Gender matters ? Genre et histoire de la négociation
Pages 431 à 456
Citer cet article
- PÉQUIGNOT, Stéphane
- et SCHAUB, Marie-Karine,
- Péquignot, Stéphane.
- et al.
- Péquignot, S.
- et Schaub, M.-K.
https://doi.org/10.3917/rhis.222.0431
Citer cet article
- Péquignot, S.
- et Schaub, M.-K.
- Péquignot, Stéphane.
- et al.
- PÉQUIGNOT, Stéphane
- et SCHAUB, Marie-Karine,
https://doi.org/10.3917/rhis.222.0431
Notes
-
[1]
Voir, en dernier lieu, avec une riche bibliographie, le dossier du Journal of International History 2021, notamment l’article de Mathias Pohlig, « Gender and the Formalization of Diplomacy in Early Modern Europe », Journal of International History, 2021 [https://doi.org/10.1080/07075332.2021.1924830]. Lucien Bély avait déjà montré leur influence dans les négociations diplomatiques (Lucien Bély, Espions et ambassadeurs au temps de Louis XIV, Paris, Fayard, 1990).
-
[2]
Corina Bastian, Eva Kathrin Dade, Hillard von Thiessen, Christian Windler (éd.), Das Geschlecht der Diplomatie. Geschlechterrollen in den Außenbeziehungen vom Spätmittelalter bis zum 20. Jahrhundert, Cologne, Böhlau, 2014.
-
[3]
Mathias Pohlig, « Gender and the Formalization of Diplomacy in Early Modern Europe », art. cit. (n. 1).
-
[4]
À l’occasion des 20 ans de l’Association Mnémosyne, la revue Genre et Histoire fait un point historiographique sur la question du genre et de l’histoire des femmes. Pour les périodes médiévale et moderne, voir l’article de Didier Lett et Camille Noûs qui passe en revue les thèmes de la religion, les masculinités, la famille, les sexualités ou l’économie et le travail, « Les médiévistes et l’histoire des femmes et du genre : douze ans de recherche », Genre & Histoire [En ligne], no 26, Automne 2020 [http://journals.openedition.org/genrehistoire/559], pour l’époque moderne, Sylvie Steinberg, Mélanie Traversier et Camille Noûs qui mettent l’accent sur les savoirs, le travail et les mobilités, « Aperçus sur les développements récents de l’histoire des femmes et du genre à l’époque moderne », Genre & Histoire [En ligne], no 26, Automne 2020 [http://journals.openedition.org/genrehistoire/5933].
-
[5]
Définition du mot « négociation » dans le Trésor de la Langue Française informatisé [http://atilf.atilf.fr/tlf.html, ad vocem].
-
[6]
Sur ce point, voir par exemple Jean-Marie Moeglin, « Introduction. Heurs et malheurs de la négociation du Moyen Âge à l’époque moderne », in Maria Teresa Ferrer i Mallol, Jean-Marie Moeglin, Stéphane Péquignot, Manuel Sánchez Martínez (dir.), Negociar en la Edad Media / Négocier au Moyen Âge, Barcelone, CSIC, « Anejos del Anuario de Estudios Medievales », 2005, p. 5-26.
-
[7]
Imen Benharda, Hubert Touzard, « Relations entre genre et pouvoir dans les négociations : le discours des négociateurs et des négociatrices », Les Cahiers internationaux de psychologie sociale, no 73, 2007/1, p. 75-90.
-
[8]
Tracey A. Sowerby, Jan Hennings (dir.), Practices of Diplomacy in the Early Modern World c. 1410-1800, Londres-New York, Routledge, « Routledge Research in Early Modern History », 2017. Voir également le volume récent : Roberta Anderson, Laura Oliván Santaliestra, Suna Suner (dir.), Gender and Diplomacy: Women and Men in European Embassies from the 15th to the 18th Century, Vienne, volume 2, Hollitzer Verlag, 2021 qui questionne les rôles respectifs des hommes et des femmes dans la diplomatie de la première modernité selon quatre perspectives : les femmes comme actrices de la diplomatie, la diplomatie des reines, les ambassadrices et la diplomatie en tant que scène masculine.
-
[9]
Jean-Marie Delaunay, Yves Denéchère, Femmes et relations internationales au xxe siècle, Paris, Sorbonne Nouvelle, 2006 ; Glenda Sluga, Carolyn James (dir.), Women, Diplomacy and International Politics since 1500, Londres-New York, Routledge, « Women and Gender’s History », 2016 ; Ann Towns, Birgitta Niklasson, « Gender, International status, and ambassador appointments », Foreign Policy Analysis, no 13/3, 2017, p. 521-540.
-
[10]
Françoise Thébaud, Les Mots de l’histoire des femmes, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, « Clio HFS », 2004 ; Deborah Simonton, Anne Montenach (dir.), Female Agency in the Urban Economy. Gender in European Towns, 1640-1830, New York-Londres, Routledge, « Routledge Research in Gender’s History », 2013.
-
[11]
Joan Scott, « Gender: A useful Category of Historical Analysis », The American Historical Review, 91, no 5, 1986, p. 1053-1075.
-
[12]
Ibid., p. 1067.
-
[13]
Elise M. Dermineur, Åsa Karlsson Sjögren, Virginia Langum (dir.), Revisiting Gender in European History, 1400-1800, Londres-New York, Routledge, « Routledge Research in Gender and History », 2018.
-
[14]
Françoise Thébaud, Les Mots de l’histoire des femmes, op. cit. (n. 10).
-
[15]
Françoise Héritier, Masculin-Féminin. La pensée de la différence, Paris, Odile Jacob, 1996.
-
[16]
Laure Bereni, Sébastien Chauvin, Alexandre Jaunait, Anne Revillard, Introduction aux Gender Studies. Manuel des études sur le genre, Bruxelles, De Boeck, « Ouvertures politiques », 20122.
-
[17]
Anne Montenach, « Introduction » au numéro spécial Agency : un concept opératoire dans les études de genre ?, Rives méditerranéennes, no 41, 2012, p. 7 ; Id., « Gender and the Underground Economy in the Western French Alps », in Elise M. Dermineur, Åsa Karlsson Sjögren, Virginia Langum (dir.), Revisiting Gender in European History, op. cit. (n. 13), p. 29-50.
-
[18]
Deborah Simonton, Anne Montenach (dir.), Female Agency in the Urban Economy. Gender in European Towns, op. cit. (n. 10)
-
[19]
Anne Montenach, « Introduction », art. cit. (n. 17), p. 8.
-
[20]
Monique Haicault, « Autour d’agency. Un nouveau paradigme pour les recherches de Genre », Rives méditerranéennes, no 41, 2012, p. 21 ; Jacques Guilhaumou, « Autour du concept d’agentivité », ibid., p. 27.
-
[21]
Pour les travaux réalisés en ce domaine dans la péninsule Ibérique, voir, en première approche, les bilans historiographiques réalisés par Diana Pelaz Flores, Isabel del Val Valdivieso, « La Historia de las Mujeres en el siglo xxi a través del estudio de la Reginalidad medieval », Revista de historiografía, no 22, 2015, p. 101-127 ; Lledó Ruiz Domingo, « La incorporación de las perspectivas de género en los estudios sobre la monarquía medieval », in Rosa Casado Mejía, Consuelo Flecha García et al. (dir.), Aportaciones a la investigación sobre mujeres y género, Séville, Universidad de Sevilla, 2015, p. 183-201.
-
[22]
Louise Olga Fradenburg (dir.), Women and Sovereignty, Edimbourg, Edinburgh University Press, 1992, p. 1‑13 ; Michelle Bubenicek, Quand les femmes gouvernent. Yolande de Flandre. Droit et politique au xive siècle, Paris, École des chartes, « Mémoires et documents de l’École des chartes », 2002 ; Clarissa Campbell Orr (dir.), Queenship in Britain, 1660-1837: Royal Patronage, Court Culture and Dynastic Politcs, Manchester-New York, Manchester University Press, 2002 ; Id. (dir.), Queenship in Europe, 1660-1815 : the Role of the Consort, Cambridge, Cambridge University Press, 2004 ; Giovanna Motta, Regine e sovrane. Il potere, la politica, la vita privata, Milan, Franco Angeli, 2002 ; Teresa Earenfight (dir.), Queenship in Medieval Europe, Londres, Routledge, 2005 ; Isabelle Poutrin, Marie-Karine Schaub (dir.), Femmes et pouvoir politique. Les princesses d’Europe, xve-xviiie siècle, Paris, Éditions Bréal, 2007 ; Margaret M. Mac Gowan, Dynastic Marriages 1612-1615. A celebration of the Habsburg and Bourbon Unions, Farnham, Ashgate, 2013 ; Élisabeth Malamut, Andréas Nicolaïdès (dir.), Impératrices, princesses, aristocrates et saintes souveraines. De l’Orient chrétien et musulman au Moyen Âge et au début des Temps modernes, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, 2014 ; François Chausson, Sylvain Destephen (dir.), Augusta, Regina, Basilissa. La souveraine de l’Empire romain au Moyen Âge. Entre héritages et métamorphoses, Paris, De Boccard éditeur, 2018 ; Sylvia Z. Mitchell., Queen, Mother and Stateswoman. Mariana of Austria and the Government of Spain, University Park, Penn State University Press, 2019 ; Sebastian Roebert, Die Königin im Zentrum der Macht. Reginale Herrschaft in der Krone Aragón am Beispiel Eleonores von Sizilien (1349-1375), Berlin-Boston, De Gruyter, 2020.
