« Auprès de ma blonde... »
Musique et identité
Pages 21 à 43
Citer cet article
- MARTIN, Denis-Constant,
- Martin, Denis-Constant.
- Martin, D.-C.
https://doi.org/10.3917/rfsp.621.0021
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Notes
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[1]
Voir : < http://www.youtube.com/watch?v=f0FvI67-Cys > ; consulté le 16/12/2011.
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[2]
Voir Denis-Constant Martin, « Le myosotis, et puis la rose… Pour une sociologie des “musiques de masse” », L’Homme, 177-178, janvier-juin 2006, p. 131-154.
-
[3]
Vladimir Jankélévitch, La Musique et l’Ineffable, Paris, Seuil, 1983, p. 19.
-
[4]
V. Jankelevitch, ibid., p. 36.
-
[5]
V. Jankelevitch, ibid., p. 77.
-
[6]
Configuration est ici utilisé dans son double sens de processus de mise en forme et de résultat de cette mise en forme ; sur la notion de configuration identitaire, voir Denis-Constant Martin (dir.), L’identité en jeux. Pouvoirs, identifications, mobilisations, Paris, CERI/Karthala, 2010, notamment p. 122-123.
-
[7]
Simha Arom, Frank Alvarez-Péreyre, Précis d’ethnomusicologie, Paris, CNRS éditions 2007, p. 8.
-
[8]
Jean-Jacques Nattiez (dir.), Musiques. Une encyclopédie pour le 21e siècle. 3. Musiques et cultures, Arles, Actes Sud/Cité de la musique, 2003.
-
[9]
Une synthèse de ces points de vue, accompagnée d’une large bibliographie, a été proposée dans D.-C. Martin (dir.), L’identité en jeux…, op. cit.
-
[10]
Stuart Hall (ed.), Representation. Cultural Representations and Signifying Practices, Londres, Sage, 1977.
-
[11]
Denise Jodelet, « Les représentations sociales : un domaine en expansion », dans Denise Jodelet (dir.), Les représentations sociales, Paris, PUF, 1993, p. 31-61, dont p. 36.
-
[12]
Jean Molino, Le singe musicien. Sémiologie et anthropologie de la musique, Arles, Actes Sud/INA, 2008.
-
[13]
Jean-Jacques Nattiez, Music and Discourse. Toward a Semiology of Music, Princeton, Princeton University Press, 1990.
-
[14]
L’un des rares s’en étant inspirés est Panagiota Anagnostou, « Les représentations de la société grecque dans le rebetiko », thèse pour le doctorat en sciences politiques, Pessac, Université de Bordeaux, Sciences Po Bordeaux (LAM), 2011 ; voir aussi Denis-Constant Martin, Sounding the Cape. Music, Identity and Politics in South Africa, Stellenbosch, African Minds, 2012.
-
[15]
Nicholas Cook, A Very Short Introduction to Music, Oxford, Oxford University Press, 1998, p. IX, souligné dans le texte.
-
[16]
Dans cette perspective, il importe de distinguer clairement groupe de catégorie : « groupe » désigne les entités sociales résultant de « […] l’identification subjective des membres du groupe aux porte-parole et aux symboles qui lui confèrent une unité » et « catégorie » désigne les agrégats formés par « […] un travail bureaucratique d’assignation identitaire qui nécessite une identification “objective” des individus appartenant aux entités abstraites définies par la loi » (Gérard Noiriel, « Représentation nationale et catégories sociales, l’exemple des réfugiés politiques », Genèses, 26, avril 1997, p. 25-54, dont p. 31, souligné dans le texte).
-
[17]
Steven Feld, « Sound Structure and Social Structure », Ethnomusicology, 28 (3), 1984, p. 383-409 ; J.-J. Nattiez, Music and Discourse…, op. cit., p. IX.
-
[18]
Simon Frith, « Music and Identity », dans Stuart Hall, Paul Du Gay (eds), Questions of Cultural Identity, Londres, Sage, 1996, p. 108-127, dont p. 124.
-
[19]
Christopher A. Waterman, « “Our Tradition is a Very Modern Tradition” : Popular Music and the Construction of Pan-Yoruba Identity », dans Karin Barber (ed.), Readings in African Popular Culture, Oxford, James Currey, 1997, p. 48-53, dont p. 51.
