L’université produit-elle des féministes libertaires ?
Imbrications et tensions entre socialisation universitaire et socialisation militante
- Par Émeline Fourment
Pages 127 à 147
Citer cet article
- FOURMENT, Émeline,
- Fourment, Émeline.
- Fourment, É.
https://doi.org/10.3917/rfsp.716.0127
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- Fourment, É.
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https://doi.org/10.3917/rfsp.716.0127
Notes
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[1]
Je remercie Florence Haegel et Bénédicte Laumond pour leur lecture attentive des premières versions de cet article et leurs remarques fort pertinentes.
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[2]
Pour les États-Unis, voir Éric Fassin, « La chaire et le canon : les intellectuels, la politique et l’Université aux États-Unis », Annales, 48 (2), 1993, p. 265-301 ; Simon Ridley, « Le retournement de la liberté d’expression sur le campus de Berkeley : du Free Speech Movement à l’alt-right », Communications, 106, 2020 p. 209-221. Ces débats états-uniens trouvent leurs déclinaisons en France (que l’on pense au débat actuel sur les études sur la race ou au débat sur les études de genre des années 2010), en Allemagne (voir notamment Margaret McCarthy, « Bite Marks : Wounded Feminists and a Politics of Vulnerability », German Studies Review, 44 (1), 2021, p. 127-146) ou au Québec (voir notamment les débats provoqués régulièrement dans la presse par le néo-conservateur Mathieu Bock-Côté).
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[3]
Je distingue le monde universitaire, qui inclut tant les enseignants-chercheurs que les étudiants, du champ scientifique, dans lequel seuls les professionnels de la recherche évoluent. Les étudiants n’en sont pas moins initiés à certaines normes du champ scientifique (normes d’écriture, de citation, de scientificité) durant leurs études.
-
[4]
Sidney Verba, Kay Lehman Schlozman, Henry E. Brady, Voice and Equality. Civic Voluntarism in American Politics, Cambridge, Harvard University Press, 1995 ; Norman H. Nie, Jane Junn, Kenneth Stehlik-Barry, Education and Democratic Citizenship in America, Chicago, The University of Chicago Press, 1996 ; Ernest T. Pascarella, Patrick T. Terenzini, How College Affects Students. A Third Decade of Research, vol. 2, San Francisco, Jossey-Bass, 2005.
-
[5]
Cindy D. Kam, Carl L. Palmer, « Reconsidering the Effects of Education on Political Participation », The Journal of Politics, 70 (3), 2008, p. 612-631 ; Adam J. Berinsky, Gabriel S. Lenz, « Education and Political Participation : Exploring the Causal Link », Political Behavior, 33 (3), 2011, p. 357-373.
-
[6]
Ibid.
-
[7]
Pierre Bourdieu, Jean-Claude Passeron, Les héritiers. Les étudiants et la culture, Paris, Minuit, 1964.
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[8]
Peter Ludwig Berger, Thomas Luckmann, La construction sociale de la réalité, trad. par Pierre Taminiaux, Paris, Meridiens Klincksieck, 1986 ; Muriel Darmon, La socialisation, Paris, Armand Colin, 2010.
-
[9]
Kyle Dodson, « The Effect of College on Social and Political Attitudes and Civic Participation », dans Neil Gross, Solon Simmons (dir.), Professors and Their Politics, Baltimore, Johns Hopkins University Press, 2014, p. 135-157.
-
[10]
Ibid.
-
[11]
Mathias Millet, « La socialisation universitaire des cultures étudiantes par les matrices disciplinaires », dans Yvonne Neyrat (dir.), Les cultures étudiantes. Socio-anthropologie de l’univers étudiant, Paris, L’Harmattan, 2010, p. 13-26 ; Sébastien Michon, « Études et politique. Les effets de la carrière étudiante sur la socialisation politique », thèse de doctorat en sociologie (Christian de Montlibert, dir.), université Marc Bloch – Strasbourg II, 2006 ; Jean-Philippe Warren, « Les sous-cultures politiques du savoir : la grève étudiante de 2012 dans le prisme des disciplines universitaires », Recherches sociographiques, 2013, 54 (3), p. 451-476 ; Howard S. Becker et al., Boys in White. Student Culture in Medical School, New Brunswick/Londres, Transaction Books, 1961 ; Muriel Darmon, Classes préparatoires. La fabrique d’une jeunesse dominante, Paris, La Découverte, 2015 ; Georg Werner, Carsten Sauer, Thomas Wöhler, « Studentische Fachkulturen und Lebensstile – Reproduktion oder Sozialisation ? », dans Peter Kriwy, Christiane Gross (dir.), Klein aber fein ! Quantitative empirische Sozialforschung mit kleinen Fallzahlen, Wiesbaden, Verlag für Sozialwissenschaften, 2009, p. 351-372.