-
[23]
C’est un sujet toujours renouvelé. Voir par exemple le colloque des 3 et 4 mars 2022 : « Parcours de princesses : un nouveau regard sur les alliances dynastiques. Europe de l’Ouest, xve-xviie siècle », organisé par Élodie Conti (LARHRA - Université Lyon III) et Clara Kalogérakis (IRHiS - Université de Lille et Universidad de Castilla-La Mancha).
-
[24]
Hillard von Thiessen, Christian Windler (éd.), Akteure der Aussenbeziehungen. Netzwerke und Interkulturalität im historischen Wandel, Cologne, Böhlau, 2010 ; Pauline Ferrier-Viaud, Pouvoir, présence et action des femmes. Les épouses des ministres au temps de Louis XIV, thèse soutenue à l’université de Paris-Sorbonne en 2017 ; Caroline zum Kolk, Kathleen Wilson-Chevalier (dir.), Femmes à la cour de France. Charges et fonctions (xve- xixe siècle), Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2018 ; Juliette Dor, Marie-Élisabeth Henneau, Alain Marchandisse (dir.), Maîtresses et favorites, dans les coulisses du pouvoir du Moyen Âge à l’Époque moderne, Saint-Étienne, Publications de l’Université de Saint-Étienne, « L’école du genre », 2019 ; Michael Depreter, Jonathan Dumont, Élizabeth L’Estrange, Samuel Mareel (dir.), Marie de Bourgogne/Mary of Burgundy. Reign, “Persona”, and Legacy of a Late Medieval Duchess / Figure, principat et postérité d’une duchesse tardo-médiévale, Turnhout, Brepols, « Burgundica », 2021 ; Patricia Eichel-Lojkine, Marguerite de Navarre. Perle de la Renaissance, Paris, Perrin, 2021.
-
[25]
Alain Hugon, Au service du roi catholique, honorables ambassadeurs et divins espions, représentation diplomatique et service secret dans les relations hispano-françaises de 1598 à 1635, Madrid, Casa de Velázquez, « Bibliothèque de la Casa de Velázquez », 2004 ; Guillaume Hanotin, « Femmes et négociations diplomatiques entre France et Espagne au xviiie siècle », Genre & Histoire [En ligne], no 12-13, Printemps-Automne 2013.
-
[26]
Eva Kathrin Dade, Madame de Pompadour: Die Mätresse und die Diplomatie, Cologne, Böhlau, 2010.
-
[27]
Murielle Gaude-Ferragu, « La reine de France au xve siècle : une femme de pouvoir ? », in François Chausson, Sylvain Destephen (dir.), Augusta, Regina, Basilissa. La souveraine, op. cit. (n. 22), p. 121-139.
-
[28]
Nuria Silleras-Fernandez, Power, piety, and patronage in late medieval queenship, New York, Palgrave Macmillan US, 2008.
-
[29]
Jonathan Dumont, Laure Fagnart, Nicolas Le Roux, Pierre-Gilles Girault (dir.), La Paix des Dames. 1529, Tours, Presses universitaires François Rabelais, 2021.
-
[30]
Susan M. Johns, Noblewomen, Aristocracy and Power in the Twelfth-Century Anglo-Norman Realm, Manchester, Manchester University Press, 2003.
-
[31]
Patrizia Mainoni (dir.), Con animo virile. Donne e potere nel Mezzogiorno medievale (secoli xi-xv), Rome, Viella, 2011.
-
[32]
Florian Kühnel, « “Minister-like Cleverness, Understanding, and Influence on Affairs”. Ambassadresses in everyday Business and Courtly Ceremonies at the Turn of the Eighteenth Century », in Tracey A. Sowerby, Jan Hennings (dir.), Practices of Diplomacy in the Early Modern World, op. cit. (n. 8), p. 131-146.
-
[33]
Tracey A. Sowerby, Jan Hennings (dir.), Practices of Diplomacy in the Early Modern World c. 1410-1800, op. cit. (n. 8).
-
[34]
Carolyn James, « Women and Diplomacy in Renaissance Italy », in Glenda Sluga, Carolyn James (dir.), Women, Diplomacy and International Politics since 1500, op. cit. (n. 9), p. 25 ; Daniela Frigo, « “Small States” and Diplomacy: Mantua and Modena », in Daniela Frigo (dir.), Politics and Diplomacy in Early Modern Italy: The Structure of Diplomatic Practice, 1450-1800, Cambridge, Cambridge University Press, 2000, p. 147-176 ; Guillaume Hanotin, Ambassadeur de deux couronnes. Amelot et les Bourbons, entre commerce et diplomatie, Madrid, Casa de Velázquez, « Bibliothèque de la Casa de Velázquez », 2018.
-
[35]
Laura Oliván Santaliestra, « Who was the Embajadora ? Concept, treaties and examples (1580-1674) », in Roberta Anderson, Laura Oliván Santaliestra, Suna Suner (dir.), Gender and Diplomacy. op. cit. (n. 8), p. 199-216.
-
[36]
Lucien Bély, « Women in Diplomacy: The Ambassadress Seen by Friedrich Carl von Moser », The International History Review, mis en ligne en juillet 2021 [https://doi.org/10.1080/07075332.2021.1934071].
-
[37]
Laura Oliván Santaliestra, « Lady Anne Fanshawe, ambassadress of England at the Court of Madrid (1664–1666) », in Glenda Sluga, Carolyn James (dir.), Women, Diplomacy and International Politics since 1500, op. cit. (n. 9), p. 68-85.
-
[38]
Katrin Keller, « Entre famille et politique. Fonction et fonctionnement des réseaux relationnels des princesses allemandes au xvie siècle », in Christine Lebeau (dir.), L’Espace du Saint-Empire du Moyen Âge à l’époque moderne, Strasbourg, Presses Universitaires de Strasbourg, 2004, p. 193-214 ; Id., « Les réseaux féminins : Anne de Saxe et la cour de Vienne », in Isabelle Poutrin, Marie-Karine Schaub (dir.), Femmes et pouvoir politique. Les princesses d’Europe, xve-xviiie siècle, Paris, Éditions Bréal, 2007, p. 164-181 ; Elena Woodacre, « Cousins and Queens: Familial Ties, political Ambition and Epistolary Diplomacy in Renaissance Europe », in Glenda Sluga, Carolyn James (dir.), Women, Diplomacy and International Politics since 1500, op. cit. (n. 9), p. 30-45 ; Corina Bastian, « “Paper Negotiations”: Women and Diplomacy in the Early eighteenth Century », ibid., p. 107-119 ; François Chausson, Sylvain Destephen (dir.), Augusta, Regina, Basilissa. La souveraine, op. cit. (n. 22).
-
[39]
Matthieu Gellard, Une reine épistolaire. Lettres et pouvoir au temps de Catherine de Médicis, Paris, Classiques Garnier, 2015. Voir les publications issues du programme MISSIVA « Lettres de femmes dans l’Europe médiévale (Espagne, France, Italie, Portugal, viiie-xve s.) », notamment Jean-Pierre Jardin, José Manuel Nieto Soria, Patricia Rochwert-Zuili et Hélène Thieulin-Pardo (dir.), Cartas de mujeres en la Europa medieval. España, Francia, Italia y Portugal (s. xi-xv), Madrid, La Ergástula, 2018 ; Isabella Lazzarini, José Manuel Nieto Soria, Patricia Rochwert-Zuili (dir.), Correspondances de femmes et diplomatie. Espagne, France, Italie, ixe-xve s., Paris, e-Spania Books, « Studies », 2021, EAN électronique : 9782919448449.
-
[40]
Voir la thèse de Claire Ponsich, « Réseaux et gouvernement d’une femme de pouvoir : l’exemple de Yolande de Bar (1365-1431) », soutenue à l’université de Paris 8 – Vincennes-Saint-Denis, le 11 décembre 2021.
-
[41]
Corina Bastian, « “Paper Negotiations”: Women and Diplomacy in the Early eighteenth Century », art. cit.
-
[42]
Caroline Le Mao, Marion Trévisi (dir.), La Femme et son statut en Europe au xviie siècle, numéro spécial de la revue xviie siècle, no 244, 2009/3.
-
[43]
Anna Bellavitis, Il lavoro delle donne nelle città dell’Europa moderna, Rome, Viella, 2016 ; Elise M. Dermineur, « Anatomy of Early Modern Patriarchy », in Elise M. Dermineur, Åsa Karlsson Sjögren, Virginia Langum (dir.), Revisiting Gender in European History, op. cit. (n. 13), p. 10-28.
-
[44]
Louise A. Tilly, Joan W. Scott (dir.), Women, Work, and Family, New York-Londres, Routledge, 1978.
-
[45]
Daryl M. Hafter, Women at Work in Preindustrial France, University Park, Pennsylvania State University Press, 2007 ; Anna Bellavitis, Nicole Edelman (dir.), Genre, femmes, histoire en Europe. France, Italie, Espagne, Autriche, Nanterre, Presses Universitaires de Paris Ouest, 2011.
-
[46]
Anne Montenach, « Gender and the Underground Economy in the Western French Alps », in Elise M. Dermineur, Åsa Karlsson Sjögren, Virginia Langum (dir.), Revisiting Gender in European History, op. cit. (n. 13), p. 30.
-
[47]
Beatrice Zucca Micheletto, « Only unpaid labour force ? Women’s and girls’ work and property in family business in Early Modern Italy », The History of the Family, no 19/3, 2014, p. 1-18.
-
[48]
Elise M. Dermineur, « Anatomy of Early Modern Patriarchy », art. cit. (n. 42).