-
[20]
David B. Coplan, « Sounds of the “Third Way” : Identity and the African Renaissance in Contemporary South African Popular Traditional Music », Black Music Research Journal, 21 (1), 2001, p. 107-124 ; et In Township Tonight ! South Africa’s Black City Music and Theatre, Chicago, The University of Chicago Press, 2e éd., 2008, p. 405.
-
[21]
Pierre Bourdieu, La distinction. Critique sociale du jugement, Paris, Éditions de Minuit, 1979.
-
[22]
Daniel A. Yon, Elusive Culture. Schooling, Race, and Identity in Global Times, New York, State University of New York Press, 2000.
-
[23]
D. A. Yon, ibid., p. 60-61.
-
[24]
Crain Soudien, Youth Identity in Contemporary South Africa. Race, Culture and Schooling, Claremont, New Africa Books, 2009.
-
[25]
J.-J. Nattiez, Music and Discourse…, op. cit.
-
[26]
J. Molino, Le singe musicien…, op. cit. ; J.-J. Nattiez, ibid.
-
[27]
Yves Defrance, « Distinction et identités musicales, une partition concertante », et Nathalie Fernando, « La construction paramétrique de l’identité musicale », Cahiers d’ethnomusicologie, 20, 2007, p. 9-27 et p. 39-66.
-
[28]
N. Fernando, ibid., p. 40.
-
[29]
Claude Lévi-Strauss, La pensée sauvage, Paris, Plon, 1962, p. 201.
-
[30]
Pour le Sénégal, voir Richard M. Shain, « Roots in Reverse : Cubanismo in Twentieth Century Senegalese Music », International Journal of African Historical Studies, 35 (1), 2002, p. 83-101 ; et « The Re(public) of Salsa : Afro-Cuban Music in fin-de-siècle Dakar », Africa, 79 (2), 2009, p. 186-206.
-
[31]
Tzvetan Todorov, Nous et les autres. La réflexion française sur la diversité humaine, Paris, Seuil, 2004 (1re éd. : 1989), p. 356.
-
[32]
Simha Arom, Denis-Constant Martin, « Combiner les sons pour réinventer le monde, la World Music, sociologie et analyse musicale », L’Homme, 177-178, 2006, p. 155-178.
-
[33]
Albert Grundlingh, « Rocking the Boat in South Africa ? Voëlvry Music and Afrikaans Anti-Apartheid Social Protests in the 1980s », International Journal of African Historical Studies, 37 (3), 2004, p. 483-514 ; Pat Hopkins, Voëlvry, The Movement That Rocked South Africa, Le Cap, Zebra Press, 2006.
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[34]
M. E. Owona Nguini, « La controverse bikutsi-makossa : musique, politique et affinités régionales au Cameroun (1990-1994) », dans L’Afrique politique 1995, le meilleur, le pire et l’incertain, Paris, Karthala, 1995, p. 267-276.
-
[35]
Qu’il faut distinguer des catégorisations produites par l’analyse systémique des paramètres musicaux.
-
[36]
Ronald Radano, Lying a Nation. Race and Black Music, Chicago, The University of Chicago Press, 2003.
-
[37]
D.-C. Martin, Sounding the Cape…, op. cit.
-
[38]
Peter Dunbar-Hall, « “We Have Survived” : Popular Music as Representation of Australian Aboriginal Cultural Loss and Reclamation », dans Ian Peddie (ed.), The Resisting Muse. Popular Music and Social Protest, Aldershot, Ashgate, 2006, p. 119-131.
-
[39]
Denis-Constant Martin, « Gregory Walker et le singe roublard. La question de la création devant l’inexistence et la réalité de l’idée de “musique noire” », Volume !, 8 (1), 2011, p. 17-39.
-
[40]
Paul Gilroy, « Sounds Authentic : Black Music, Ethnicity, and the Challenge of a “Changing” Same », Black Music Research Journal, 11 (2), 1991, p. 111-136.
