Les deux écoles. Culture scolaire, culture de jeunes : genèse et troubles d'une rencontre, 1960-1980
Pages 15 à 25
Citer cet article
- BANTIGNY, Ludivine,
- Bantigny, Ludivine.
- Bantigny, L.
https://doi.org/10.4000/rfp.921
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- Bantigny, L.
- Bantigny, Ludivine.
- BANTIGNY, Ludivine,
https://doi.org/10.4000/rfp.921
Notes
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[1]
Définie comme « un ensemble d’œuvres, d’objets et d’attitudes, conçus et fabriqués selon les lois de l’industrie, et imposés aux hommes « comme n’importe quelle autre marchandise » (Jean-Claude Michéa, Avant-propos à Christopher Lasch, Culture de masse ou culture populaire ?, trad. Castelnau-le-Lez, Climats, 2001, p. 8).
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[2]
Série d’articles dans Le Monde, janvier 1966. Cf. L. Porcher (1974). L’École parallèle ; l’auteur, alors maître assistant à l’ENS Saint-Cloud, est également directeur adjoint du Centre audiovisuel.
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[3]
Je tiens à remercier Anne-Laure Anizan, Anne Barrère, François Jacquet-Francillon et Jean-Pierre Rioux pour leur lecture et leurs suggestions.
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[4]
Ce dont témoigneraient des différences socio-géographiques : punks dans le centre des villes et les lycées, rockers dans les banlieues ouvrières et les LP. Dans la région lyonnaise, un sociologue repère les punks dans les établissements scolaires de Lyon centre, mais non dans les collèges de Vénissieux où sont surtout présents les rockers ; à Paris, il voit les premiers dans le quartier de Montparnasse, les seconds du côté des gares du Nord et de l’Est (Patrick Mignon, « 13-17 ans en musique », Projet, n° 170, décembre 1982, p. 1 242).
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[5]
De ce point de vue, il y a bien, au début des années soixante, une véritable accélération : « si 260 000 seulement de ces appareils [les postes à transistor] existent dans la France de 1958, leur nombre est passé à 2 215 000 en 1961 » (J.-F. Sirinelli, 2002, p. 126).
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[6]
57 % des enfants d’ouvriers, 48 % des enfants de cadres moyens et d’employés, 35 % des enfants de patrons, professions libérales et cadres supérieurs disent regarder la télévision tous les jours.
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[7]
Lucette Chambard, Interview à La Croix, 7 avril 1971.
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[8]
Enquête menée en mai 1973 auprès de 3 278 lycéens dans huit académies).
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[9]
L’auteur, alors chargé d’enseignement à l’université Louis Pasteur de Strasbourg, fervent partisan d’une pédagogie audiovisuelle, ne formule cette thèse que pour mieux la récuser.
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[10]
Témoignage de Guillemette Tison, professeur au lycée de jeunes filles d’Arras, cité in Cahiers pédagogiques, n° 80, février 1969, p. 31.
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[11]
Témoignages recueillis lors de l’enquête menée auprès de 750 enseignants dans le cadre du Centre d’études des communications de masse par Claude Brémond, « Culture scolaire et culture de masse », Communications, n° 5, 1965, p. 80.
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[12]
Témoignage de Raoul Mas, professeur au lycée de Montereau, ibidem, p. 35.
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[13]
Témoignages d’enseignants cités ibidem, p. 76.
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[14]
Témoignages d’enseignants cités ibidem, p. 85.
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[15]
La circulaire n°73-162 du 27 mars 1973 met 10 % de l’horaire annuel à la libre disposition des établissements d’enseignement secondaire, hors programme et hors discipline.
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[16]
« La radio-télévision scolaire », Cahiers pédagogiques, n° 80, février 1969, p. 18.
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[17]
« Initiation des lycéens au monde contemporain en particulier par l’utilisation de la presse et des autres médias », Recherches pédagogiques, n° 85, 197, p. 27-61.
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[18]
Témoignages d’enseignants cités in Claude Brémond, op. cit., p. 66.
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[19]
Ibidem, p. 83.
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[20]
C’est le constat que fait dans plusieurs classes la psychologue et productrice de télévision scolaire Colette Landrac (« À propos de l’exploitation des émissions de télévision dans les classes », Media, techniques modernes d’éducation, n° 29, mars 1972, p. 5).
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[21]
H. Dieuzeide est alors directeur de la radio-télévision scolaire.
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[22]
Cité in Michel Souchon, 1969, p. 237.
Les années soixante à quatre-vingt ont été marquées par la genèse et l’épanouissement en France de la « culture de masse » et tout particulièrement de la culture « jeune ». Une rencontre était-elle possible, autrement que dans la rivalité et le conflit, avec la culture scolaire ? Cet article entend étudier quelques formes de cette « culture adolescente » et la manière dont elle s’est immiscée dans l’espace scolaire ; les réticences et résistances qu’elle a provoquées au sein de l’institution ; enfin, les propositions pédagogiques formulées et pratiquées alors par ceux qui imaginaient, des « deux écoles », n’en faire qu’une.
- jeunesse
- culture
- attitude envers l’école
- relation maître-élève
Mots-clés éditeurs : attitude envers l'école, culture, jeunesse, relation maître-élève
The period from the sixties to the eighties in France was marked by the genesis and growth of mass culture and especially ‘youth’ culture. Was an encounter with school culture possible other than in competition and conflict? This article intends to study forms of this ‘teen culture’ and the way it has interfered within the school; the reticence and reluctance it has provoked within the school institutions. Lastly, the educational propositions that have been written and then put into practice by people who thought they could make one school out of these two.
Los años sesenta a ochenta se han señalado por el génesis y el desarrollo en Francia de la “cultura de masa” y muy particularmente de la cultura “joven”. ¿Era posible un encuentro con la cultura escolar, de otro modo que en la rivalidad y el conflicto? Este artículo se propone estudiar algunas formas de esta “cultura adolescente” y la manera en la que se inmiscuyó en el espacio escolar; las reticencias y las resistencias que provocó en el seno de la institución; por fin, las proposiciones pedagógicas formuladas y practicadas entonces por los que se imaginaban, con las «dos escuelas», hacer sólo una.
Die 60er und 80er Jahre wurden in Frankreich von dem Anfang und der Entwicklung der „Massenkultur” gekenzeichnet und insbesondere von der „Jugendkultur”. War denn eine Begegnung mit der Schulkultur überhaupt möglich, die nicht in Rivalität und Konflikt ausartet? Dieser Artikel berichtet über einige Formen dieser „Jugendlichenkultur” und die Art und Weise, wie sie sich in die Schule eingeschlichen hat, das Zögern und den Widerstand, auf die sie in der Institution gestoßen ist und schließlich die pädagogischen Anregungen und Praktiken von denen, die sich anfangs vorgestellt hatten, sie könnten aus den „beiden Schulen” eine einzige machen.