-
[49]
Voir par exemple Marie A. Kelleher, The Measure of Woman: Law and Female Identity in the Medieval Crown of Aragon, Philadelphie, University of Pennsylvania Press, 2010 ; Martine Charageat, La Délinquance matrimoniale. Couples en conflit et justice en Aragon (xve-xvie siècles), Paris, Publications de la Sorbonne, 2011 ; Martine Charageat, « Pacte conjugal et jeux de transactions en Aragon (xve-xvie siècle) », in J. Claustre (dir.), Transiger : Éléments d’une ethnographie des transactions médiévales [en ligne], Paris, Éditions de la Sorbonne, 2019 (généré le 10 février 2022). En ligne : http://books.openedition.org/psorbonne/54727 ; https://doi.org/10.4000/books.psorbonne.54727, et, pour une vue de synthèse, Didier Lett, Camille Noûs, « Les médiévistes et l’histoire des femmes et du genre », art. cit. (n. 4), § 26-33.
-
[50]
Gillian Rose, Feminism and Geography: the Limits of Geographical Knowledge, Cambridge, Malden, Polity Press, 1993 ; Doreen Barbara Massey, Space, Place and Gender, Minneapolis, University of Minnesota Press, 1994 ; Christine Chivallon, « Les géographies féministes. Un plaidoyer convaincant pour la constitution de connaissances « situées » », in Jean-François Staszak et al., Géographies anglo-saxonnes. Tendances contemporaines, Paris, Belin, 2001, p. 57-94 ; Christine Bard (dir.), Le Genre des territoires : masculin, féminin, neutre, Angers, Presses de l’Université d’Angers, 2004 ; Francine Barthe-Deloizy, Claire Hancock (dir.). « Le genre, constructions spatiales et culturelles », numéro spécial de la revue Géographie et cultures, no 54, 2005.
-
[51]
Corina Bastian, Eva Kathrin Dade, Hillard von Thiessen, Christian Windler (dir.), Das Geschlecht der Diplomatie, op. cit. (n. 2).
-
[52]
Janet L. Nelson, Courts, Elites and Gendered Power in the Early Middle Ages. Charlemagne and Others, Aldershot-Burlington, Ashgate, 2007. Voir aussi Régine le Jan, « Les reines franques du vie au xe siècle : de la sphère privée à la sphère publique ? », in François Chausson, Sylvain Destephen (dir.), Augusta, Regina, Basilissa. La souveraine, op. cit. (n. 22), p. 81-102 ; Valérie Fauvinet-Ranson, « Reines et princesses du royaume ostrogothique d’Italie au vie siècle », ibid., p. 57-79 ; Murielle Gaude-Ferragu, « La reine de France au xve siècle : une femme de pouvoir ? », ibid., p. 121-139.
-
[53]
Isolde Thyrêt, Between God and Tsar. Religious Symbolism and the Royal Women of Moscovite Russia, Dekalb, Ill., Northern Illinois University Press, 2001.
-
[54]
Jean-Marie Moeglin (dir.), L’Intercession au Moyen Âge et au début de l’époque moderne. Autour d’une pratique sociale, Genève, Droz, « Bibliothèque de l’École Pratique des Hautes Études », 2004.
-
[55]
Murielle Gaude-Ferragu, « La reine de France au xve siècle : une femme de pouvoir ? », art. cit. (n. 52).
-
[56]
Isolde Thyrêt, Between God and Tsar, op. cit. (n. 53).
-
[57]
Voir les ouvrages cités en note 39.
-
[58]
Stéphane Péquignot, « La correspondencia de María de Anjou, reina de Mallorca. Entre conformismo y precariedad, discreción y escándalo », in Isabella Lazzarini, José Manuel Nieto Soria, Patricia Rochwert-Zuili (dir.), Correspondances de femmes et diplomatie, op. cit. [https://doi.org/10.4000/books.esb.3927].
-
[59]
Gemma Teresa Colesanti, Una mujer de negocios catalana en la Sicilia del siglo xv: Caterina Llull i Sabastida. Estudio y edición de su libro maestro 1472-1479, Barcelone, CSIC, « Anejos del Anuario de Estudios Medievales », 2008. Pour d’autres exemples de femmes engagées dans des transactions marchandes, voir Cordelia Beattie, Matthew Frank Stevens (dir.), Married Women and the Law in Premodern Northwest Europe, Woodbridge, Boydell Press, 2013.
-
[60]
Maria Teresa Guerra Medici, « Donne, famiglia e potere », in Patrizia Mainoni (dir.), Con animo virile. Donne e potere nel Mezzogiorno medievale (secoli xi-xv), Rome, Viella, 2011, p. 31-51, en particulier p. 37 et suiv.
-
[61]
Doris Ruhe, « Wie sollen Frauen sprechen ? Zur Regulierung weiblichen Sprechverhandelns in Erziehungsschriften des französischen Mittelalters », in Peter von Moos (dir.), Zwischen Babel und Pfingsten. Sprachdifferenzen und Gesprächsverständigung in der Vormoderne (8. – 16. Jahrhundert). Akten der 3. deutsch-französischen Tagung des Arbeitskreises « Gesellschaft und individuelle Kommunikation in der Vormoderne » (GIK) in Verbindung mit dem Historischen Seminar der Universität Luzern/ Entre Babel et Pentecôte. Différences linguistiques et communication orale avant la modernité (viiie-xvie siècle). Actes du 3e colloque franco-allemand du groupe de recherche « Société et communication individuelle avant la modernité » (SCI) rattaché à l’Institut Historique de l’Université de Lucerne, Höhnscheid (Kassel) 16.11. – 19.11.2006, Zurich-Berlin, Lit, 2008, p. 627-647 ; Gerhard Jaritz, « Gender, Gesprächspartenerin und visueller Befund », ibid., p. 665-686.
-
[62]
Pour des exemples de cette méthode, voir Stefano Andretta, Stéphane Péquignot, Marie-Karine Schaub, Jean-Claude Waquet, Christian Windler (dir.), Paroles de négociateurs. L’entretien dans la pratique diplomatique de la fin du Moyen Âge à la première Guerre mondiale, Rome, École française de Rome, « Collection de l’École française de Rome », 2010.
1 La négociation et, plus encore, la part des femmes dans cette pratique, ont très souvent été envisagées par les historiens à travers l’exemple de la diplomatie [1]. Or, au Moyen Âge et à l’époque moderne, de nombreuses femmes se saisissent de la possibilité de négocier dans des cadres très variés. Cet article consacré aux croisements entre genre et négociation entend rendre mieux perceptible une topographie des pratiques de la négociation et s’interroger sur la pertinence de la catégorie de genre pour caractériser une évolution, voire une périodisation de l’histoire de la négociation. À partir de la fin du Moyen Âge, l’on dispose, dans ces domaines, de la possibilité de confronter des sources normatives à des actes de la pratique et des correspondances de plus en plus variés, produits par des hommes et, de plus en plus, par des femmes, ce qui permet de déployer les enquêtes dans des directions plus difficilement accessibles pour les périodes antérieures.
2 En la matière, une première hypothèse utile est fournie par un ouvrage collectif qui souligne combien le facteur « genre » n’est pas le seul mobilisable pour comprendre les modalités de l’action politique des femmes pendant la première modernité. L’appartenance à un ordre social, à une famille ou la proximité du souverain sont alors autant d’atouts pour agir, alors que le genre devient une clef explicative majeure pour décrire les modes d’action des femmes au moment de la construction des États-nations [2]. En transposant cette analyse au domaine de la négociation en général, nous faisons l’hypothèse que l’histoire du genre permet de (re)définir des modalités de négociation et que l’histoire de la négociation permet d’enrichir celle du genre, pourvu que l’on garde à l’esprit les limites de sa portée ou son agencement avec d’autres types de facteurs. Il doit être mis en regard d’autres caractéristiques des acteurs de l’histoire et être toujours contextualisé. Le genre s’avère ainsi un observatoire moins important que le rang pour saisir le rôle diplomatique des femmes durant la première modernité, et les rapports de genre au sein des couples chargés des négociations diplomatiques tendent à évoluer en raison de la formalisation et de la professionnalisation de ces fonctions à partir du xviie siècle [3].
3 Dans une bibliographie sur le genre désormais considérable [4], la négociation paraît, de prime abord, extrêmement présente. Nombre de titres ou de chapitres d’ouvrages évoquent la « négociation avec le genre/du genre », Geschlecht verhandeln et surtout negotiate/ting gender. Cependant, il s’agit le plus souvent d’un emploi métaphorique, qui signale la négociation des rapports sociaux ou des identités des acteurs sociaux. Il en va autrement de la pratique même de la négociation, un terme qui renvoie d’abord, dans le vocabulaire de notre temps, à un ensemble de « démarche(s), [à une] série d’entretiens pour parvenir à un accord, pour conclure une affaire du domaine privé ou public ou mettre fin à un différend » [5]. Comme le champ lexical de la négociation au Moyen Âge et à l’époque moderne, de même que les valeurs qui y sont associées, ne recouvrent pas exactement celles actuellement en usage [6], l’histoire de la négociation comme pratique est indissociable de celle des mots par lesquels les contemporains et contemporaines la caractérisent. Or, de ce point de vue, les études historiques qui tissent de manière contextualisée des liens entre genre et négociations sont encore peu nombreuses, alors que les travaux de sociologie ou de psychologie sociale analysent toutes les formes de négociations sur le lieu du travail ou dans la sphère privée en termes de rapports de force et de pouvoirs, dans lesquels hommes et femmes se comportent différemment, selon les contextes sociaux ou les positions de pouvoir de chaque acteur [7]. Les pages qui suivent se proposent donc de compléter une bibliographie en sciences sociales et en histoire déjà très abondante pour la période contemporaine par une orientation synthétique sur les nombreux travaux en histoire médiévale et moderne envisageant les interactions possibles entre genre et négociation.