-
[41]
Édouard Glissant, Poétique de la Relation. Poétique III, Paris, Gallimard, 1990 ; et Une nouvelle région du monde. Esthétique I, Paris, Gallimard, 2006.
-
[42]
Timothy D. Taylor, Strange Sounds. Music, Technology and Culture, New York, Routledge, 2001.
-
[43]
Denis-Constant Martin et le groupe IPI, « Écarts d’identité, comment dire l’Autre en politique ? », dans D.-C. Martin (dir.), L’identité en jeux…, op. cit., p. 13-134, dont p. 52-76.
-
[44]
Alain de Mijolla, « En guise d’ouverture… », dans Jacques Caïn, Anne Caïn et al., Psychanalyse et musique, Paris, Les Belles Lettres, 1982, p. 7-17, dont p. 13.
-
[45]
Marie-Claire Lavabre, « Entre histoire et mémoire, à la recherche d’une méthode », dans Jean-Clément Martin (dir.), La guerre civile entre histoire et mémoire, Nantes, Ouest Éditions, 1995, p. 39-47.
-
[46]
Jacques Caïn, Anne Caïn, « Freud, “Absolument pas musicien”… », dans J. Caïn, A. Caïn et al., Psychanalyse et musique, op. cit., p. 91-137.
-
[47]
Paul Ricœur, La mémoire, l’histoire, l’oubli, Paris, Seuil, 2000.
-
[48]
A. de Mijolla, « En guise d’ouverture… » cité, p. 12.
-
[49]
Au sens que lui donne P. Ricœur dans ses réflexions sur la mémoire et non dans l’emploi qu’en font J. Molino et J.-J. Nattiez dans leur modèle d’analyse tripartite. Mais les deux sens convergent indubitablement.
-
[50]
P. Ricœur, La mémoire…, op. cit., p. 374.
-
[51]
P. Ricœur, ibid., p. 44-53.
-
[52]
Christopher A. Waterman, Jùjú. A Social History and Ethnography of an African Popular Music, Chicago, The University of Chicago Press, 1990, p. 8.
-
[53]
D. B. Coplan, « Sounds of the “Third Way”… », art. cité, p. 113 ; Judith Schlanger, « Tradition et nouveauté », dans Vincent Dehoux et al. (dir.), Ndroje Balendro. Musiques, terrains et disciplines, textes offerts à Simha Arom, Louvain, Peeters, 1995, p. 179-185.
-
[54]
David B. Coplan, « Ethnomusicology and the Meaning of Tradition », dans Stephen Blum, Philip V. Bohlman, Daniel M. Neuman (eds), Ethnomusicology and Modern Music History, Urbana, University of Illinois Press, 1991, p. 35-48 ; Hebe Maria Mattos, « Terras de Quilombo : citoyenneté, mémoire de la captivité et identité noire dans le Brésil contemporain », Cahiers du Brésil contemporain, 53-54, 2003, p. 115-147.
-
[55]
Martin Stokes, « Introduction : Ethnicity, Identity and Music », dans Martin Stokes (ed.), Ethnicity, Identity and Music, The Musical Construction of Place, Oxford, Berg, 1994, p. 1-27, dont p. 3.
-
[56]
Ian Biddle, Vanessa Knights, « Introduction. National Popular Musics : Betwixt and Beyond the Local and Global », dans Ian Biddle, Vanessa Knights (eds), Music, National Identity and the Politics of Location, Between the Global and the Local, Aldershot, Ashgate, 2007, p. 1-15, dont p. 14.
-
[57]
Christophe Jaffrelot, « Processions hindoues, stratégies politiques et émeutes entre Hindous et Musulmans », dans Denis-Constant Martin (dir.), Sur la piste des OPNI (Objets politiques non identifiés), Paris, CERI/Karthala, 2002, p. 133-171.
-
[58]
Aisling Healy, « Parades nord-irlandaises : le discours des parcours », Cultures et conflits, 56, 2004, p. 183-207.
-
[59]
Sheila Whiteley, Andy Bennett, Stan Hawkins (eds), Music, Space and Place. Popular Music and Cultural Identity, Aldershot, Ashgate, 2004, p. 3.
