Article de revue

Des formes de reconnaissance autour de l’habitat « intermédiaire »

Pages 101 à 114

Citer cet article


  • Prévôt-Huille, H.
(2024). Des formes de reconnaissance autour de l’habitat « intermédiaire » Gérontologie et société, . 46/ n° 173(1), 101-114. https://doi.org/10.3917/gs1.173.0101.

  • Prévôt-Huille, Hélène.
« Des formes de reconnaissance autour de l’habitat “intermédiaire” ». Gérontologie et société, 2024/1 vol. 46/ n° 173, 2024. p.101-114. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-gerontologie-et-societe-2024-1-page-101?lang=fr.

  • PRÉVÔT-HUILLE, Hélène,
2024. Des formes de reconnaissance autour de l’habitat « intermédiaire » Gérontologie et société, 2024/1 vol. 46/ n° 173, p.101-114. DOI : 10.3917/gs1.173.0101. URL : https://shs.cairn.info/revue-gerontologie-et-societe-2024-1-page-101?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/gs1.173.0101


Notes

  • [1]
    Entretien avec le professeur Maturin Tabue Teguo, Gériatre, Université des Antilles.
  • [2]
    Ces estimations, de la Drees (Balavoine, 2022), considèrent les institutions toutes catégories confondues : privées, privées à but non lucratif et publiques.
  • [3]
    Ce « parcours » est une construction théorique, reconstituée à partir de témoignages de seniors résidant en chacun des lieux. Une seule personne avait connu les trois étapes et regrettait la résidence autonomie.
  • [4]
    L’exception concerne une dame dont les choix ont été restreints par ses limitations fonctionnelles. Elle s’est installée dans la seule résidence de la commune qui disposait d’un ascenseur.
  • [5]
    Le profil mondain correspond à l’analyse d’Isabelle Mallon de la « niche écologique » : un « chez-soi » relativement autonome de l’institution qui permet d’établir une continuité entre la vie à l’ancien domicile et la nouvelle existence en collectivité. L’investissement intensif de la vie collective du profil « casanier » a aussi été observé en Ehpad (Mallon, 2003).
  • [6]
    L’attachement au quartier est similaire pour les personnes dont la résidence autonomie est située dans leur quartier « historique », mais elle ne dispose plus de « la maison » comme épicentre de la vie du quartier.
Français

Cet article s’appuie sur une enquête qualitative menée à partir d’entretiens et d’observations aux lieux de vie des personnes âgées (au domicile, en résidence autonomie et en Ehpad). Son objet est de comprendre la place « intermédiaire » de la résidence autonomie, du point de vue de la personne qui l’habite. Une approche des valeurs (sécurité et liberté) rattachées à la résidence pose la question d’un « parcours résidentiel du vieillissement » fondé sur la dépendance gériatrique de la personne. Parcours dans lequel les seniors ne se reconnaissent pas et auquel ils opposent leur libre arbitre. La théorie de la reconnaissance (Axel Honneth) offre une lecture à la fois du parcours et de cette affirmation d’une autonomie morale.

  • habitat intermédiaire
  • résidence autonomie
  • théorie de la reconnaissance

Mots-clés éditeurs : habitat intermédiaire, résidence autonomie, théorie de la reconnaissance


English

Recognition and “intermediary” housing

This article relies on qualitative research conducted through interviews and observations in places where older adults live: at home, in independent housing, and in Ehpad (nursing homes for dependent older adults). The purpose of the article is to understand the position of independent, “intermediary,” housing from the perspective of residents. An analysis of safety and freedom, values related to such independent housing, reveals a “residential pathway for aging,” based on the level of dependence of older adults. However, our study’s subjects do not recognize themselves in this pathway, setting against it their freedom of choice. We use Axel Honneth’s recognition theory to interpret both the pathway and this assertion of moral autonomy.

  • intermediary housing
  • independent housing
  • recognition theory

Mots-clés éditeurs : independent housing, intermediary housing, recognition theory


Date de mise en ligne : 03/06/2024

https://doi.org/10.3917/gs1.173.0101

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