Actrices de leurs négociations : Genre, Agency et nouvelle histoire des relations internationales
4 Jusque dans les années 2000, l’historiographie avait essentiellement souligné le rôle des hommes dans les négociations. Le constat vaut tout particulièrement pour les travaux consacrés à la diplomatie, le premier champ de prédilection de l’histoire de la négociation, dans lequel les femmes ont traditionnellement occupé une place très mineure. Elles n’étaient pas envisagées comme des actrices, mais essentiellement comme des objets passifs de négociations, notamment à l’occasion des transactions matrimoniales dont elles étaient les premières victimes, et qui ont donné lieu à de très nombreuses études de cas depuis les années 2000 [8]. La longue absence des femmes dans l’étude des négociations menées dans les sociétés médiévales et modernes était justifiée par un autre argument, classique et très fréquemment mobilisé, celui de sources absentes ou quasi-muettes, alors que pour des époques plus récentes, la dimension féminine des négociations a été étudiée de manière plus systématique [9]. Or, l’argument ne tient pas. Des corpus de sources cohérents peuvent être constitués en nombre croissant à partir du xiiie siècle avec le développement du notariat, la conservation accrue des pièces de chancellerie, des correspondances et de la documentation pragmatique. En réalité, la prétendue invisibilité des femmes est souvent relative et peut être contournée. Elle tient plus au questionnaire employé qu’au dénuement absolu en termes de sources [10]. La légitimité du thème des femmes en négociation et la possibilité de le traiter ne font plus de doute dans l’historiographie la plus récente. Elle relève du choix de croiser trois perspectives, celle d’une histoire du genre et celle de l’« agentivité » des femmes avec celle du renouvellement de l’histoire des relations internationales.
5 Après l’article fondateur de Joan Scott, publié en 1986 [11], l’outil « genre » a été très utilisé par les historiens médiévistes et modernistes dans des champs de l’histoire aussi différents que ceux de la famille, de la religion, de la politique, du travail et désormais des relations internationales, en regard d’une histoire des femmes plus anciennement construite mais complémentaire de celle-ci, voire parfois opposée à elle. L’histoire du genre a également conduit à des bouleversements épistémologiques et heuristiques. Selon J. Scott, « le genre est un moyen de faire référence à l’organisation sociale des relations entre les sexes » et une « voie essentielle pour signifier les relations de pouvoir » [12]. L’historienne invite donc à un changement de paradigme et de méthodes, en même temps qu’elle offre un cadre conceptuel applicable à beaucoup de domaines [13]. Le genre est donc défini de manière large : fondé sur les différences de perception entre les sexes, il permet d’affirmer que l’identité des femmes ne se comprend que dans la relation aux hommes dans un contexte socio-culturel donné dont les spécificités et l’évolution sont l’objet de recherche des historiens [14]. Il oblige également à s’interroger sur des relations de pouvoir. Le genre désigne ainsi un large système de relations qui structurent les sociétés et lient tous ensemble les fondements idéologiques, les normes de comportement, l’action politique et la formation de l’identité. Les travaux partis du genre ont ainsi montré la nécessité d’adopter une approche relationnelle des sexes, les caractéristiques associées à chaque sexe étant socialement et historiquement élaborées. Hommes et femmes se sont construits dans une relation d’opposition comme dans une relation de pouvoir et de rapports hiérarchisés tant dans la distribution des ressources économiques, dans les fonctions politiques, que dans l’exploitation du corps de la femme. Françoise Héritier a ainsi montré en son temps que les valeurs associées au féminin sont systématiquement déconsidérées par rapport à celles qui sont associées au masculin, en dépit des variations selon les sociétés ou les espaces concernés [15].
6 Les études de genre se sont également enrichies de la notion d’intersectionnalité, élaborée par la féministe américaine Kimberlé Crenshaw pour attirer l’attention sur les expériences des femmes noires américaines, et montrent que les rapports de genre sont au croisement d’autres rapports de pouvoir. En effet, ils sont traversés par d’autres critères ou d’autres clivages, selon la classe d’âge, la position sociale ou la race [16]. L’intersectionnalité donne à penser les intersections dans les logiques de domination, et en particulier les mécanismes des sociétés patriarcales dans lesquelles chaque individu est susceptible, selon cette approche, de jouer de différentes identités, même si elle facilite peut-être trop l’éclatement de ces dernières et ne permet pas toujours de restituer la constellation des contraintes dans lesquelles les acteurs sont obligés d’agir.
7 De cette intersection émergent différentes facettes ou manières d’être de chaque individu, pour lesquelles a été élaboré un nouvel outil d’analyse, l’agency, puis son équivalent français, « agentivité », dans le cadre de ce que l’on a pu appeler un agentive turn, depuis les années 1980-1990. Agency permet de désigner la puissance d’agir et la faculté d’action de chaque individu, toujours prise dans un faisceau complexe de relations ou de déterminations [17]. L’agentivité est donc d’abord la capacité de chaque individu à agir, quelles que soient les contraintes et en général dans le cadre de normes qui peuvent être réfutées. Elle n’est donc pas externe au pouvoir qu’elle entend dénoncer ou contourner. Il s’agit d’un concept dynamique, d’un processus et d’une mosaïque d’opportunités selon les contextes historiques et socio-culturels ou les législations. Les historiennes féministes s’en sont emparées pour mettre en valeur le rôle des femmes comme actrices sociales. Dans ces travaux, l’agency est souvent mobilisée pour inscrire l’action des femmes dans un rapport de forces où elles sont opprimées, mais aussi dont elles arrivent à se dégager. Elles peuvent résister aux normes sociales, s’arranger des restrictions qui leur sont faites et valoriser des caractéristiques – âge, statut marital, statut social, politique ou économique – qui déterminent leur habilité à organiser leur propre vie [18]. Le système qui les opprime leur permet également de s’en émanciper [19]. Elles deviennent des sujets agissants et négocient en permanence leur propre autonomie [20].
8 En mobilisant un certain nombre de ces outils théoriques, les monographies sont désormais très nombreuses en histoire médiévale comme en histoire moderne à suivre des parcours individuels ou à étudier des phénomènes collectifs. Par exemple, les relations entre femmes et pouvoir politique ont été reconstituées à partir de l’étude du statut des souveraines, de la notion de Queenship (« réginalité », reginalidad [21], etc.), des régences, des pratiques de pouvoir « (au) féminin », du statut de reine-consort mais aussi de biographies de souveraines [22]. En pratique, ces femmes de et au pouvoir disposent souvent de fiefs ou d’autres ressources foncières, qui leur assurent d’importantes capacités à négocier politiquement et à traiter avec leurs voisins pour préserver leur patrimoine, qu’elles négocient en tant que laïques ou abbesses. Parmi les ouvrages consacrés aux femmes de pouvoir, la fonction diplomatique est très étudiée dans le cas des souveraines, reines ou princesses [23], mais aussi et de manière plus récente, dans celui de représentantes de puissants clans aristocratiques ou de favorites, par exemple les duchesses de Bourgogne ou les maîtresses des rois de France [24], sujet que s’approprient également des monographies en relations internationales comme celles consacrées aux relations hispano-françaises dans le premiers tiers du xviie siècle [25]. On revient toujours sur les capacités de négociations des femmes dans le cas des mariages princiers et royaux, sur certaines circonstances politiques – le veuvage, notamment – durant lesquelles telle ou telle femme a eu un rôle essentiel, sur la diplomatie au temps de telle ou telle souveraine ou sur le rôle d’intermédiaires que les femmes ont pu jouer, par exemple entre l’empire Habsbourg et son espace colonial. On les voit comme des négociatrices efficaces, souvent en raison des réseaux dynastiques ou familiaux auxquels elles appartiennent, menant une diplomatie complémentaire, mais souvent indépendante de celle leur époux. Le rôle des favorites a également été mis en valeur [26]. On insiste enfin sur leur rôle de pacificatrices et de médiatrices qui suppose fréquemment la mise en œuvre de capacités de négociation [27]. La reine María de Luna, épouse et lieutenante générale du roi Martin Ier d’Aragon en son absence, négocie ainsi avec les différentes parties en conflit dans la ville de Valence au début du xve siècle [28]. Louise de Savoie, mère de François Ier, et Marguerite d’Autriche, tante de Charles Quint, interviennent lors des négociations de la Paix des Dames de 1529 [29].
9 L’ensemble des femmes nobles font désormais l’objet de telles approches fondées sur le genre. L’étude de l’exercice de la seigneurie féodale par les femmes dans le royaume anglo-normand au xiie siècle en fournit un bon exemple [30]. Patrizia Mainoni souligne dans un important recueil que l’on se situe désormais à cet égard dans une phase de « raffinement analytique », visant à dépasser l’opposition classique entre pouvoir informel des femmes et pouvoir formel des hommes, qui ne rend pas suffisamment compte de la complexité des cours médiévales et de la première modernité [31]. De fait, les femmes agissent de manière « formelle » et les hommes de manière « informelle ». La co-dépendance entre les hommes et les femmes pour faire marcher la maisonnée et qui est analysée depuis longtemps en histoire économique ou celle du travail est désormais appliquée à l’histoire de la diplomatie. Le « couple diplomatique au travail » gère les affaires, à deux, comme une maisonnée ou une entreprise [32]. La diplomatie étant désormais de plus en plus souvent appréhendée par les historiens comme un réseau multiforme d’échanges, d’accords et d’alliances, de réseaux d’informations, d’intérêts et d’affaires dynastiques et pas seulement un ensemble de relations au niveau de l’État, les femmes de l’aristocratie, elles-mêmes objets de l’échange diplomatique dans le cadre de mariages dynastiques, sont décrites comme détentrices de toutes les qualités requises pour participer activement aux tractations internationales de l’époque moderne. Elles sont d’autant plus efficaces que les frontières entre public et privé sont floues et que les intérêts dynastiques et de patronage infiltrent le cœur des gouvernements [33]. Véritables caméléons et outils efficaces, elles pouvaient agir avec succès dans différents domaines de la diplomatie, comme représentantes officielles de leur époux ou d’autres membres masculins de leur famille, mais aussi intervenir à l’arrière de la scène officielle en rassemblant des informations ou en activant leur patronage, par exemple dans les cours italiennes ou à la cour espagnole [34].
