Article de revue

... en contrepoint - La nouvelle condition urbaine ?

Pages 83 à 84

Citer cet article


  • Helfter, C.
(2006). ... en contrepoint - La nouvelle condition urbaine ? Informations sociales, 130(2), 83-84. https://doi.org/10.3917/inso.130.0083.

  • Helfter, Caroline.
« ... en contrepoint - La nouvelle condition urbaine ? ». Informations sociales, 2006/2 n° 130, 2006. p.83-84. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-informations-sociales-2006-2-page-83?lang=fr.

  • HELFTER, Caroline,
2006. ... en contrepoint - La nouvelle condition urbaine ? Informations sociales, 2006/2 n° 130, p.83-84. DOI : 10.3917/inso.130.0083. URL : https://shs.cairn.info/revue-informations-sociales-2006-2-page-83?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/inso.130.0083


Notes

  • [1]
    In La violence des villes, Éditions de l’Atelier, 2005, 256 p., 15 euros.

1De plus en plus grise, la planète bleue s’urbanise, tandis que les rhizomes de la violence s’enracinent sous le bitume. Urbanisation a pourtant longtemps rimé avec civilisation, mais l’époque est révolue où leurs habitants aimaient des villes qui étaient faites par eux et pour eux, estime Yves Pedrazzini[1]. Dénonçant – avec virulence – l’impact de la globalisation économique sur le développement des grandes agglomérations, le sociologue analyse la violence urbaine comme étant le produit de celle de l’urbanisation. Selon les prévisions de l’ONU, 60 % de la population mondiale résidera en ville en 2030. Or 85 % des habitants de la Terre vivront alors dans les pays du Sud, où les urbains seront deux fois plus nombreux qu’aujourd’hui. C’est évidemment, en premier lieu, les quartiers les plus pauvres de ces villes les plus pauvres qui s’accroissent et menacent d’exploser, souligne l’auteur. Partageant une semblable condition urbaine caractérisée par la misère et la mise à l’écart, leurs habitants connaissent des formes précaires et souvent illégales d’habitat auto-construit, qui s’étirent sur des dizaines de kilomètres aux marges des métropoles d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine. Ici désignés par les termes de favelas, colonias, comunas ou barrios – au Brésil, au Mexique, en Colombie et au Vénézuéla –, ces bidonvilles s’appellent ailleurs slums ou shaty towns (en Inde), gazras (en Mauritanie), townships (en Afrique de l’Est et du Sud). Partout, ils recouvrent la même réalité : celle d’une “défaite globale du lien social.


Date de mise en ligne : 01/05/2008

https://doi.org/10.3917/inso.130.0083