... en contrepoint - De fortes attentes envers l'État
- Par Caroline Helfter
Pages 65 à 66
Citer cet article
- HELFTER, Caroline,
- Helfter, Caroline.
- Helfter, C.
https://doi.org/10.3917/inso.142.0065
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- Helfter, C.
- Helfter, Caroline.
- HELFTER, Caroline,
https://doi.org/10.3917/inso.142.0065
Notes
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[1]
Enquête réalisée par la DREES, depuis 2000, auprès d’un échantillon représentatif d’environ 4 000 personnes âgées de 18 ans ou plus, résidant en France métropolitaine. Voir Études et résultats, n° 517, septembre 2006.
1Les Français n’ont pas le moral complètement dans les chaussettes, mais la tendance n’est pas à la hausse. Ainsi, au printemps 2006, 50 % d’entre eux se disent préoccupés pour l’avenir de leurs enfants et des générations futures – soit 19 % de plus que six ans auparavant [1]. Et ils sont encore plus nombreux – 78 % contre 60 % en 2001 – à penser que les inégalités ont plutôt augmenté au cours des six dernières années, et sensiblement autant (75 %) à pronostiquer qu’elles vont continuer à croître (soit 16 points de plus qu’en 2002). Cette enquête barométrique annuelle de la DREES, qui permet de suivre les évolutions de l’opinion sur les problèmes sociaux, montre aussi que, pour les régler, les Français attendent beaucoup de l’État. Même si ce sentiment a perdu 5 points en six ans, 46 % des personnes interrogées en 2006 estiment que “la solidarité, c’est l’affaire avant tout de l’État et des collectivités locales”, puis celle des individus et des familles (39 %, soit un gain de 4 points en six ans). Les associations, quant à elles, ne sont privilégiées que par 9 % des interviewés, et la Sécurité sociale, peu distinguée de l’État, par 4 % d’entre eux.
2S’agissant, précisément, du système public de protection sociale, les Français y sont de plus en plus attachés : en 2006, 81 % d’entre eux (+ 8 points en six ans) estiment que les systèmes d’assurance maladie ou de retraite doivent rester essentiellement publics, et 62 % des personnes interrogées (+ 12 points depuis 2000) pensent que l’autorisation de mise en concurrence des caisses publiques et des assurances privées “serait plutôt une mauvaise chose car cela créerait un système de protection sociale à deux vitesses”. Parallèlement, de moins en moins de Français jugent que “s’il n’y avait pas le monopole de la Sécurité sociale, ça marcherait mieux” : 28 % en 2000, 22 % en 2006.
3Par ailleurs, après avoir été informées, par l’enquêteur, que “la France consacre environ le quart de son revenu national au financement de la protection sociale”, 57 % des personnes interrogées estiment ce niveau comme “normal” (+ 7 points en six ans). Mais point trop n’en faut, pourrait-on dire : la part des Français qui considèrent ce niveau comme “insuffisant” (22 %) a diminué de 8 points en six ans, cependant que celle des personnes qui le jugent “excessif” (15 %) s’est accrue de 4 % par rapport à 2000.