10 Par ailleurs, alors que les ambassades permanentes se multiplient, les ambassadeurs sont de plus en plus autorisés à emmener leur famille avec eux [35]. Au xviie siècle, les femmes d’ambassadeurs ont désormais des titres d’ambassadrices. Les rois et empereurs commencent à considérer le « capital dynastique » et le statut social des femmes auxquelles étaient mariés leurs représentants. Frédéric Charles Moser développe l’idée dans son traité, De l’ambassadrice et de ses droits, publié à Berlin en 1754, que les femmes ont des capacités à utiliser leur esprit et une « intelligence comparable à celle des ministres » [36]. Des ambassadrices de bonne naissance peuvent établir des relations utiles avec les reines consortes ou les régentes des cours dans lesquelles leur époux est envoyé en mission. Cette communication entre femmes se révèle d’un grand intérêt, comme dans le cas de lady Fanshawe, ambassadrice anglaise à la cour de Madrid dans les années 1660 [37]. Dans le cadre d’une négociation diplomatique, l’ambassadrice peut servir d’intermédiaire, souvent louée pour ses capacités d’infiltration mais aussi de protection des secrets. Dans ce monde des cours où se déroulent la plupart des négociations politiques, l’ambassadrice est susceptible de faire jouer ses réseaux de sociabilité familiale et curiale pour gagner l’amitié ou le respect des principaux ministres. Elle est utilisée comme une voie de l’information, au sein de réseaux qui ne sont pas exclusivement féminins.
11 Les femmes participent également à la diplomatie épistolaire qui peut compléter ou élargir celle des membres masculins de leurs familles [38]. Les études des correspondances, notamment des correspondances de femmes, se sont beaucoup développées ces dernières années [39]. Elles montrent comment les membres des familles royales utilisaient les réseaux de femmes et de liens familiaux pour poursuivre leurs propres buts politiques, parfois renforçant, parfois affaiblissant les uns ou les autres afin de réconcilier des intérêts politiques concurrents sur une scène internationale divisée. Le cas de la princesse Yolande de Bar (1365-1431), épouse puis veuve du roi d’Aragon Jean Ier (1387-1396), dont on conserve la copie enregistrée de près de dix mille lettres, est un exemple remarquable d’interventions protéiformes dans un grand nombre de négociations importantes en Méditerranée occidentale au temps du Grand Schisme [40]. Trois siècles plus tard, la correspondance entre la princesse des Ursins, première dame de compagnie de la reine d’Espagne, et Madame de Maintenon, les montre toutes deux en actrices informelles des relations diplomatiques. Grâce à leurs positions officielles, elles ont accès aux cercles du pouvoir et à des sources uniques d’information qui leur permettent d’établir des relations de confiance avec des membres influents des cours française et espagnole [41]. Les réseaux familiaux, vecteurs essentiels des liens diplomatiques, favorisaient ces échanges formels et informels. Dans ce cadre, la diplomatie épistolaire était un outil particulièrement efficace pour les négociations diplomatiques, sans nécessairement voyager ou engager des discussions en tête-à-tête.
Des spécificités féminines (et masculines) dans les négociations ?
Les normes et leur contournement
12 On sait à quel point les sociétés d’Ancien Régime étaient structurées par des statuts et des contraintes juridiques qui enfermaient officiellement les femmes dans une position de mineures et de dépendantes. Elles étaient actives, mais toujours dans les limites de ce que les lois, les coutumes ou les traditions leur autorisaient. Pourtant, les femmes contournaient et se jouaient de certaines formes de la domination masculine dans la sphère publique comme dans la sphère privée. Par ailleurs, dans des contextes sociaux ou économiques difficiles, existait une « interdépendance » des époux dans différentes activités, en particulier économiques [42].
13 Plusieurs études montrent de manière insistante la capacité des femmes à interpréter et à instrumentaliser les ambiguïtés des normes et des règles pour les adapter à leurs propres nécessités. Elles faisaient preuve d’une relative autonomie dans les moyens de contrôler leur vie ou d’une capacité à résister au discours dominant. Par exemple, elles prêtaient de l’argent à d’autres femmes, ce que seul, officiellement, un époux avait le droit de faire. À Venise, des épouses pouvaient hériter de leurs maris, contrairement à ce que disait le droit [43]. De la même manière que les femmes de pouvoir pouvaient négocier des affaires politiques en raison de la légitimité que leur procuraient leurs biens patrimoniaux, dans la division du travail, conçu au Moyen Âge et à l’époque moderne comme une entreprise familiale, les femmes étaient susceptibles de négocier leur participation à l’économie de la famille. En effet, le travail féminin pensé au sein d’une « économie familiale » d’abord considérée comme un organisme exclusivement dominé par le mari [44], est désormais étudié comme un espace de déploiement des motivations et des stratégies féminines pour défendre leurs intérêts propres et un véritable espace collaboratif [45]. Les femmes montraient donc une grande capacité à agir et à mener des stratégies individuelles dans le monde du travail où le licite et l’illicite étaient entremêlés. En raison d’un droit ne leur accordant quasiment rien, les femmes agissaient dans un no man’s land normatif ou jouaient des rôles très fluctuants et plus ou moins tolérés. Dans les vallées alpines au xviiie siècle par exemple, il apparaît que, lors des interactions quotidiennes, les femmes « accommodent négocient ou manipulent des règles sociales et des rôles genrés » [46]. Malgré une structure généralement patriarcale de l’économie familiale, elles se battaient pour ne pas être des victimes, elles avaient un véritable pouvoir de négociation sur le produit de leur travail ou leur héritage, la dot étant évidemment un levier pour négocier leur position vis-à-vis des autres membres de la famille, ou même leur bien-être au sein de la famille [47]. Plus encore, dans la deuxième moitié du xviiie siècle, on assiste à une renégociation du contrat social : les femmes défendaient avec succès leurs biens et leurs droits aussi bien que ceux de leurs enfants lorsqu’elles élaboraient les contrats de mariage [48]. À travers les documents notariés, on touche ainsi un partage assez égalitaire des tâches à l’intérieur de la vie des couples, des couples dont les interactions et les conflits, souvent appréhendés à travers la documentation judiciaire, constituent un champ de recherche actuel particulièrement dynamique [49].
Espaces féminins, espaces masculins des négociations ?
14 À la question des rapports de force, il faut ajouter celle des espaces d’action et plus spécifiquement de négociation. Tandis que les géographes travaillent depuis longtemps sur la construction genrée de l’espace [50], les femmes ont longtemps été renvoyées par les historiens à l’espace privé et les hommes à l’espace public. Or, l’historiographie remet de plus en plus en doute cette répartition pour les époques médiévale et moderne jusqu’au xviiie siècle [51]. Comment se comporte alors la femme dans les espaces de négociations, qu’ils relèvent de l’intérieur ou de l’extérieur ? La question a commencé à être envisagée sous divers angles. Janet Nelson, dans une étude sur les cours, les élites et le pouvoir genré (gendered) chez les Carolingiens, montre ainsi comment les femmes agissent en agents culturels à la cour et, à ce titre, usent d’espaces de conversation particuliers. La reine Judith, veuve de Louis le Pieux, déplace par exemple les entretiens politiques des bains affectionnés par Louis vers le jardin, les espaces de la chasse. Pour Janet Nelson, « les cours du haut Moyen Âge […] offraient donc aux femmes (et aux hommes) de haute naissance une agency, un espace public et culturel. À travers des rôles prédéterminés et genrés, tels ceux de stratèges de la distinction, de négociatrices, ou comme emblèmes et pourvoyeuses de statut symbolique […] de telles femmes pouvaient jouer un rôle central dans la représentation et la transmission des règles et des valeurs curiales » [52]. Autre question récurrente, les appartements féminins dans les palais royaux sont-ils un obstacle à la négociation politique ou diplomatique, ou au contraire facilitent-ils le principe mais aussi les pratiques de la négociation ? L’exemple russe est à ce titre très utile. Les femmes de la famille royale, épouse du tsar mais aussi sœurs et filles, vivaient dans un appartement à part, le Terem. Jusqu’à récemment dans l’historiographie, le Terem a été analysé comme un moyen de tenir les femmes recluses dans un espace privé, de leur retirer un rôle politique qu’elles avaient cependant occupé au xvie siècle, et qui leur fut enlevé au xviie siècle. La structure même du Terem est désormais envisagée comme un espace de communication entre appartements princiers et organes de gouvernement [53].