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[12]
Sébastien Michon, « Les effets des contextes d’études sur la politisation », Revue française de pédagogie. Recherches en éducation, 163, 2008, p. 63-75, ici p. 64.
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[13]
S. Michon, « Les effets des contextes d’études sur la politisation », art. cité.
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[14]
Philip G. Altbach (dir.), Student Political Activism. An International Reference Handbook, New York/Londres, Greenwood, 1989. Pour les publications les plus récentes, voir notamment les trois volumes de : Judith Bessant, Analicia Mejia Mesinas, Sarah Pickard (dir.), When Students Protest, Washington, Rowman & Littlefield, 2021.
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[15]
Otto Klineberg, Marisa Zavalloni, Christiane Louis-Guérin, Students, Values, and Politics. A Crosscultural Comparison, New York, The Free Press, 1979, p. 9.
-
[16]
Mitchell L. Stevens, « Culture and Education », The ANNALS of the American Academy of Political and Social Science, 619 (1), 2008, p. 97-113 ; Nella Van Dyke, « Hotbeds of Activism : Locations of Student Protest », Social Problems, 45 (2), 1998, p. 205-220.
-
[17]
Amy J. Binder, Kate Wood, Becoming Right. How Campuses Shape Young Conservatives, Princeton, Princeton University Press, 2013.
-
[18]
Ibid.
-
[19]
Benjamin Gourisse, « Enquête sur les relations entre politisation et études supérieures : le cas turc (1971-1980) », Critique internationale, 50, 2011, p. 39-53.
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[20]
Doug McAdam, Freedom Summer, New York, Oxford University Press, 1988.
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[21]
Esmée Sinéad Hanna, Student Power ! The Radical Days of the English Universities, Cambridge, Cambridge Scholars Publishing, 2013 ; Klaus R. Allerbeck, « Some Structural Conditions for Youth and Student Movements », International Social Science Journal, 24 (2), 1972, p. 257-270.
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[22]
Jungyun Gill, James DeFronzo, « A Comparative Framework for the Analysis of International Student Movements », Social Movement Studies, 8 (3), 2009, p. 203-224, ici p. 205.
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[23]
Tristan Haute, Lilian Mathieu, Sophie Orange, « Les enfants indociles de la massification scolaire », dans Olivier Fillieule et al. (dir.), avec le collectif Sombrero, Changer le monde, changer sa vie. Enquête sur les militantes et les militants des années 1968 en France, Arles, Actes Sud, 2018, p. 389-418, ici p. 407.
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[24]
Nick Crossley, « Social Networks and Student Activism : On the Politicising Effect of Campus Connections », The Sociological Review, 56 (1), 2008, p. 18-38.
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[25]
Thierry Luescher, « Theorising Student Activism in and Beyond the 20th Century : the Contribution of Philip G. Altbach », dans Manja Klemenčič, Sjur Bergan, Rok Primožič (dir.), Student Engagement in Europe. Society, Higher Education and Student Governance, Strasbourg, Council of Europe, 2015, p. 33-49, ici p. 40.
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[26]
K. Dodson, « The Effect of College... », art. cité, p. 149.
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[27]
Charles R. Hale (dir.), Engaging Contradictions. Theory, Politics, and Methods of Activist Scholarship, Oakland, University of California Press, 2008.
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[28]
Johanna Siméant, « Friches, hybrides et contrebandes : sur la circulation et la puissance militantes des discours savants », dans Philippe Hamman, Jean-Matthieu Méon, Benoît Verrier (dir.), Discours savants, discours militants. Mélanges des genres, Paris, L’Harmattan, 2002, p. 17-53, ici p. 29.
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[29]
Hélène Pernot, « Syndicaliste et savant, si loin, si proche : les militants Sud PTT et leur rapport avec les sciences sociales », dans Philippe Hamman, Jean-Matthieu Méon, Benoît Verrier (dir.), Discours savants, discours militants. Mélanges des genres, Paris, L’Harmattan, 2002, p. 177-198, ici p. 194.
