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Article de revue

Les francs-maçons et le pouvoir

Pages 92 à 98

Citer cet article


  • Pierrat, E.
(2023). Les francs-maçons et le pouvoir. Humanisme, 341(4), 92-98. https://doi.org/10.3917/huma.341.0092.

  • Pierrat, Emmanuel.
« Les francs-maçons et le pouvoir ». Humanisme, 2023/4 N° 341, 2023. p.92-98. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-humanisme-2023-4-page-92?lang=fr.

  • PIERRAT, Emmanuel,
2023. Les francs-maçons et le pouvoir. Humanisme, 2023/4 N° 341, p.92-98. DOI : 10.3917/huma.341.0092. URL : https://shs.cairn.info/revue-humanisme-2023-4-page-92?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/huma.341.0092


Notes

  • [1]
    Pierre Chevallier, Histoire de la Franc-Maçonnerie française, Fayard, 1972.
  • [2]
    Emmanuel Pierrat, Les Francs-Maçons et les Rois de France, relations secrètes et méconnues, Dervy, 2018.
  • [3]
    André Combes, Les Trois siècles de la Franc-Maçonnerie française, Dervy 2007.
  • [4]
    Daniel Kerjan, Les Débuts de la franc-maçonnerie française, Dervy 2019.
  • [5]
    Laurent Kupferman et Emmanuel Pierrat, Ce que la République doit aux francsmaçons, First, 2021.
  • [6]
    Emmanuel Pierrat, Les Francs-Maçons sous l’Occupation, entre Résistance et collaboration, Albin Michel, 2016. André Combes, La Franc Maçonnerie sous l’Occupation : Persécution et résistance (1939-1945), Éditions du Rocher, 2013.
  • [7]
    Emmanuel Pierrat, Pierre Simon, médecin d’exception : du combat pour les femmes au droit à mourir dans la dignité, don Quichotte, 2018.
  • [8]
    André Combes, Commune de Paris (mars-mai 1871) - La franc-maçonnerie déchirée, Dervy, 2014.
  • [9]
    Emmanuel Pierrat, Les Francs-Maçons et le pouvoir, First 2017.

Vaste chantier que celui des relations complexes et ambigües entre la francmaçonnerie et le pouvoir politique !
L’histoire politique de la franc-maçonnerie, ou plutôt l’histoire de ses rapports parfois conflictuels, parfois houleux, parfois dramatiques, avec le pouvoir, avec la politique et avec ceux qui l’incarnent, commence sous l’Ancien Régime avec l’apparition de l’Ordre.
Comme on le sait, la franc-maçonnerie naît à Londres pendant le règne des Stuart et prend pied très vite dans la France de la monarchie absolue. Au point que plusieurs monarques français seront initiés : vraisemblablement Louis XV et, de façon très avérée, Charles X, en passant par Louis XVIII.
La Loge des petits-appartements atteste de cette proximité entre la francmaçonnerie et le pouvoir royal. Située à Versailles, elle est fréquentée par de nombreux dignitaires de la cour : le maréchal de Richelieu, Louis François Armand de Vignerot du Plessis (filleul de Louis XIV et de la duchesse de Bourgogne, mais aussi petit-neveu du cardinal de Richelieu), le duc d’Antin (grand maître du Grand Orient de 1738 à 1743), Monsieur de Coigny, le maréchal de Saxe, Louis-François de Bourbon (prince de Conti et chef du secret du roi en politique étrangère), etc. Et sans oublier Bontemps, le valet de chambre du Roi, qui appartient donc à la fois à l’ordre maçonnique et à l’une des plus illustres familles de la noblesse. Laquelle connaîtra, en ce XVIIIe siècle, une certaine osmose avec les « hauts grades ».
La connivence et la suspicion cohabitent toutefois dans le couple que forment la franc-maçonnerie et la monarchie absolue, en particulier après la révélation publique des secrets maçonniques, en 1737 et 1738, à la suite d’une perquisition de police…


Date de mise en ligne : 30/11/2023

https://doi.org/10.3917/huma.341.0092

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