Ressources typiquement féminines ? Rhétorique, correspondance, intercession
15 Peut-on, en faisant un pas supplémentaire, discerner des traits proprement féminins, des styles féminins de négocier ? Il ne s’agit pas, précisons-le d’emblée, d’essentialiser une très hypothétique manière proprement féminine de négocier, qui serait elle-même la transcription d’une nature féminine, mais, plutôt, de voir si, dans des contextes précis, les femmes négocient de la même manière que les hommes et dans quelles circonstances les femmes usent de modes jugés masculins ou féminins de négocier, et comment ces différentes modalités d’action sont mises en œuvre dans les interactions négociatoires. Quelques pistes peuvent d’ores et déjà être avancées à ce sujet. La première concerne le recours à l’intercession. Pour les sociétés chrétiennes médiévales et modernes, il s’agit d’une modalité extrêmement fréquente des rapports sociaux et politiques, pour laquelle les figures féminines – reflet de l’imitation de la Vierge – sont très présentes [54]. L’intercession des dames de cour et, plus encore, des princesses et des reines joue un rôle considérable dans les négociations de mariages, princiers ou autres, pour les familles royales ibériques à la fin du Moyen Âge. Les reines intercèdent aussi dans la négociation de trêves pendant la guerre de Cent Ans ou dans la guerre entre Armagnacs et Bourguignons, ou bien encore comme « mère du peuple » et protectrice de ses sujets [55]. L’exemple russe s’avère là aussi très utile. D’Anastasia Romanovna, épouse d’Ivan le Terrible au milieu du xvie siècle, à Sophia Alekseevna, régente de Russie entre 1682 et 1689, la femme du tsar ou la régente est d’abord perçue comme celle qui intercède auprès de Dieu pour le tsar, ce qui lui offre à la fois un rôle essentiel auprès de son époux ou de ses frères, et plus généralement un rôle social pour celle qui se préoccupe du bien de son peuple et de son salut. Ce rôle d’intercesseur peut également être mobilisé vis-à-vis du tsar. La tsarine reçoit en effet des pétitions en son nom propre, notamment lorsqu’elle sort du palais à l’occasion d’un pèlerinage, et elle peut intercéder en faveur de certaines personnes, dans des circonstances de crise politique. Les tsarines russes sont donc perçues comme de véritables aides de leurs époux dans les affaires personnelles, spirituelles ou gouvernementales [56].
16 Les princesses, les femmes nobles – pour en rester à cet exemple – usent également avec abondance de la correspondance pour entretenir des rapports avec des réseaux de fidélités souvent complémentaires. Le cas a été étudié pour plusieurs États territoriaux de l’Italie du Quattrocento et pour plusieurs couronnes et royaumes de la péninsule Ibérique, dans des monographies comme dans le cadre d’un programme collectif, Missiva [57]. Même si, bien sûr, les hommes écrivent également, il s’agit là, assurément, d’une piste essentielle pour explorer et mieux saisir l’instrumentalisation de l’écriture féminine et l’usage d’une rhétorique différenciée dans les processus de négociation. Afin de mieux faire avancer leurs arguments, des princesses, des reines et des femmes nobles jouent tour à tour de leur « faiblesse », de leur « débilité » et de la puissance dont elles sont les détentrices. Marie d’Anjou, reine-veuve de Majorque, intervient ainsi activement en jouant de ces divers registres dans les négociations de son second mariage, avec le noble valencien Jaume de Xèrica, en 1327 [58]. A contrario, il peut s’avérer difficile de déterminer la « féminité » épistolaire dans les échanges négociatoires. Ils recèlent parfois les preuves d’une maîtrise de savoirs et de techniques professionnels sans aucune identité de genre, comme dans la correspondance de la veuve Catherina Llull, une marchande catalane du xve siècle [59].
17 Un autre aspect important reste sans doute encore à envisager pour saisir d’éventuels traits féminins dans les pratiques de négociation et mesurer leur éventuelle diffusion dans les rapports sociaux : l’existence de discours dominants sur le statut des femmes propres à chaque contexte, et qui laissent, ou ne laissent pas une marge de manœuvre potentielle aux femmes pour intervenir dans des négociations. Il s’agit tout d’abord de la part accordée aux femmes par les différents droits en ces domaines, déjà précédemment évoquée. On rappellera simplement ici que certains glossateurs de la fin du Moyen Âge, tels les influents Balde et Bartole, reconnaissent à la femme la possibilité d’être une arbitratrix, d’agir comme procureur pour leur père et leurs autres consanguins, d’être témoin dans les testaments, ce qui leur donne ainsi en droit une capacité d’intervention dans des négociations [60]. La teneur contradictoire des préceptes et des recommandations énoncés à leur sujet est également un indice intéressant de ce point de vue. À la fin du Moyen Âge comme à l’époque moderne, les discours louent les femmes pour des qualités reconnues comme spécifiquement féminines – maternité, douceur, constance –, aussi bien qu’ils les condamnent au nom d’autres stéréotypes négatifs comme la faiblesse, la vulnérabilité ou la paresse. Les livres d’enseignements et les miroirs aux princesses enjoignent souvent la discrétion dans les conversations, mais des compétences pour le dialogue sont également jugées souhaitables. Selon Anne de France, la femme doit ainsi être « bien enlangaigée », mais la femme trop bavarde demeure un repoussoir [61]. Ces diverses conceptions du comportement et de la rhétorique féminine jouent certainement un rôle dans leur activité de négociatrices et la façon dont elle est perçue.
18 Si les femmes sont ainsi souvent considérées comme plus douces ou plus patientes en raison de leur fonction maternelle, et également perçues comme compétentes pour négocier en faisant preuve de compassion, de générosité, là où une négociation menée par un homme pourrait échouer, un travail de contextualisation multiple s’avère donc nécessaire pour mettre en perspective de tels discours généraux sur le « caractère féminin ». Ces derniers sont évidemment toujours orientés, situés et ne sauraient renvoyer à une nature éternelle et immuable, comme pourraient le faire accroire certaines approches, issues notamment des études des négociations par le management, tendant à essentialiser le « caractère féminin » dans les négociations et visant à donner des grilles de lecture interprétative en fonction de qualités assignées au préalable aux interlocuteurs. Il paraît à cet égard préférable de considérer l’ensemble des participant.e.s à des négociations comme des acteurs et des actrices qui jouent d’identités multiples au cours des entretiens, tout au long du travail de négociation [62]. De là une dernière hypothèse : il n’y aurait pas de nature « féminine » ou « masculine » à proprement parler dans les négociations, mais des modes d’action jugés féminins ou masculins fonctionnant comme ressources, parmi d’autres, mais qui méritent d’être identifiés, caractérisés, analysés. On pourra certes objecter que d’autres expériences contemporaines mettent en évidence des comportements spécifiquement plus « agressifs » ou plus « coopératifs » durant les négociations en fonction de l’influx plus ou moins important d’hormones : la testostérone (mâle, donc) pour le premier cas, les œstrogènes pour les secondes… Les raisons, la caractérisation et les limites du « comportement » féminin ou masculin dans les négociations forment donc matière à un débat qui ne concerne pas, loin de là, que les historiens.
Annexe : Bibliographie
- « Agency : un concept opératoire dans les études de genre ? », numéro spécial de Rives méditerranéennes, no 41, 2012.
- Anderson, Roberta, Oliván Santaliestra, Laura, Suner, Suna (dir.), Gender and Diplomacy: Women and Men in European Embassies from the 15th to the 18th Century, volume 2, Vienne, Hollitzer Verlag, 2021.
- Andretta, Stefano, Péquignot, Stéphane, Schaub, Marie-Karine, Waquet, Jean-Claude, Windler, Christian (dir.), Paroles de négociateurs. L’entretien dans la pratique diplomatique de la fin du Moyen Âge à la Première Guerre mondiale, Rome, École française de Rome, « Collection de l’École française de Rome », 2010.
- Bard, Christine (dir.), Le Genre des territoires : masculin, féminin, neutre, Angers, Presses de l’Université d’Angers, 2004.
- Barthe-Deloizy, Francine, Hancock, Claire (dir.), « Le genre, constructions spatiales et culturelles », numéro spécial de la revue Géographie et cultures, no 54, 2005.
- Bastian, Corina, Dade, Eva Kathrin, von Thiessen, Hillard, Windler, Christian (dir.), Das Geschlecht der Diplomatie. Geschlechterrollen in den Außenbeziehungen vom Spätmittelalter bis zum 20. Jahrhundert, Cologne, Böhlau, 2014.
- Bastian, Corina, « “Paper Negotiations”: Women and Diplomacy in the Early eighteenth Century », in Glenda Sluga, Carolyn James (dir.), Women, Diplomacy and International Politics since 1500, Londres-New York, Routledge, « Women and Gender’s History », 2016, 107-119.
- Beattie, Cordelia, Stevens, Matthew Frank (dir.), Married Women and the Law in Premodern Northwest Europe, Woodbridge, Boydell Press, 2013.
- Bellavitis, Anna, Edelman, Nicole (dir.), Genre, femmes, histoire en Europe. France, Italie, Espagne, Autriche, Nanterre, Presses Universitaires de Paris Ouest, 2011.
- Bellavitis, Anna, Il lavoro delle donne nelle città dell’Europa moderna, Rome, Viella, 2016.
- Bellavitis, Anna, Jourdain, Virginie, Lemonnier-Lesage, Virginie, Zucca Micheletto, Béatrice (dir.), « Tout ce qu’elle saura et pourra faire ». Femmes, droits, travail en Normandie du Moyen Âge à la Grande Guerre, Mont-Saint-Aignan, Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2015.
- Bély, Lucien, Espions et ambassadeurs au temps de Louis XIV, Paris, Fayard, 1990.
- Bély, Lucien, « Women in Diplomacy: The Ambassadress Seen by Friedrich Carl von Moser », The International History Review, mis en ligne en juillet 2021 [https://doi.org/10.1080/07075332.2021.1934071].