-
[60]
Emmanuelle Olivier, « La petite musique de la ville. Musique et construction de la citadinité à Djenné (Mali) », Journal des Africanistes, 74 (1-2), 2004, p. 97-123.
-
[61]
Denis-Constant Martin, « “No Pan-Dey in the Party”. Fusions musicales et divisions politiques à Trinidad et Tobago », dans D.-C. Martin (dir.), Sur la piste…, op. cit., p. 365-395 ; Catherine Servan-Schreiber, Histoire d’une musique métisse à l’île Maurice. Chutney indien et séga bollywood. Essai, Paris, Riveneuve, 2010.
-
[62]
Marie-Céline Lafontaine, Alors ma chère, moi… Carnot par lui-même. Propos d’un musicien guadeloupéen recueillis et traduits par M.-C. Lafontaine, Paris, Éditions caribéennes, 1986.
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[63]
Biguine, film de Guy Deslauriers, Paris, © Kréol productions, 2003.
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[64]
Instrumentalisation qu’illustrent la promotion du samba exaltação par le gouvernement de Getúlio Vargas au Brésil – dont l’ambassadrice fut paradoxalement la portugaise Carmen Miranda (Hermano Vianna, The Mystery of Samba. Popular Music and National Identity in Brazil, Chapel Hill, The University of North Carolina Press, 1998) – ou les rapports ambigus entretenus par les musiciens zaïrois avec le président Mobutu (Bob W. White, Rumba Rules. The Politics of Dance Music in Mobutu’s Zaire, Durham, Duke University Press, 2008).
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[65]
Le prolétariat ou l’industrie furent plutôt représentés dans des œuvres se voulant modernes et s’inspirant peu de la musique populaire, comme Pacific 231, mouvement symphonique d’Arthur Honegger (1923) ou les Machines agricoles, six pastorales pour voix et sept instruments de Darius Milhaud (1919). L’insertion de « Elle avait une jambe de bois », chanson d’Émile Spencer, dans Petrouchka, musique de ballet d’Igor Stravinsky (1910-1911), cause – quelles qu’aient été les intentions du compositeur – un effet parodique. Les références, chez des compositeurs de la même époque, à ce qui était supposé être du jazz traduisaient, elles, une ambivalence où se mêlaient fascination pour la modernité mécanique et désir de retrouver la « pureté primitive » des sauvages (Denis-Constant Martin, Olivier Roueff, La France du jazz, musique, modernité et identité dans la première moitié du 20e siècle, Marseille, Parenthèses, 2002).
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[66]
À qui est cette chanson ?, documentaire de Adela Peeva, Berlin, © ORB Fernsehen, 2003.
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[67]
Christopher A. Waterman, « Race Music : Bo Chatmon, “Corrina Corrina”, and the Excluded Middle », dans Ronald Radano, Philip V. Bohlman (eds), Music and the Racial Imagination, Chicago, The University of Chicago Press, 2000, p. 167-205 ; Corrina, Corrina, film de Jessie Nelson, avec Whoopie Goldberg et Ray Liotta, Los Angeles, © New Line Cinema, 1994.
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[68]
Richard Middleton, « Articulating Musical Meaning/Re-Constructing Musical History/Locating the “Popular” », dans Richard Middleton, David Horn (eds), Continuity and Change, Cambridge, Cambridge University Press, 1985, p. 5-43.
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[69]
Stephen Stuempfle, The Steelband Movement. The Forging of a National Art in Trinidad and Tobago, Philadelphia, University of Pennsylvania Press, 1995.
-
[70]
Shannon Dudley, « The Steelband “Own Tune” : Nationalism, Festivity, and Musical Strategies in Trinidad’s Panorama Competition », Black Music Research Journal, 22 (1), 2002, p. 13-36, dont p. 19.
-
[71]
Apprenant de routine, c’est-à-dire d’oreille, sans avoir suivi un enseignement formel.
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[72]
Voir par exemple, dans une très vaste littérature portant sur les musiques régionales françaises : Lothaire Mabru, Musique, musiques… Pratiques musicales en milieu rural (19e-20e siècle), l’exemple des Landes de Gascogne, Belin-Beliet (33), Centre Lapios, 1988 ; pour le portrait d’un musicien routinier : Adiu Nadau, Noël Bordessoules, une histoire d’accordéon, film de Patrick Lavaud et Joëlle Duparc, Langon, © Les nuits atypiques, 2005.
