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La « croisade de l’indépendance » de Sihanouk et ses effets sur l’armée royale khmère

Pages 123 à 140

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  • Léton, S.
(2023). La « croisade de l’indépendance » de Sihanouk et ses effets sur l’armée royale khmère. Guerres mondiales et conflits contemporains, 291(3), 123-140. https://doi.org/10.3917/gmcc.291.0123.

  • Léton, Solann.
« La “croisade de l’indépendance” de Sihanouk et ses effets sur l’armée royale khmère ». Guerres mondiales et conflits contemporains, 2023/3 N° 291, 2023. p.123-140. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2023-3-page-123?lang=fr.

  • LÉTON, Solann,
2023. La « croisade de l’indépendance » de Sihanouk et ses effets sur l’armée royale khmère. Guerres mondiales et conflits contemporains, 2023/3 N° 291, p.123-140. DOI : 10.3917/gmcc.291.0123. URL : https://shs.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2023-3-page-123?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/gmcc.291.0123


Notes

  • [1]
    Frappée par la Banque d’Indochine, la piastre est l’unité monétaire de la Fédération Indochinoise. Son cours est lié au Franc suivant une parité fixe du franc CFP (Pacifique) ou du franc CFA (Communauté financière africaine). Depuis décembre 1945, son taux est fixé à 17 francs alors que la veille de la Seconde Guerre mondiale il valait environ 8.50 francs avec un pouvoir d’achat qui variait entre 6 et 8 francs. En 1950, une affaire de trafic de piastre est révélée au grand jour par la presse. Il faut attendre fin 1952 pour que cette affaire suscite l’intérêt du gouvernement français.
  • [2]
    Jacques Dalloz, La guerre d’Indochine. 1945-1954, Paris, Seuil, « Points histoire », 1987, p. 208.
  • [3]
    Cette conférence avait pour objectif de concrétiser les accords du 8 mars 1949 et régler définitivement les questions économiques et les accords commerciaux.
  • [4]
    Souphanouvong (1909-1995), surnommé aussi le Prince rouge, est un homme politique membre du Parti révolutionnaire populaire lao de mouvance communiste. Il deviendra le président de la République démocratique du Laos de 1975 à 1991.
  • [5]
    Jacques Dalloz, La guerre…, op. cit., p. 209. « il y a lieu de parfaire l’indépendance et la souveraineté des États d’Indochine en assurant d’accord avec les trois gouvernements intéressés, le transfert des compétences qu’elle avait conservées dans les l’intérêt même des États, en raison des circonstances périlleuses nées de l’état de guerre ».
  • [6]
    Voir infra  p.
  • [7]
    Archives de l’Armée de Terre sur l’Indochine, sous-série 10 H.
  • [8]
    Notamment Jacques Dalloz, La guerre d’Indochine. 1945-1954, Paris, Seuil, coll. « Points histoire », 1987, 320 p. ; Hugues Tertrais, Le piastre et le fusil. Le coût de la Guerre d’Indochine, 1945- 1954, Paris, Comité pour l’Histoire économique et Financière de la France, 2002, 634 p. ; Laurent Cesari, Le problème diplomatique de l’Indochine, 1945-1957, Paris, Les Indes savantes, « Asie », 2013, 424 p. et L’Indochine en guerre, 1945-1993, Paris, Belin, « Histoire Belin Sup », 2000, 320 p. ; Yves Gras, Histoire de la guerre d’Indochine, Paris, Denoël, « Documents et histoire », 1992, 612 p. ; David Chandler, Une histoire du Cambodge, Les Indes savantes, Paris, 2011, 242 p.
  • [9]
    Maurice Laurent, L’armée au Cambodge et dans les pays en voie de développement du Sud-Est Asiatique, Paris, Puf., 1968, 315 p.
  • [10]
    Michel Bodin, Soldats d’Indochine 1945-1954, Paris, L’Harmattan, coll. « Recherches asiatiques », 1998, 240 p. ; Les combattants français face à la guerre d’Indochine, 1945-1954, Paris, L’Harmattan, coll. « Recherches asiatiques », 1998, 103 p.
  • [11]
    Thierry Maloux, À l’ombre d’Angkor, l’action des militaires français au Cambodge, 1863-1954, thèse de doctorat, Sorbonne Université, 14 septembre 2019.
  • [12]
    Service historique de la Défense/Guerre (SHD-GR) 10 H 923, Évolution de la situation politique au Cambodge de 1936 à nos jours, État-Major du 2Bureau, 10 juillet 1952, Phnom Penh.
  • [13]
    84 000 pour les libéraux et 100 000 pour les divers partis nouvellement formés.
  • [14]
    SHD-GR 10 H 923, Évolution de la situation politique au Cambodge de 1936 à nos jours, État-Major du 2e Bureau, 10 juillet 1952, Phnom Penh.
  • [15]