- Benharda, Imen, Touzard, Hubert, « Relations entre genre et pouvoir dans les négociations : le discours des négociateurs et des négociatrices », Les Cahiers internationaux de psychologie sociale, no 73, 2007/1, p. 75-90.
- Bereni, Laure, Chauvin, Sébastien, Jaunait, Alexandre, Revillard, Anne, Introduction aux Gender Studies. Manuel des études sur le genre, Bruxelles, De Boeck, « Ouvertures politiques », 20122.
- Bousmar, Éric, Dumont, Jonathan, Marchandisse, Alain, Schnerb, Bertrand (dir.), Femmes de pouvoir, femmes politiques durant les derniers siècles du Moyen Âge et au cours de la première Renaissance, Bruxelles, De Boeck, « Bibliothèque du Moyen Âge », 2012.
- Bubenicek, Michelle, Quand les femmes gouvernent. Yolande de Flandre. Droit et politique au xive siècle, Paris, École des chartes, « Mémoires et documents de l’École des chartes », 2002.
- Campbell Orr, Clarissa, Queenship in Britain, 1660-1837: Royal Patronage, Court Culture and Dynastic Politics, Manchester University Press, 2002.
- Campbell Orr, Clarissa, Queenship in Europe, 1660-1815: The Role of the Consort, Cambridge, Cambridge University Press, 2004.
- Charageat, Martine, La Délinquance matrimoniale. Couples en conflit et justice en Aragon (xve-xvie siècles), Paris, Publications de la Sorbonne, 2011.
- Chausson, François, Destephen, Sylvain (dir.), Augusta, Regina, Basilissa. La souveraine de l’Empire romain au Moyen Âge. Entre héritages et métamorphoses, Paris, De Boccard éditeur, 2018.
- Chivallon, Christine, « Les géographies féministes. Un plaidoyer convaincant pour la constitution de connaissances “situées” », in Jean-François Staszak et al., Géographies anglo-saxonnes. Tendances contemporaines, Paris, Belin, 2001, p. 57-94.
- Colesanti, Gemma Teresa, Una mujer de negocios catalana en la Sicilia del siglo xv: Caterina Llull i Sabastida. Estudio y edición de su libro maestro 1472-1479, Barcelone, CSIC, « Anejos del Anuario de Estudios Medievales », 2008.
- Combats, débats, transmission : les 20 ans de Mnémosyne, J. Verlaine et P. Farges (dir.), no 26, Automne 2020.
- Dade, Eva Kathrin, Madame de Pompadour: Die Mätresse und die Diplomatie, Cologne, Böhlau, 2010.
- Delaunay, Jean-Marie, Denéchère, Yves (dir.), Femmes et relations internationales au xxe siècle, Paris, Sorbonne Nouvelle, 2006.
- Depreter, Michael, Dumont, Jonathan, L’Estrange, Élizabeth, Mareel, Samuel (dir.), Marie de Bourgogne/Mary of Burgundy. Reign, “Persona”, and Legacy of a Late Medieval Duchess / Figure, principat et postérité d’une duchesse tardo-médiévale, Turnhout, Brepols, « Burgundica », 2021.
- Dermineur, Elise M., Karlsson Sjögren, Åsa, Langum, Virginia (ed.), Revisiting Gender in European History, 1400-1800, Londres-New York, Routledge, « Routledge Research in Gender and History », 2018.
- Dermineur, Elise M., « Anatomy of Early Modern Patriarchy », in Elise M. Dermineur, Åsa Karlsson Sjögren, Virginia Langum (ed.), Revisiting Gender in European History, 1400-1800, Londres-New York, Routledge, « Routledge Research in Gender and History », 2018, p. 10-28.
- Dor, Juliette, Henneau, Marie-Élisabeth, Marchandisse, Alain (éd.), Maîtresses et favorites, dans les coulisses du pouvoir du Moyen Âge à l’Époque moderne, Saint-Étienne, Publications de l’Université de Saint-Étienne, « L’école du genre », 2019.
- Dumont, Jonathan, Fagnart, Laure, Le Roux, Nicolas, Girault, Pierre-Gilles (dir.), La Paix des Dames. 1529, Tours, Presses universitaires François Rabelais, 2021.
- Earenfight, Teresa (dir.), Queenship in Medieval Europe, Londres, Routledge, 2005.
- Eichel-Lojkine, Patricia, Marguerite de Navarre. Perle de la Renaissance, Paris, Perrin, 2021.
- Fauvinet-Ranson, Valérie, « Reines et princesses du royaume ostrogothique d’Italie au vie siècle », in François Chausson, Sylvain Destephen (dir.), Augusta, Regina, Basilissa. La souveraine de l’Empire romain au Moyen Âge. Entre héritages et métamorphoses, Paris, De Boccard éditeur, 2018, p. 57-79.
- Ferrier-Viaud, Pauline, Pouvoir, présence et action des femmes. Les épouses des ministres au temps de Louis XIV, thèse soutenue à l’université de Paris-Sorbonne en 2017.
- Fradenburg, Louise Olga (dir.), Women and Sovereignty, Edimbourg, Edinburgh University Press, 1992.
- Frigo, Daniela, « “Small States” and Diplomacy: Mantua and Modena », in Daniela Frigo (ed.), Politics and Diplomacy in Early Modern Italy: The Structure of Diplomatic Practice, 1450-1800, Cambridge, Cambridge University Press, 2000, p. 147-176.
- Gaude-Ferragu, Murielle, « La reine de France au xve siècle : une femme de pouvoir ? », in François Chausson, Sylvain Destephen (dir.), Augusta, Regina, Basilissa. La souveraine de l’Empire romain au Moyen Âge. Entre héritages et métamorphoses, Paris, De Boccard éditeur, 2018, p. 121-139.
- Gellard, Matthieu, Une reine épistolaire. Lettres et pouvoir au temps de Catherine de Médicis, Paris, Classiques Garnier, 2015.
- Guerra Medici, Maria Teresa, « Donne, famiglia e potere », in Patrizia Mainoni (dir.), Con animo virile. Donne e potere nel Mezzogiorno medievale (secoli xi-xv), Rome, Viella, 2011, p. 31-51.
- Hafter, Daryl M., Women at Work in Preindustrial France, University Park, Pennsylvania State University Press, 2007.
- Hanotin, Guillaume, « Femmes et négociations diplomatiques entre France et Espagne au xviiie siècle », Genre & Histoire [En ligne], no 12-13, Printemps-Automne 2013.
- Hanotin, Guillaume, Ambassadeur de deux couronnes. Amelot et les Bourbons, entre commerce et diplomatie, Madrid, Casa de Velázquez, « Bibliothèque de la Casa de Velázquez », 2018.
- Héritier, Françoise, Masculin-Féminin. La pensée de la différence, Paris, Odile Jacob, 1996.
- Hypothèses 2004, Travaux de l’École doctorale d’Histoire, dossier « Genre et histoire », 2005/1 (8), Paris, Éditions de la Sorbonne.
- Hugon, Alain, Au service du Roi Catholique : honorables ambassadeurs et divins espions. Représentation diplomatique et service secret dans les relations hispano-françaises de 1598 à 1635, Madrid, Casa de Velázquez, « Bibliothèque de la Casa de Velázquez », 2004.
- Jardin, Jean-Pierre, Nieto Soria, José Manuel, Rochwert-Zuili, Patricia, Thieulin-Pardo, Hélène (éd.), Cartas de mujeres en la Europa medieval. España, Francia, Italia y Portugal (s. xi-xv), Madrid, La Ergástula, 2018.
- Jaritz, Gerhard, « Gender, Gesprächspartenerin und visueller Befund », in Peter von Moos (dir.), Zwischen Babel und Pfingsten. Sprachdifferenzen und Gesprächsverständigung in der Vormoderne (8. – 16. Jahrhundert). Akten der 3. deutsch-französischen Tagung des Arbeitskreises « Gesellschaft und individuelle Kommunikation in der Vormoderne » (GIK) in Verbindung mit dem Historischen Seminar der Universität Luzern/ Entre Babel et Pentecôte. Différences linguistiques et communication orale avant la modernité (viiie-xvie siècle). Actes du 3e colloque franco-allemand du groupe de recherche « Société et communication individuelle avant la modernité » (SCI) rattaché à l’Institut Historique de l’Université de Lucerne, Höhnscheid (Kassel) 16.11. – 19.11.2006, Zurich-Berlin, Lit, 2008, p. 665-686.
- Johns, Susan M., Noblewomen, Aristocracy and Power in the Twelfth-Century Anglo-Norman Realm, Manchester, Manchester University Press, 2003.
- Kelleher, Marie A., The Measure of Woman: Law and Female Identity in the Medieval Crown of Aragon, Philadelphie, University of Pennsylvania Press, 2010.
- Keller, Katrin, « Entre famille et politique. Fonction et fonctionnement des réseaux relationnels des princesses allemandes au xvie siècle », in Christine Lebeau (dir.), L’Espace du Saint-Empire du Moyen Âge à l’époque moderne, Strasbourg, Presses Universitaires de Strasbourg, 2004, p. 193-214.
- Keller, Katrin, « Les réseaux féminins : Anne de Saxe et la cour de Vienne », in Isabelle Poutrin, Marie-Karine Schaub (dir.), Femmes et pouvoir politique. Les princesses d’Europe, xve-xviiie siècle, Paris, Éditions Bréal, 2007, p. 164‑181.
- Kühnel, Florian, « “Minister-like Cleverness, Understanding, and Influence on Affairs”. Ambassadresses in everyday Business and Courtly Ceremonies at the Turn of the Eighteenth Century », in Tracey A. Sowerby, Jan Hennings (dir.), Practices of Diplomacy in the Early Modern World c. 1410-1800, Londres-New-York, Routledge, « Routledge Research in Early Modern History », 2017, p. 131-146.