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[73]
Andy Bennett, Popular Music and Youth Culture. Music, Identity and Place, Basingstoke, Palgrave Macmillan, 2000.
-
[74]
Ndiouga Adrien Benga, « “The Air of the City Makes Free”. Urban Music from the 1950s to the 1990s in Senegal : Variété, Jazz, Mbalax, Rap », dans Mai Palmberg, Annemette Kirkegaard (eds), Playing with Identities in Contemporary Music in Africa, Uppsala, Nordiska Afrikainstitutet, 2002, p. 75-85 ; Abdoulaye Niang, « Bboys, Hip-Hop Culture in Dakar, Sénégal », dans Pam Nilan, Carles Feixa (eds), Global Youth ? Hybrid Identities, Plural Worlds, Londres, Routledge, 2006, p. 167-185.
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[75]
Pour la France, voir la bibliographie de Denis-Constant Martin (avec Laura Brunon, Mariano Fernandez, Soizic Forgeon, Frédéric Hervé, Pélagie Mirand et Zulma Ramirez), Quand le rap sort de sa bulle. Sociologie politique d’un succès, Paris, Irma/Mélanie Séteun, 2010 ; en ce qui concerne l’internationalisation du rap : Tony Mitchell (ed.), Global Noise. Rap and Hip-Hop Outside America, Middleton, Wesleyan University Press, 2001.
-
[76]
D.-C. Martin (avec L. Brunon, M. Fernandez, S. Forgeon, F. Hervé, P. Mirand et Z. Ramirez), Quand le rap sort de sa bulle…, op. cit.
-
[77]
Françoise Le Guennec-Coppens, Femmes voilées de Lamu, Kenya. Variations culturelles et dynamiques sociales, Paris, Éditions Recherches sur les civilisations, 1983, p. 127-132 ; C. Servan-Schreiber, Histoire d’une musique métisse…, op. cit.
-
[78]
Guy Poitevin, The Voice and the Will. Subaltern Agency : Forms and Motives, New Delhi, Manohar, 2002 ; et Ambedkar ! Des intouchables chantent leur libérateur. Poétique d’une mémoire de soi, Paris, Karthala, 2009.
-
[79]
Hervé Maupeu, « La ville dans la chanson kikuyu contemporaine », Journal des africanistes, 75 (1), 2005, p. 255-292.
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[80]
Les paroles disent notamment : « La route est sombre/Jusqu’à ce que je te rencontre/Montre-toi au milieu du chemin/Et je te prendrai par la main/Prépare ta couche pour deux/Pour toi et pour moi/Que de nouveau nous nous étreignions/Que tout redevienne vivant… » (Tatiana Yannopoulos, communication personnelle).
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[81]
Une forme extrême de ces rapports entre pouvoir politique et musique est fournie par la définition sous l’autorité de l’Empereur des échelles musicales autorisées dans la Chine du deuxième siècle avant notre ère (voir Sabine Trébinjac, « Une utilisation insolite de la musique de l’autre », dans François Borel et al. (dir.), Pom pom pom pom. Musiques et caetera, Neuchâtel, Musée d’ethnographie, 1997, p. 227-241).
-
[82]
Nathalie Dompnier, Vichy à travers chants. Pour une analyse politique du sens et de l’usage des hymnes sous Vichy, Paris, Nathan, 1996, p. 65.
-
[83]
Voir Rocking the Nation (Dübörög a Nemzeti Rock), film de Balázs Wizner, Budapest, © Metaforum Film, 2007 ; je tiens à remercier Antonela Capelle-Pogœacean (Sciences Po Paris, CERI) qui m’a permis de visionner ce documentaire.
-
[84]
Anja Brunner, « Anne-Marie Nzié’s Song “Liberté” : Popular Music and Politics in Post-Colonial Cameroun », communication présentée au Congrès des études africaines en France, « Recherches et débats : réinventer l’Afrique ? », Bordeaux, Sciences Po Bordeaux, 6-8 septembre 2010 (voir < http://www.vad-ev.de/2010/index.php/de/programm/zu-den-panels/panels-papers/doc_download/78-brunner-appropriations-of-anne-marie-nzies-liberte > ; en ligne le 1er août 2011).