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[30]
Ces chiffres sont critiquables étant donné que tous les libertaires ne vont pas à tous ces événements.
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[31]
Verta Taylor, Nancy E. Whittier, « Collective Identity In Social Movement Communities : Lesbian Feminist Mobilization », dans Aldon Morris, Carol McClurg Mueller (dir.), Frontiers in Social Movement Theory, New Haven, Yale University Press, 1992, p. 104-129 ; Suzanne Staggenborg, « Social Movement Communities and Cycles of Protest : The Emergence and Maintenance of a Local Women’s Movement », Social Problems, 45 (2), 1998, p. 180-204.
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[32]
Darcy K. Leach, Sebastian Haunss, « Scenes and Social Movements », dans Hank Johnston (dir.), Culture, Social Movements, and Protest, Farnham, Ashgate, 2009, p. 255-276.
-
[33]
Ibid.
-
[34]
Diane Lamoureux, « Y a-t-il une troisième vague féministe ? », Cahiers du genre, HS (3), 2006, p. 57-74, ici p. 60.
-
[35]
Simon Luck, « Sociologie de l’engagement libertaire dans la France contemporaine. Socialisations individuelles, expériences collectives et cultures politiques alternatives », thèse de doctorat en science politique (Yves Déloye, dir.), Paris, Université Paris I Panthéon-Sorbonne, 2008, p. 234.
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[36]
Julie Pagis, Mai 68, un pavé dans leur histoire. Événements et socialisation politique, Paris, Presses de Sciences Po, 2014, p. 7 ; Camille Masclet, « Le féminisme en héritage ? », Politix, 109, 2015, p. 45-68.
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[37]
Après leur diplôme d’études secondaires, les Québécois et Québécoises ont la possibilité d’entrer au Collège d’enseignement général et professionnel (Cégep) pour suivre soit un cursus professionnalisant de deux ans, soit un cursus préparant à l’entrée à l’université, également de deux ans.
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[38]
Entretien le 4 avril 2017, Montréal.
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[39]
S. Luck, « Sociologie de l’engagement libertaire dans la France contemporaine... », cité, p. 69.
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[40]
Lilian Mathieu, L’espace des mouvements sociaux, Bellecombe-en-Bauges, Éditions du Croquant, 2012, p. 214.
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[41]
Radio-Canada, Les grèves étudiantes au Québec : quelques jalons, en ligne : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/549959/droits-greve-chrono (consulté le 19 février 2019) ; Marcos Ancelovici, Francis Dupuis-Déri (dir.), Un printemps rouge et noir. Regards croisés sur la grève étudiante de 2012, Montréal, Écosociété, 2014.
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[42]
Terme signifiant « bande »
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[43]
Terme signifiant « tu sais ».
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[44]
Entretien le 14 août 2017, Montréal.
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[45]
Il était possible d’en faire moins avant que le système bachelor/master ne soit introduit dans les années 2000, si bien que certaines enquêtées ne suivaient que deux ou trois cours par semestre.
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[46]
Ces règles varient selon les cursus, certains exigeant plus de notes que d’autres. Je me fonde sur mon expérience d’enseignante à l’université Humboldt, sur ce que les enquêtées ont pu me raconter et sur les informations indiquées sur les sites des universités.
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[47]
Les universitaires allemandes parlent d’« études de genre » (Geschlechterforschung) tandis que les universitaires québécoises francophones parlent d’« études féministes », d’où l’expression d’« études féministes ou de genre » employée ici. Ces différences de dénomination sont le fruit d’une histoire qui, par souci de concision, ne sera pas retracée ici.
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[48]
Stefanie Ehmsen, Der Marsch der Frauenbewegung durch die Institutionen. Die Vereinigten Staaten und die Bundesrepublik im Vergleich, Münster, Verlag Westfälisches Dampfboot, 2008 ; Wendy Robbins et al., Minds of our Own. Inventing Feminist Scholarship and Women’s Studies in Canada and Quebec, 1966-76, Waterloo, Wilfrid Laurier University Press, 2008.
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[49]
Entretien le 12 avril 2016, Berlin.
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[50]
Entretien le 24 avril 2017, Montréal.
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[51]
Terme signifiant « donc ».
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[52]
Entretien le 30 mars 2017, Montréal.
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[53]
Paul B. Preciado, Testo junkie. Sexe, drogue et biopolitique, Paris, Points, 2021 [2008] ; Judith Butler, Trouble dans le genre. Pour un féminisme de la subversion, trad. par Cynthia Kraus, Paris, La Découverte, 2005.