    Les candidats qui se sont présentés face aux démocrates n’avaient en réalité aucun espoir d’être élus, ce qui a permis de siphonner des dizaines de milliers de voix. David Chandler, Une histoire du Cambodge, Paris, Les Indes savantes, « Asie », 2011, p. 167.
  • [16]
    Général Yves Gras, Histoire de la guerre d’Indochine, Paris, Denoël, « Documents et histoire », 1992 (1979), p. 467.
  • [17]
    David Chandler, Une histoire…, op. cit., p. 170. Lors de leur voyage, Son Ngoc Thant et Pach Chhoeun avaient en leur possession du matériel radio et de sonorisation américain.
  • [18]
    Jour du septième anniversaire du coup de force japonais. Un mois après, il installe son quartier général à Battambang proche de la frontière thaïlandaise et joue la carte communiste en tentant de se rapprocher des Vietminh. Il se joint ensuite à la bande Issarak de Kao Tak toujours à proximité de la frontière thaïlandaise dans les monts Dangreks.
  • [19]
    Général Yves Gras, Histoire…, op. cit., p. 468.
  • [20]
    Né en 1896, Pach Choeun (ou Chhoeun dans les archives) est un journaliste cambodgien. Il sera le gérant et directeur de publication de plusieurs quotidiens de mouvance nationaliste khmère. Il décède le 18 octobre 1971.
  • [21]
    SHD-GR 10 H 923, Évolution de la situation politique au Cambodge de 1936 à nos jours, État-Major du 2e Bureau, 10 juillet 1952, Phnom Penh.
  • [22]
    Le PRPK est un parti communiste fondé en juin 1951 par les services extérieurs du Vietminh.
  • [23]
    Alain Forest (dir.), Cambodge contemporain, Paris, Les Indes savantes, coll. « Monographie nationale », 2008, p. 54-55.
  • [24]
    David Chandler, Une histoire…, op. cit., p. 173.
  • [25]
    SHD-GR 10 H 923, Évolution de la situation politique au Cambodge de 1936 à nos jours, État-Major du 2e Bureau, 10 juillet 1952, Phnom Penh.
  • [26]
    Il traitera celui-ci de « fasciste » dans les années 1960. David Chandler, Une histoire., op. cit., p. 172-174.
  • [27]
    Général Yves Gras, Histoire…, op. cit., p. 468.
  • [28]
    SHD-GR 10 H 1021, Allocution royale prononcée à l’occasion du champagne d’honneur au Palais Khemarin par Sa Majesté aux Officiers français et cambodgiens d’unités de l’ARK, Phnom Penh, 19 avril 1952.
  • [29]
    Général Yves Gras, Histoire…, op. cit., p. 469.
  • [30]
    David Chandler, Une histoire…, op. cit., p. 174.
  • [31]
    Jacques Dalloz, La guerre…, op. cit., p. 207-208.
  • [32]
    Ibid.
  • [33]
    De Lattre disait de Sihanouk, « Ce petit roi est un salopard, il est têtu une bourrique ». Général Yves Gras, Histoire…, op. cit., p. 468.
  • [34]
    Ivan Cadeau, La guerre d’Indochine. De l’Indochine française aux adieux à Saigon, 1940-1956, Paris, Tallandier, « Texto », 2019 (2015), p. 450.
  • [35]
    SHD-GR 10 H 1041, Lettre de S.M le Roi du Cambodge au Président de la République en date du 5 mars 1953.
  • [36]
    Ibid.
  • [37]
    Commandement des forces terrestres du Cambodge.
  • [38]
    En 1946, les KI se trouvaient majoritairement en Thaïlande. Ils furent soutenus par les démocrates qui remportèrent les premières élections de l’Assemblée constituante du Cambodge en avril 1946. Ce soutien conjugué à celui du Vietminh, leur permit de se développer rapidement. La rétrocession des provinces cambodgiennes qui avaient été annexées par la Thaïlande, et la mise en place d’une politique de défense territoriale plus ferme visant à contrer la progression des Vietminh au Cambodge va ralentir cet élan. Alors que le mouvement se voulait général, il sera désuni. Différentes bandes se créeront et agiront individuellement. Certains chefs KI, tel que Dap Chhuon en 1949, préféreront même se rallier au gouvernement cambodgien et au CEFEO pour combattre les Vietminh.
  • [39]
    SHD-GR 10 H 1041, Note annexe à la lettre concernant l’affaire Savang Vong.
  • [40]
    SHD-GR 10 H 1041, Lettre de du Président de la République à S.M le Roi du Cambodge en date du 19 mars 1953.
  • [41]
    David Chandler, Une histoire…, op. cit., p. 175.
  • [42]
    Jacques Dalloz, La guerre…, op. cit., p. 208.
  • [43]
    En novembre 1952, l’ARK reçoit sous son commandement le secteur opérationnel de la province ce Battambang qui est divisé en trois sous-secteurs : Battambang (la ville), Siem Reap et Kompong Thom. SHD-GR 10 H 284, Organisation du secteur opérationnel khmer et modalité de passage au commandement militaire cambodgien du sous-secteur de Battambang, général de division De Langlade, novembre 1952, Phnom Penh.
