Article de revue

Contrepoint – Un programme national de protection de l'enfance

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Citer cet article


  • Helfter, C.
(2012). Contrepoint – Un programme national de protection de l'enfance. Informations sociales, 171(3), 117-117. https://doi.org/10.3917/inso.171.0117.

  • Helfter, Caroline.
« Contrepoint – Un programme national de protection de l'enfance ». Informations sociales, 2012/3 n° 171, 2012. p.117-117. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-informations-sociales-2012-3-page-117?lang=fr.

  • HELFTER, Caroline,
2012. Contrepoint – Un programme national de protection de l'enfance. Informations sociales, 2012/3 n° 171, p.117-117. DOI : 10.3917/inso.171.0117. URL : https://shs.cairn.info/revue-informations-sociales-2012-3-page-117?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/inso.171.0117


Notes

  • [*]
    « Bref aperçu des systèmes de protection de l’enfance en Australie », in Assurer le bien-être des familles, OCDE, 2011.

1En Australie, nation fédérale, la protection de l’enfance relève des différents États et Territoires [*]. Mais il existe de nombreuses similitudes de l’un à l’autre, comme par exemple l’existence, partout, d’un protocole de signalement accessible 24 heures sur 24. Les signalements de négligences ou de maltraitances sont classés en deux catégories : signalements pour soutien à la famille (Family Support Issue) ou notifications pour protection d’enfant (Child Protection Notification). Ces dernières font l’objet d’un examen déterminant si le dossier doit être transmis aux services de soutien aux familles ou à une autre administration, ou bien si une enquête doit être diligentée, ou encore s’il n’est pas nécessaire de poursuivre la procédure plus avant. En règle générale, les dossiers de signalement d’abus ou de délaissement justifiant la conduite d’une enquête – qui doit être effectuée dans un délai de 28 à 90 jours selon les juridictions – sont confiés à un représentant du service de protection de l’enfance. Il incombe à celui-ci de vérifier la véracité des allégations, identifier l’auteur des mauvais traitements et évaluer la situation des enfants. La notification pour protection est dite « corroborée » si cette enquête a pu conclure à la réalité ou au risque de délaissement, d’abus ou de préjudices.

2En 2009, il y a eu 207 462 notifications, dont 32 641 ont été corroborées, soit 6,9 pour 1 000 enfants. Ce taux a un peu diminué au cours des cinq dernières années, mais il a plus que doublé depuis 1999. Dans presque toutes les juridictions, les formes de maltraitance avérée les plus répandues sont les violences psychologiques, et les moins courantes les violences sexuelles. Le nombre d’enfants placés a lui aussi beaucoup augmenté, passant de 23 695 en 2004 à 34 069 en 2009. Seulement 5 % de ces enfants ont été placés en institution. Les autres se répartissent à peu près également entre des familles d’accueil (47 %) ou des membres de leur famille (45 %). En 2008-2009, l’État fédéral australien a consacré plus de 2,4 milliards de dollars australiens (environ 0,2 % du PIB) aux services de protection de l’enfance (0,75 milliard), aux services de placement (environ 1,4 milliard) et aux services de soutien intensif aux familles (0,25 milliard).

3Depuis une dizaine d’années, la maltraitance à enfants a fait l’objet d’une prise de conscience accrue, laquelle a débouché sur une tendance à mettre davantage l’accent sur l’intervention précoce et les stratégies d’éducation. Le « Cadre national 2009-2020 pour la protection de l’enfance en Australie » témoigne de cette préoccupation. L’objectif de ce programme est en effet d’amener une réduction soutenue et durable des négligences et mauvais traitements au travers d’une réforme progressive des systèmes de protection de l’enfance, afin d’orienter davantage ceux-ci vers la prévention et un meilleur soutien des enfants placés et de leurs familles.


Date de mise en ligne : 30/07/2012

https://doi.org/10.3917/inso.171.0117