, La Rhétorique, Paris, PUF, 2011 [2004], p. 7.
  • [3]
    Cf. Y. Zhang, « Le logos est-il un nom propre ? ou la logique aristotélicienne est-elle traduisible en chinois ? », in B. Cassin and F. Gorog (dir.), Psychanalyser en langues, Intraduisibles et langue chinoise, Paris, Demopolis, 2016, pp. 47-76.
  • [4]
    L. Pernot, La Rhétorique dans l’Antiquité, Paris, Librairie Générale Française, 2000, p. 7.
  • [5]
    Ibid., p. 22.
  • [6]
    Ibid., p. 22.
  • [7]
    J.-P. Vernant, Les Origines de la pensée grecque, Paris, PUF, 2013 [1962], pp. 56-57.
  • [8]
    Ibid., p. 57.
  • [9]
    Ibid., p. 57-58.
  • [10]
    Cf. M. Détienne, Les Maîtres de vérité dans la Grèce archaïque, Paris, Le Livre de Poche, 2006 [1967], pp. 9-10.
  • [11]
    J.-P. Vernant, Les Origines de la pensée grecque, op. cit., pp. 8-9.
  • [12]
    P. Aubenque, ‘Aristote et le langage’, in Problèmes aristotéliciens, Philosophie théorique, Paris, Vrin, 2009, p. 15.
  • [13]
    L. Pernot, La Rhétorique dans l’Antiquité, op. cit., p. 7.
  • [14]
    A. C. Graham, Disputers of the Tao : Philosophical Argument in Ancient China, La Salle, Illinois, Open Court, 1989, p. 75.
  • [15]
    B. Cassin, L’Effet sophistique, Paris, Gallimard, 1995, p. 13.
  • [16]
    L. Pernot, La Rhétorique dans l’Antiquité, op.cit., p. 30.
  • [17]
    Cf. Feng, Youlan, A History of Chinese Philosophy, Princeton, Princeton UP, 1983, pp. 52-55.
  • [18]
    Confucius, Entretiens de Confucius, trad. A. Cheng, Paris, Points, 2014 [1981], p. 29.
  • [19]
    G. E. R. Lloyd, ‘Les techniques de persuasion en Chine et en Grèce’, in J. Lacrosse (éd.), Philosophie comparée : Grèce, Inde, Chine, Paris, Vrin, 2005, pp. 58-62.
  • [20]
    F. Jullien, ‘Traité de l’efficacité’, La Pensée chinoise. Dans le miroir de la philosophie, Paris, Seuil, 2007, pp. 1743, 1745.
  • [21]
    L. Pernot, La Rhétorique dans l’Antiquité, op. cit., p. 55.
  • [22]
    D. Holzman, “The Conversational Tradition in Chinese Philosophy”, in Philosophy East and West, Vol. 6, No. 3 (1956), pp. 223-230.
  • [23]
    A. Cheng, Histoire de la pensée chinoise, Paris, Seuil, 1997, p. 326.
  • [24]
    La traduction française de la Rhétorique d’Aristote est toujours celle de P. Chiron, Paris, GF, 2007.
  • [25]
    Y. Tang, The Voices of Wei-Jin scholars : A study of ‘Qingtan’, Thesis (Ph. D.), New York, Columbia University, 1991, p. 20.
  • [26]
    Cf. P. Moraux, “La joute dialectique d’après le huitième livre des Topiques”, in Aristotle on Dialectic, Proceedings of the third Symposium Aristotelicum, Oxford, 1968, pp. 277-311. E. Weil, “La place de la logique dans la pensée aristotélicienne”, in Revue de Métaphysique et de Morale, t. 56, 1951, pp. 283-315.
  • [27]
    Liu YiqingDescription de l'image par IA : x indice 1 position de base barre verticale multiplié par début fraction 1 sur x fin fraction Shi shuo xin yuDescription de l'image par IA : 1 6 divisé par 2 multiplié par plus ou moins plus ou moins plus ou moins (Nouveau Recueil de propos mondains). Description de l'image par IA : Couverture de livre avec titre en haut, illustration centrale et auteur en bas. Description de l'image par IA : 4 plus ou moins ensemble vide en normal égale 1 6 et un-demi un-demi (Projet de la numérisation des textes de la philosophie chinoise) http://ctext.org/shi-shuo-xin-yu/wen-xue/zh
  • [28]
    L. Pernot, La Rhétorique dans l’Antiquité, op. cit., p. 6.
  • [29]
    H. Verhaeren, ‘Aristote en Chine’, in Bulletin Catholique de Pékin 22 (1935), p. 417.
  • [30]
    Cf. M. S. de Carvalho, The Coimbra Jesuit Aristotelian Course, Coimbra, Coimbra UP, 2018, p. 9.
  • [31]
    Cf. M. Meyer (dir.), Histoire de la rhétorique des Grecs à nos jours, Paris, Librairie générale française, 1999, p. 132.
  • [32]
    Du point de vue de la réception, c’est la dimension opératoire et donc utilitaire de la géométrie, plutôt que la dimension démonstrative, qui a été retenue par les Chinois. Cf. J.-C. Martzloff, « Pourquoi avoir traduit Euclide en chinois : la raison d’un choix et ses conséquences », in I. Landry-Deron, (éd.), La Chine des Ming et de Matteo Ricci, Le premier dialogue des savoirs avec l’Europe, Paris, Les éditions du Cerf/Institut Ricci, 2013, p. 156sq.
  • [33]