  • [44]
    SHD-GR 10 H 613, fiche du renseignement de la SDECE sur la déclaration du roi du Cambodge du 12 juin 1953, EMIFT, 3e Bureau, 26 juin 1953, auteur inconnu.
  • [45]
    Thierry Maloux, À l’ombre d’Angkor, l’action des militaires français au Cambodge, 1863-1954, thèse de doctorat, Sorbonne Université, 14 septembre 2019, p. 193.
  • [46]
    Monireth (1909-1975), prince et Saint-Cyrien est le fils du roi Sisowath Monivong. Oncle de Norodom Sihanouk, il occupait les fonctions de Président du Conseil et de ministre de la Défense nationale.
  • [47]
    Maurice Laurent, L’armée au Cambodge et dans les pays en voie de développement du Sud-Est Asiatique, Paris, Puf, 1968, p. 24-25.
  • [48]
    SHD-GR 10 H 1021, l’École militaire khmère, livret issu du ministère de la Défense nationale du royaume du Cambodge, Phnom Penh, 14 juillet 1950.
  • [49]
    SHD GR 10 H 1021, Copie de la Convention militaire franco-khmère signée le 20 novembre 1946 entre le commissaire de la République et le ministre de la Défense Nationale, représentant de Norodom Sihanouk. Phnom Penh, le 28 novembre 1946, signé le colonel Albinet, commandant militaire au Cambodge.
  • [50]
    SHD-GR 10 H 994, Organisation des armées nationales autochtones, État-Major du 1er Bureau, Commandement supérieur des TFEO, général d’armée Valluy, 15 décembre 1947, Saïgon.
  • [51]
    « “le soldat khmer est certainement le plus courageux, précise-t‑elle […] il est robuste et a peu d’exigences” ; ses officiers sont “d’excellents conducteurs d’hommes” », Hugues Tertrais, La piastre et le fusil. Le coût de la guerre d’Indochine 1945-1954, Paris, Comité pour l’Histoire économique et Financière de la France, 2002, p. 440.
  • [52]
    La Military Assistance Advisory Group of Indochina ou MAAG-I.
  • [53]
    SHD-GR 10 H 524, Rapport trimestriel relatif au développement de l’Armée Royale Khmère pour la période du 1er octobre au 31 décembre 1951, Mission française d’instruction militaire, Chef de bataillon Callet, Phnom Penh, 15 janvier 1952.
  • [54]
    SHD-GR 10 H 923, Annexe IV de la fiche no 472 relatif aux effectifs réalisés de l’armée cambodgienne au 1er juin 1953, EMIFT, 3e Bureau, auteur et lieu inconnus, 4 juin 1953.
  • [55]
    Qui prend des allures de surenchère nationalistes à la suite de la dissolution de l’Assemblée.
  • [56]
    SHD-GR 10 H 355, Rapport sur l’évolution du moral au cours du premier semestre 1953, CFTC, État-major du 3e Bureau, général de division de Langlade, Phnom Penh, 25 juin 1953.
  • [57]
    Province limitrophe de Battambang.
  • [58]
    SHD-GR 10 H 613, Fiche politique intérieure au Cambodge durant le mois de juin 1953, Commandement en chef des forces terrestres aériennes et navales en Indochine, Commandement des forces terrestres du Cambodge, État-major du 2e Bureau, Général de Langlade, Phnom Penh, 25 juin 1953. Sihanouk aurait eu le soutien de ces deux chefs KI lorsqu’il se rendit dans les secteurs opérationnels khmers le 6 juin 1953. Ironique, lui qui les dénonçait quelques mois plus tôt.
  • [59]
    SHD-GR 10 H 613, Fuite du roi du Cambodge au Siam, Service de sécurité du haut-commissariat de France au Cambodge, Poste frontière de Poipet, André Bertrand, Poipet, 14 juin 1953.
  • [60]
    SHD-GR 10 H 613, Arrivée et de l’installation à Bangkok de S.M. Norodom Sihanouk, Haut-commissariat de France en Indochine, Direction des services de sécurité, J.R Debord contrôleur général de la Sûreté, Saïgon, 17 juin 1953.
  • [61]
    Jacques Dalloz, La guerre…, op. cit., p. 208.
  • [62]
    SHD-GR 10 H 613, Venue au Siam du Roi du Cambodge, SDECE, note 21.198, 26 juin 1953.
  • [63]
    SHD-GR 10 H 613, Attitude siamoise vis-à-vis du roi du Cambodge, SDECE, note 21 230, 26 juin 1953.
  • [64]
    Dans les provinces de Battambang et de Siem Reap, des stations d’émissions radios sont mises en place sous couvert du roi depuis sa fuite en Thaïlande.
  • [65]
    Général Yves Gras, Histoire…, op. cit., p. 469.
  • [66]
    SHD-GR 10 H 613, Situation politique du Cambodge à la date du 13 juin 1953, Commandement des forces terrestres du Cambodge, le Général, général de division de Langlade, Phnom Penh, 13 juin 1953.
  • [67]