-
[85]
J. Molino, Le singe musicien…, op. cit., p. 55.
-
[86]
Rogers Brubaker, Margit Feischmidt, Jon Fox, Liana Grancea, Nationalist Politics and Everyday Ethnicity in a Transylvanian Town, Princeton, Princeton University Press, 2006.
-
[87]
Say it loud : I’m black and I’m proud, chanson de James Brown et Alfred Ellis, 1968.
-
[88]
Titre d’une chanson (1970) interprétée par Nina Simone, puis Donny Hathaway et Aretha Franklin, musique de Nina Simone, paroles de Weldon Irvine.
-
[89]
Denis-Constant Martin, « Our Kind of Jazz. Musique et identité en Afrique du Sud », Critique internationale, 38, 2008, p. 90-110.
-
[90]
Adam Haupt, « Black Thing : Hip-Hop Nationalism, “Race” and Gender in Prophets of da City and Brasse Vannie Kaap », dans Zimitri Erasmus (ed.), Coloured by History, Shaped by Place. New Perspectives on Coloured Identities in Cape Town, Le Cap, Kwela Books, 2001, p. 173-191 ; Simon Stephens, « Kwaito », dans Sarah Nuttal, Cheryl-Ann Michael (eds), Senses of Culture. South African Culture Studies, Le Cap, Oxford University Press, 2000, p. 256-273.
-
[91]
René Depestre, Bonjour et adieu à la négritude, suivi de Travaux d’identité, Paris, Robert Laffont, 1980, p. 99.
-
[92]
Paul Ricœur, Soi-même comme un autre, Paris, Seuil, 1990, p. 109-136.
-
[93]
Peter Manuel, « Puerto Rican Music and Cultural Identity : Creative Appropriation of Cuban Sources from Danza to Salsa », Ethnomusicology, 38 (2), 1994, p. 249-280, dont p. 274.
-
[94]
Georges Balandier, Sens et puissance. Les dynamiques sociales, Paris, PUF, 1971, p. 86.
-
[95]
Jacques Attali, Bruits. Essai sur l’économie politique de la musique, Paris, PUF, 1977, p. 23.
-
[96]
G. Balandier, Sens et puissance…, op. cit., p. 86.
-
[97]
Martina Avanza, Gilles Laferté, « Dépasser la “construction des identités” ? Identification, image sociale, appartenance », Genèses, 61, 2005, p. 134-152 ; D.-C. Martin et le groupe IPI, « Écarts d’identité… », cité.
Résumé
Depuis une vingtaine d’années, la notion d’identité a été de plus en plus fréquemment utilisée dans des travaux portant sur la musique, sans que le sens qui lui est donné et les fonctions qui lui sont attribuées soient toujours précisément définis. Cet article voudrait contribuer à clarifier les rapports qu’entretiennent musique et configuration identitaire. Sur la base de travaux portant tant sur la théorie des identités que sur les identités en musique, il suggère que les significations sociales, donc identitaires, de la musique doivent être appréhendées dans les relations entre production, réception et matière musicale elle-même. La musique n’étant pas un langage mais un système symbolique aux interprétants infinis, elle est susceptible d’un grand nombre d’interprétations variables selon les situations et les enjeux ; son utilisation en politique suppose par conséquent des opérations de façonnage spécifiques.
Auprès de ma blonde... Music as revealer of social identities
Auprès de ma blonde... Music as revealer of social identities
For the past twenty years, studies of music have used more and more frequently the notion of identity. Yet the meanings given to “identity” in these studies, and the functions ascribed to it, have not always been precisely defined. This paper tries to clarify the relationship between music and identity configurations. Based on studies dealing with the theory of identity and with musical identities, it suggests that the social significations of music – identitarian significations included – must be understood as resulting from the intertwining of production, reception and the musical object itself. Music is not a language, but a symbolical system whose interpretants are infinite, it can consequently generate many diverse interpretations, which vary according to situations and stakes, and it needs to be specifically fashioned to be put to political uses.