    Cf. A. Romano, La Contre-réforme mathématique : constitution et diffusion d’une culture mathématique jésuite à la Renaissance, 1540-1640, Rome, École française de Rome, 1999, p. 85sq.
  • [34]
    B. Vermander, Les Jésuites et la Chine : de Matteo Ricci à nos jours, Bruxelles, Lessius, 2012, p. 27.
  • [35]
    M. Ricci, Le Sens réel de « Seigneur du Ciel », texte établi, traduit et annoté par T. Meynard, S. J., Paris, Les Belles lettres, 2013.
  • [36]
    J. Brunschwig, ‘Introduction’, in Aristote, Topiques, 100 a 25-30, trad. J. Brunschwig, Paris, Les Belles Lettres, 2009, p. XII.
  • [37]
    Cf. M. Meyer (dir.), Histoire de la rhétorique des Grecs à nos jours, Paris, Librairie générale française, 1999, pp. 131-132.
  • [38]
    G. AleniDescription de l'image par IA : parce que début valeur absolue début fraction négatif 5 sur 1 0 fin fraction fin valeur absolue début fraction 5 sur 1 0 fin fraction barre verticale multiplié par, ‘Xi xue fan’Description de l'image par IA : suscrire D majuscule G majuscule avec barre horizontalle approximativement égal à suscrire A majuscule avec barre horizontalle in The Collection of Giulio Aleni’s Chinese WorksDescription de l'image par IA : début fraction 5 sur 1 2 fin fraction multiplié par début fraction 5 sur 1 7 fin fraction Description de l'image par IA : 3 plus ou moins plus ou moins plus ou moins plus ou moins Macao, Aomen Wenhua Yishu Xuehui, 2012, p. 49.
  • [39]
    Ming li tan shi lun. Les dix catégories de la logique (côte : Chinois 3414). http://gallica.bnf.fr/.
  • [40]
    E. Zürcher, ‘Renaissance Rhetoric in Late Ming China : Alfonso Vagnoni’s introduction to his Science of Comparison’, in F. Masini (éd.), Western Humanistic Culture Presented to China by Jesuits Missionaries (XVII-XVIII centuries), Rome, Institute Historicum S.I., 1996, pp. 332-335.
  • [41]
    Gao YizhiDescription de l'image par IA : début fraction 1 sur 1 0 fin fraction moins début fraction 1 sur 1 0 fin fraction parenthèse gauche(A. Vagnoni), Pixue shangjuanDescription de l'image par IA : début tableau 1re rangée  E majuscule pas égal à début fraction 2 V majuscule sur 2 fin fraction taquet vers le haut en normal début fraction V majuscule sur 5 fin fraction 2e rangée  approximativement égal à deux-cinquièmes fin tableau (Etude de comparaison, livre I), in Li ShixueDescription de l'image par IA : début fraction 2 x sur 3 fin fraction égale un-tiers début fraction 1 3 sur 4 fin fraction et al. (dir.), Wanming tianzhujiao fanyi wenxue jianzhuDescription de l'image par IA : Livre avec texte en braille et caractères normaux. Couverture simple, titre en haut. Description de l'image par IA : début fraction 1 5 sur x fin fraction supérieur à plus ou moins (Christian Literature in Chinese Translation, 1595-1647 : An Anthology with Commentary and Annotations), Taibei, Zhongyang yanjiuyuan zhongguo wenzhe yanjiusuoDescription de l'image par IA : plus ou moins plus ou moins plus ou moins moins ou plus plus ou moins plus ou moins plus ou moins plus ou moins plus ou moins plus ou moins Description de l'image par IA : par conséquent Delta majuscule en normal E majuscule A majuscule position de base 3 égale F majuscule F majuscule virgule, 2014, p. 89. Cf. aussi la traduction anglaise dans E. Zürcher, ‘Renaissance Rhetoric in Late Ming China : Alfonso Vagnoni’s introduction to his Science of Comparison’, art. cit, Appendix II.
  • [42]
    La problématique du pi est moins visible dans la traduction d’A. Cheng : « Puise en toi l’idée de ce que tu peux faire pour les autres ». Confucius, Entretiens de Confucius, op. cit., p. 60.
  • [43]
    J. Gernet, Chine et Christianisme. La Première confrontation, Paris, Gallimard, 1991.p. 263sq.
  • [44]
    M. Meyer, La Rhétorique, op. cit., p. 6.
  • [45]
    Huo SitongDescription de l'image par IA : Une femme lit un livre dans un parc, assise sur un banc près d'un arbre. Zhongguo xiandai xiucixue de jianliDescription de l'image par IA : parce que E majuscule E majuscule indice x position de base position de base 1 plus grand ou égal à 1 plus petit ou égal à x plus petit ou égal à 1 0 plus petit ou égal à x (L’Etablissement de la rhétorique dans la Chine moderne), Shanghai renmin chubansheDescription de l'image par IA : plus ou moins divisé par plus ou moins plus ou moins plus ou moins plus ou moins plus ou moins plus ou moins plus ou moins, 2012, pp. 43-51.
Français