    SHD-GR 10 H 613, Fiche, Commandement en chef des forces terrestres aériennes et navales en Indochine, Commandement des forces terrestres du Cambodge, État-major du 2e Bureau, signé : illisible, Phnom Penh, 16 juillet 1953.
  • [68]
    ARK : 4 300 soldats, police : 500 hommes, bandes ralliées : 1 200 partisans.
  • [69]
    SHD-GR 10 H 613, Fiche, Commandement en chef des forces terrestres aériennes et navales en Indochine, Commandement des forces terrestres du Cambodge, État-major du 2e Bureau, signé : illisible, Phnom Penh, 16 juillet 1953. L’autorité des cadres français de l’armée royale khmère ne cesse de s’amenuiser
  • [70]
    On parle ici de la Convention militaire franco-khmère du 20 novembre 1946 ; de l’Arrangement militaire provisoire franco-khmer du 27 juillet 1949 où sont définis les rôles de l’ARK dans les différentes provinces du royaume, son organisation et son commandement ; et l’Accord militaire provisoire franco-cambodgien du 15 juin 1950 qui est en quelque sorte un condensé des deux accords mais avec la création en plus d’un haut-comité militaire franco-cambodgien et d’une mission militaire française auprès du gouvernement royale cambodgien (MMF/GRC).
  • [71]
    SHD-GR 10 H 613, Fiche à l’attention du général commandant les FTC sur l’évolution de la situation dans l’ARK du 14 juin au 16 juillet 1953, chef de bataillon Parisot, Phnom Penh, 17 juillet 1953.
  • [72]
    SHD-GR 10 H 613, évolution de la crise franco-cambodgienne I et II.
  • [73]
    SHD-GR 10 H 613, Politique intérieure de la première décade du mois de juillet 1953, Commandement en chef des forces terrestres aériennes et navales en Indochine, Commandement des forces terrestres du Cambodge, État-major du 2e Bureau, capitaine Larrieu, Phnom Penh, 11 juillet 1953.
  • [74]
    Ibid.
  • [75]
    SHD-GR 10 H 613, Analyse du « Plan Sihanouk » pour la mobilisation des Forces vives du Cambodge, Commandement en chef des forces terrestres aériennes et navales en Indochine, Commandement des forces terrestres du Cambodge, État-major du 2e Bureau, capitaine Larrieu, Phnom Penh, 18 juillet 1953.
  • [76]
    SHD-GR 10 H 613, Rapport sur la Mobilisation des Forces Vives du Cambodge ou « Plan Sihanouk », Commandement en chef des forces terrestres aériennes et navales en Indochine, Commandement des forces terrestres du Cambodge, Cabinet du Général, général de division de Langlade, Phnom Penh, 14 septembre 1953.
  • [77]
    Ibid.
  • [78]
    SHD-GR 10 H 613, Politique intérieure de la période du 22 juillet au 31 juillet 1953, Commandement en chef des forces terrestres aériennes et navales en Indochine, Commandement des forces terrestres du Cambodge, État-major du 2e Bureau, capitaine Larrieu, Phnom Penh, 31 juillet 1953.
  • [79]
    SHD-GR 10 H 613, La situation au Cambodge à la date du 20 septembre, Commandement en chef des forces terrestres aériennes et navales en Indochine, État-Major interarmées et des forces terrestres, 2e Bureau, auteur inconnu, Saïgon, 29 septembre 1953.
  • [80]
    Ibid. Trois Français décèdent et une trentaine de blessés sont hospitalisés à la suite d’un attentat à la grenade.
  • [81]
    Ibid.
  • [82]
    SHD-GR 10 H 613, La situation au Cambodge à la date du 20 septembre, op. cit.
  • [83]
    SHD-GR 10 H 613, Rapport sur les négociations militaires franco-khmères de Phnom Penh, le Président de la commission, le Colonel Pleurant, Phnom Penh, 21 octobre 1953.
  • [84]
    Jacques Dalloz, La guerre…, op. cit., p. 210.
  • [85]
  • [86]
    SHD-GR 10 H 355, Rapport semestriel sur le moral des cadres français (2e semestre 1953), Commandement en chef des forces terrestres aériennes et navales en Indochine, Forces terrestres, MMF-GRC, colonel des Essars, Phnom Penh, 28 décembre 1953.
  • [87]
    David Chandler, Une histoire…, op. cit., p. 176.
  • [88]
    Alain Forest (dir.), Cambodge contemporain, op. cit., p. 57.
  • [89]
    Né le 6 juin 1901 et décédé le 21 juin 1970, Soekarno, aussi orthographié Sukarno, fut président de la République d’Indonésie de 1945 à 1967. Avec Mohammad Hatta, premier vice-président indonésien, il a proclamé l’indépendance du pays en 1945.
  • [90]
    Né le 26 mai 1887 et décédé le 9 novembre 1963, U Ba U est un ancien juriste et homme politique birman, président de la Cour Suprême birmane de 1948 à 1952 puis président de la Birmanie du 16 mars 1952 au 13 mars 1957.
Français