- Lazzarini, Isabella, Nieto Soria, José Manuel, Rochwert-Zuili, Patricia (dir.), Correspondances de femmes et diplomatie. Espagne, France, Italie, ixe-xve s., Paris, e-Spania Books, « Studies », 10, novembre 2021, EAN électronique : 9782919448449
- Le Jan, Régine, « Les reines franques du vie au xe siècle : de la sphère privée à la sphère publique ? », in François Chausson, Sylvain Destephen (dir.), Augusta, Regina, Basilissa. La Souveraine de l’Empire romain au Moyen Âge. Entre héritages et métamorphoses, Paris, De Boccard éditeur, 2018, p. 81-102.
- Le Mao, Caroline, Trévisi, Marion (dir.), La Femme et son statut en Europe au xviie siècle, numéro spécial de la revue xviie siècle, no 244, 2009/3.
- Lett, Didier, Noûs, Camille, « Les médiévistes et l’histoire des femmes et du genre : douze ans de recherche », Genre & Histoire [En ligne], no 26, Automne 2020 [http://journals.openedition.org/genrehistoire/559].
- Mac Gowan, Margaret M. (ed.), Dynastic Marriages 1612-1615. A celebration of the Habsburg and Bourbon Unions, Farnham, Ashgate, 2013.
- Mainoni, Patrizia (dir.), Con animo virile. Donne e potere nel Mezzogiorno medievale (secoli xi-xv), Rome, Viella, 2011.
- Malamut, Élisabeth, Nicolaïdès, Andréas (dir.), Impératrices, princesses, aristocrates et saintes souveraines. De l’Orient chrétien et musulman au Moyen Âge et au début des Temps modernes, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, 2014.
- Massey, Doreen Barbara, Space, Place and Gender, Minneapolis, University of Minnesota Press, 1994.
- Mitchell, Sylvia Z., Queen, Mother ans Stateswoman. Mariana of Austria and the Government of Spain, University Park, Penn State University Press, 2019.
- Moeglin, Jean-Marie (dir.), L’Intercession au Moyen Âge et au début de l’époque moderne. Autour d’une pratique sociale, Genève, Droz, « Bibliothèque de l’École pratique des hautes études », 2004.
- Moeglin, Jean-Marie, « Introduction. Heurs et malheurs de la négociation du Moyen Âge à l’époque moderne », in Maria Teresa Ferrer i Mallol, Jean-Marie Moeglin, Stéphane Péquignot, Manuel Sánchez Martínez (eds.), Negociar en la Edad Media / Négocier au Moyen Âge, Barcelone, CSIC, « Anejos del Anuario de Estudios Medievales », 2005, p. 5-26.
- Montenach, Anne, « Gender and the Underground Economy in the Western French Alps », in Elise M. Dermineur, Åsa Karlsson Sjögren, Virginia Langum (dir.), Revisiting Gender in European History, 1400-1800, Londres-New York, Routledge, « Routledge Research in Gender and History », 2018, p. 29-50.
- Motta, Giovanna, Regine e sovrane. Il potere, la politica, la vita privata, Milan, Franco Angeli, 2002.
- Nelson, Janet L., Courts, Elites and Gendered Power in the Early Middle Ages. Charlemagne and Others, Aldershot-Burlington, Ashgate, 2007.
- Oliván Santaliestra, Laura, « Lady Anne Fanshawe, ambassadress of England at the Court of Madrid (1664–1666) », in Glenda Sluga, Carolyn James (dir.), Women, Diplomacy and International Politics since 1500, Londres-New-York, Routledge, « Women and Gender’s History », 2016, p. 68-85.
- Pelaz Flores, Diana, del Val Valdivieso, Isabel, « La Historia de las Mujeres en el siglo xxi a través del estudio de la Reginalidad medieval », Revista de historiografía, no 22, 2015, p. 101-127.
- Péquignot, Stéphane, « La correspondencia de María de Anjou, reina de Mallorca. Entre conformismo y precariedad, discreción y escándalo », in Isabella Lazzarini, José Manuel Nieto Soria, Patricia Rochwert-Zuili (dir.), Correspondances de femmes et diplomatie. Espagne, France, Italie, ixe-xve s., Paris, e-Spania Books, « Studies », 10, novembre 2021 [https://doi.org/10.4000/books.esb.3927].
- Pohlig, Mathias, « Gender and the Formalization of Diplomacy in Early Modern Europe », Journal of International History 2021 (en ligne).
- Ponsich, Claire, « Réseaux et gouvernement d’une femme de pouvoir : l’exemple de Yolande de Bar (1365-1431) », thèse soutenue à l’université de Paris 8 – Vincennes-Saint-Denis le 11 décembre 2021.
- Poutrin, Isabelle, Schaub, Marie-Karine (dir.), Femmes et pouvoir politique. Les princesses d’Europe, xve-xviiie siècle, Paris, Éditions Bréal, 2007.
- Roebert, Sebastian, Die Königin im Zentrum der Macht. Reginale Herrschaft in der Krone Aragón am Beispiel Eleonores von Sizilien (1349-1375), Berlin-Boston, De Gruyter, 2020.
- Rose, Gillian, Feminism and Geography: The Limits of Geographical Knowledge, Cambridge, Malden, Polity Press, 1993.
- Ruhe, Doris, « Wie sollen Frauen sprechen ? Zur Regulierung weiblichen Sprechverhandelns in Erziehungsschriften des französischen Mittelalters », in Peter von Moos (éd.), Zwischen Babel und Pfingsten. Sprachdifferenzen und Gesprächsverständigung in der Vormoderne (8. – 16. Jahrhundert). Akten der 3. deutsch-französischen Tagung des Arbeitskreises « Gesellschaft und individuelle Kommunikation in der Vormoderne » (GIK) in Verbindung mit dem Historischen Seminar der Universität Luzern/ Entre Babel et Pentecôte. Différences linguistiques et communication orale avant la modernité (viiie-xvie siècle). Actes du 3e colloque franco-allemand du groupe de recherche « Société et communication individuelle avant la modernité » (SCI) rattaché à l’Institut Historique de l’Université de Lucerne, Höhnscheid (Kassel) 16.11.-19.11.2006, Zurich-Berlin, Lit, 2008, p. 627-647.
- Ruiz Domingo, Lledó, « La incorporación de las perspectivas de género en los estudios sobre la monarquía medieval », in Rosa Casado Mejía, Consuelo Flecha García et al. (dir.), Aportaciones a la investigación sobre mujeres y género, Séville, Universidad de Sevilla, 2015, p. 183-201.
- Scott, Joan, « Gender: A useful Category of Historical Analysis », The American Historical Review, 91, no 5, 1986, p. 1053-1075.
- Silleras-Fernandez, Nuria, Power, piety, and patronage in late medieval queenship, New York, Palgrave Macmillan US, 2008.
- Simonton, Deborah, Montenach, Anne (dir.), Female Agency in the Urban Economy. Gender in European Towns, 1640-1830, New York-Londres, Routledge, « Routledge Research in Gender’s History », 2013.
- Sluga, Glenda, James, Carolyn (dir.), Women, Diplomacy and International Politics since 1500, Londres-New York, Routledge, « Women and Gender’s History », 2016.
- Sowerby, Tracey A., Hennings, Jan (eds.), Practices of Diplomacy in the Early Modern World c. 1410-1800, Londres-New-York, Routledge, « Routledge Research in Early Modern History », 2017.
- Steinberg, Sylvie, Traversier, Mélanie, Noûs, Camille, « Aperçus sur les développements récents de l’histoire des femmes et du genre à l’époque moderne », Genre & Histoire [En ligne], no 26, Automne 2020 [http://journals.openedition.org/genrehistoire/5933].
- Thébaud, Françoise, Les Mots de l’histoire des femmes, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, « Clio HFS », 2004.
- Thiessen, Hillard von, Windler, Christian (dir.), Akteure der Aussenbeziehungen. Netzwerke und Interkulturalität im historischen Wandel, Cologne, Böhlau, 2010.
- Thyrêt Isolde, Between God and Tsar. Religious Symbolism and the Royal Women of Moscovite Russia, Dekalb, Ill., Northern Illinois University Press, 2001.
- Tilly Louise A. et Scott Joan W. (dir.), Women, Work, and Family, New York-Londres, Routledge, 1978.
- Towns, Ann, Niklasson, Birgitta, « Gender, International status, and ambassador appointments », Foreign Policy Analysis, no 13/3, 2017, p. 521-540.
- Vicks, Leonie, Religious life in Normandy, 1050-1300. Space, gender and social pressure, Woodbridge, Boydekk Press, 2007.
- Woodacre, Elena, « Cousins and Queens: Familial Ties, political Ambition and Epistolary Diplomacy in Renaissance Europe », in Glenda Sluga, Carolyn James (dir.), Women, Diplomacy and International Politics since 1500, Londres-New York, Routledge, « Women and Gender’s History », 2016, p. 30-45.
- Zucca Micheletto, Beatrice, « Only unpaid labour force ? Women’s and girls’ work and property in family business in Early Modern Italy », The History of the Family, no 19/3, 2014, p. 1-18.
- zum Kolk, Caroline, Wilson-Chevalier, Kathleen (dir.), Femmes à la cour de France. Charges et fonctions (xve- xixe siècle), Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2018.
Mots-clés éditeurs : diplomatie, époque moderne, Europe, genre, Moyen Âge, négociation, noblesse, réseaux
Date de mise en ligne : 28/07/2022
https://doi.org/10.3917/rhis.222.0431