Article de revue

... en contrepoint - Conciliation : substantif féminin singulier

Pages 89 à 90

Citer cet article


  • Helfter, C.
(2007). ... en contrepoint - Conciliation : substantif féminin singulier. Informations sociales, 139(3), 89-90. https://doi.org/10.3917/inso.139.0089.

  • Helfter, Caroline.
« ... en contrepoint - Conciliation : substantif féminin singulier ». Informations sociales, 2007/3 n° 139, 2007. p.89-90. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-informations-sociales-2007-3-page-89?lang=fr.

  • HELFTER, Caroline,
2007. ... en contrepoint - Conciliation : substantif féminin singulier. Informations sociales, 2007/3 n° 139, p.89-90. DOI : 10.3917/inso.139.0089. URL : https://shs.cairn.info/revue-informations-sociales-2007-3-page-89?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/inso.139.0089


Notes

  • [1]
    Enquête “Familles et employeurs” de l’INED et de l’INSEE, réalisée en 2004-2005 auprès de 9 745 hommes et femmes âgés de 20 à 49 ans. Voir INED, Population et sociétés, n° 426, septembre 2006.
  • [2]
    Parmi les femmes âgées de 20 à 49 ans ayant eu au moins un enfant, 30 % n’occupaient pas d’emploi avant la première naissance, 37 % avant la deuxième et 54 % avant la troisième.
  • [3]
    Toutes naissances confondues, 54 % des femmes quittent leur emploi, contre 7 % des hommes.

1Les femmes portent les enfants, il ne s’agit pas là d’une révélation. En revanche, on peut (naïvement) manifester quelque étonnement en constatant le fossé considérable qui existe, aujourd’hui encore, entre les efforts d’ajustement professionnel des pères et des mères[1].

2Dans les douze mois qui suivent l’arrivée d’un enfant, 39 % des mères en emploi[2] déclarent que celui-ci a été modifié par la naissance, qu’il s’agisse d’un changement de statut, d’horaires, d’intensité de leur travail ou de son interruption totale. Ce n’est le cas que de 6 % des pères. Pour la majorité des mères qui arrêtent de travailler, cette cessation d’activité est de courte durée : au bout d’un an et demi, la moitié de celles qui se sont interrompues après leur premier enfant ont repris un emploi, et la même proportion est atteinte au bout d’un peu plus de deux ans pour le deuxième ou le troisième enfant. Cinq ans après une première naissance, cependant, un quart des mères n’a toujours pas réintégré le marché du travail – mais souvent un ou plusieurs autres enfants sont nés dans l’intervalle. Ces interruptions longues sont moins fréquentes chez les mères qui travaillent avant la deuxième ou la troisième naissance : leur retour à l’emploi est davantage concentré autour des 3 ans de l’enfant. Si tant est qu’elles y reviennent. En effet, les interruptions totales d’activité sont de plus en plus fréquentes au fil des naissances : 37 % après la première, 47 % et 70 % après la deuxième ou la troisième. Pour les pères, en revanche, le rang de naissance a peu d’impact sur leur situation professionnelle.

3En dehors d’une cessation complète d’activité[3], la conciliation travail/famille présente un profil différent selon les sexes. Ainsi, 22 % des mères réduisent leur temps de travail, contre 6 % chez les pères. Ces derniers procèdent plus fréquemment à des modifications d’horaires sans incidence sur la durée totale de leur travail : c’est le cas de 30 % d’entre eux, et de 7 % des mères. Ils sont également beaucoup plus nombreux qu’elles (23 % contre 5 %) à faire coïncider la venue d’enfant(s) avec une augmentation de leur activité ou de leurs responsabilités.


Date de mise en ligne : 01/05/2008

https://doi.org/10.3917/inso.139.0089