-
[54]
Florence Haegel, « Political Socialisation : Out of Purgatory ? », European Journal of Sociology, 61 (3), 2020, p. 333-364, ici p. 357.
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[55]
Entretien le 31 mai 2017, Montréal.
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[56]
Notes du 13 octobre 2016 ; la conversation s’est soldée par un refus d’entretien.
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[57]
Entretien réalisé avec quatre membres (dont Célia) d’un collectif féministe libertaire montréalais, 22 mai 2017, Montréal.
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[58]
Mathieu Hauchecorne, « La fabrication transnationale des idées politiques. Sociologie de la réception de John Rawls et des “théories de la justice“ en France (1971-2011) », thèse de doctorat en science politique (Frédérique Matonti, Frédéric Sawicki, dir.), Lille, université Lille II, 2011, p. 640.
-
[59]
Rob Watts, « Theorizing Student Protest Action », dans Judith Bessant, Analicia Mejia Mesinas, Sarah Pickard (dir.), When Students Protest. Secondary and High Schools, Washington, Rowman & Littlefield, 2021, p. 19-35, ici p. 22 ; Razmig Keucheyan, Hémisphère gauche. Une cartographie des nouvelles pensées critiques, Paris, La Découverte, 2017 [2013], p. 9.
-
[60]
Geneviève Pagé, « L’art de conquérir le contrepublic : les zines féministes, une voie/x subalterne et politique ? », Recherches féministes, 27 (2), 2014, p. 191-215.
-
[61]
Michelle Kempson, « “My Version of Feminism“ : Subjectivity, DIY and the Feminist Zine », Social Movement Studies, 14 (4), 2015, p. 459-472.
-
[62]
J. Butler, Trouble dans le genre, op. cit.
-
[63]
Le travail du sexe est alors distingué du trafic humain. Pour plus de détails sur la controverse féministe sur la prostitution/travail du sexe, voir Lilian Mathieu, Prostitution, quel est le problème ?, Paris, Textuel, 2016.
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[64]
Alban Jacquemart, « Du registre humaniste au registre identitaire », Sociétés contemporaines, 85, 2012, p. 65-83.
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[65]
Les personnes trans sont des personnes dont l’identité de genre ne correspond pas à celle qui leur a été assignée à la naissance sur la base de leur anatomie. Voir Emmanuel Beaubatie, « Trans’ », dans Juliette Rennes (dir.), Encyclopédie critique du genre. Corps, sexualité, rapports sociaux, Paris, La Découverte, 2021 [2016], p. 775-783.
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[66]
Le préfixe « cis » est l’antonyme du préfixe « trans ». Une personne qui n’est pas trans est donc cisgenre.
Cet article propose une sociologie des rapports entre université et militantisme à partir d’un cas précis : le féminisme libertaire à Berlin et Montréal. Il souligne d’abord l’importance de la socialisation politique familiale dans la production d’un vivier de potentielles féministes libertaires. Il montre ensuite que les cultures de campus ainsi que le fonctionnement des systèmes universitaires renforcent et facilitent l’engagement libertaire tandis que le contexte des études féministes ou de genre façonne les visions du féminisme des militantes. L’influence de l’université est cependant limitée par des processus d’autonomisation des milieux libertaires vis-à-vis des normes du monde universitaire.
Mots-clés
- socialisation secondaire
- militantisme étudiant
- féminismes
- études de genre
- anarchisme
- universitaires militants
Mots-clés éditeurs : anarchisme, études de genre, féminismes, militantisme étudiant, socialisation secondaire, universitaires militants
Does academia produce anti-authoritarian feminists ?
Tensions and intersections between academic and activist socialization
This article explores the relationships between the world of academia and activism through the case study of anti-authoritarian feminists in Berlin and Montreal. It will first highlight the importance of political socialization within the family with regard to producing potential anti-authoritarian feminists. It will then illustrate how campus culture and the university system reinforce and facilitate anti-authoritarian engagement, while feminist and gender studies programs help to shape activists’ feminist perspectives. Nevertheless, university-based influences are limited given that anti-authoritarian communities generally distance themselves from the norms of academia.
Keywords
- secondary socialization
- student activism
- feminisms
- gender studies
- anarchism
- activists scholar
Mots-clés éditeurs : activists scholar, anarchism, feminisms, gender studies, secondary socialization, student activism