Compte rendu

Mon vrai nom est Elisabeth

Adèle Yon, éditions du sous–sol, 2025.

Pages 79a à 80

Citer cet article


  • Marty, M.
(2025). Mon vrai nom est Elisabeth Adèle Yon, éditions du sous–sol, 2025. Forum, 176(3), 79a-80. https://doi.org/10.3917/forum.176.0080a.

  • Marty, Marlène.
« Mon vrai nom est Elisabeth : Adèle Yon, éditions du sous–sol, 2025. ». Forum, 2025/3 n° 176, 2025. p.79a-80. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-forum-2025-3-page-79a?lang=fr.

  • MARTY, Marlène,
2025. Mon vrai nom est Elisabeth Adèle Yon, éditions du sous–sol, 2025. Forum, 2025/3 n° 176, p.79a-80. DOI : 10.3917/forum.176.0080a. URL : https://shs.cairn.info/revue-forum-2025-3-page-79a?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/forum.176.0080a


Premier roman Mon vrai nom est Élisabeth est un mélange d’autobiographie, d’enquête et de recherche historique. Craignant de devenir folle, l’écrivaine mène une enquête pour tenter de rompre le silence qui entoure la maladie de son arrière–grand–mère diagnostiquée schizophrène et à qui l’entourage familial et médical a fait subir des électrochocs, une cure de Sakel, une lobotomie et un internement sans consentement à l’hôpital psychiatrique de Fleury–les–Aubrais pendant dix–sept ans. La narratrice ne disposant sur cette femme morte avant sa naissance que de quelques légendes familiales dont les récits fluctuent enquête sur sa vie en s’appuyant sur des photos, des entretiens avec des membres de sa famille et du personnel soignant, de la correspondance entre sa grand– mère et son futur mari, des articles scientifiques et des archives hospitalières.
Ce matériau déploie différentes histoires, celles du poids de l’hérédité, des violences faites aux femmes, de la psychiatrie du XXe siècle, d’une famille nombreuse et bourgeoise renfermant son lot de secrets. L’auteure soulève met en avant le contrôle patriarcal, social et médical auquel ont longtemps été soumises les femmes.
Cet ouvrage qui contribue au processus de réhabilitation de ce qu’on peut qualifier de chasse aux sorcières du XXe siècle interroge plus largement la question centrale de ce que l’on pourrait nommer aujourd’hui l’éthique du soin. Cette dernière notion entre en résonance avec l’évolution des institutions psychiatriques, la baisse continuelle des moyens qui leur sont allouées et les critiques dont elles font l’objet que ce soit de la part des soignants, des patients ou des observateurs externes…


Date de mise en ligne : 12/05/2026

https://doi.org/10.3917/forum.176.0080a

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