La rhétorique aristotélicienne est née sous les auspices d’un certain rapport entre logos et polis caractéristique de la Grèce antique. La Chine, ancienne et moderne, a toujours connu une structure politique fondamentalement différente de la polis grecque et de ses avatars occidentaux. Et s’il est vrai qu’on y trouve des concepts, des formes de discours ou des modes de raisonnement qui ressemblent au logos sous un aspect ou sous un autre, aucun d’entre eux n’est rhétorique au sens d’un discours public et politique visant à la persuasion. Outre la comparaison sur le plan conceptuel, un rappel historique de la manière dont la rhétorique fut introduite en Chine permet aussi d’éclairer certaines particularités du logos et de la rhétorique aristotélicienne.


English

The Aristotelian rhetoric emerges on the basis of a certain relationship between logos and polis that is characteristic for ancient Greece. China, either in ancient or modern times, has always lived under a political structure that is fundamentally different from the Greek polis and its occidental reconfigurations. As for logos, if it is true that there are some Chinese concepts, forms of speech or modes of reasoning that resemble logos in one aspect or another, none of them is rhetorical in the sense of a public and political speech aimed at persuasion. In addition to the comparison at a conceptual level, a historical reminder of how rhetoric was introduced in China also sheds lights on some peculiarities proper to logos and to the Aristotelian rhetoric.


Date de mise en ligne : 07/12/2018

https://doi.org/10.3917/rip.286.0425

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