En 1953, la France, embourbée dans la guerre d’Indochine, va connaitre sa plus grosse crise politique avec les États associés de la péninsule. C’est le Cambodge, le territoire le moins touché par les raids vietminh, qui ouvre le « bal ». Instable politiquement depuis le début du conflit, Sihanouk décide de prendre les rênes à partir 1951 pour obtenir coûte que coûte l’indépendance de son royaume. Dans un premier temps, le roi tentera de prendre le commandement complet de son armée par la voie diplomatique avec la France. Essuyant un refus, il cherchera du soutien à l’étranger puis dans les régions militaires du royaume qui sont sous son commandement. Proche d’un conflit ouvert, le gouvernement français n’aura pas d’autre choix que d’ouvrir les négociations à partir de juillet 1953.


English

The Sihanouk independence crusade and its effects on Royal Khmer Army.

In 1953, France, mired in the war in Indochina, will experience its biggest political crisis with the associated states of the peninsula. It is Cambodia, the territory least affected by the Vietminh raids, which opens the “ball”. Politically unstable since the beginning of the conflict, Sihanouk decided to take the reins from 1951 to obtain the independence of his kingdom at all costs. Initially, the king will attempt to take full command of his army through diplomatic channels with France. Wiping a refusal, he will seek support abroad then in the military regions of the kingdom which are under his command. Close to an open conflict, the French government had no choice but to open negotiations from July 1953.


Date de mise en ligne : 03/11/2023

https://doi.org/10.3917/gmcc.291.0123

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