L’émigration clandestine portugaise vers la France et les paradoxes de l’intégration européenne
- Par Victor Pereira
Pages 193 à 237
Citer cet article
- PEREIRA, Victor,
- Pereira, Victor.
- Pereira, V.
https://doi.org/10.3917/emi.005.0193
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- Pereira, V.
- Pereira, Victor.
- PEREIRA, Victor,
https://doi.org/10.3917/emi.005.0193
Notes
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[1]
Ce texte a été présenté lors du colloque « Pratiques sociales et imaginaires politiques de la frontière », tenu à Berlin, les 15 et 16 décembre 2008. Une première version de ce texte a été publiée dans le n° 19 de Sociétés politiques comparées. Revue européenne d’analyse des sociétés politiques en 2009.
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[2]
Béatrice Hibou, « L’intégration européenne du Portugal et de la Grèce : le rôle des marges », in La Coopération internationale face au libéralisme, Sophie Mappa (éd.), Paris, Karthala, 2003, p. 87-134.
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[3]
Parmi les nombreux travaux de Boaventura de Sousa Santos sur la thématique de l’État double, voir Portugal. Ensaio contra a autoflagelação, Lisbonne, Almedina, 2011, p. 121.
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[4]
Pierre Bourdieu, « Droit et passe-droit. Le champ des pouvoirs territoriaux et la mise en œuvre des règlements », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 81-82, 1990, p. 89-96.
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[5]
Sur ces accords, voir Maria Fernanda Rollo, « Salazar e a construção europeia », Penélope, n° 18, 1998, p. 51-76 ; Elsa Santos Alípio, Salazar e a Europa. História da Adesão à EFTA (1956-1960), Lisboa, Livros Horizonte, 2006 ; Nicolau Andresen Leitão, Estado Novo, Democracia e Europa. 1947-1986, Lisboa, Imprensa de Ciências Sociais, 2007.
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[6]
Sur la dépendance du Portugal, voir Fernando Rosas, O Estado Novo nos anos trinta. Elementos para o estudo da natureza económica e social do salazarismo (1928-1938), Lisboa, Estampa, 1986 ; Sacuntala de Miranda, Portugal. O Círculo vicioso da dependência (1890-1939), Lisboa, Teorema, 1988 ; António José Telo, « Treze teses sobre a disfunção nacional – Portugal no sistema internacional », Análise social, vol. 32, n° 142, 1997, p. 649-683.
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[7]
Sur les chefs d’entreprise portugais, voir notamment Jorge Costa, Luís Fazenda, Cecília Honório, Francisco Louça et Fernando Rosas, Os donos de Portugal. Cem anos de poder económico (1910-2010), Porto, Afrontamento, 2010.
-
[8]
Michel Foucault, Sécurité, territoire, population, Paris, Gallimard/Seuil, 2004, p. 46.
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[9]
Idem.
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[10]
Voir Fernando Rosas, Salazarismo e fomento económico, Lisboa, Editorial notícias, 2000, p. 9-16.
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[11]
Rapport du chef de poste de la PIDE de Quitanilha adressé au directeur de la PIDE, le 14 septembre 1962, ANTT, PIDE/DGS, SC CI (1), processo 14, NT 1147, pasta 32.
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[12]
Idem.
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[13]
John Torpey, L’Invention du passeport. États, citoyenneté et surveillance, Paris, Belin, 2005 (1ère éd. 2000).
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[14]
Voir parmi les lectures des migrations clandestines comme résultat de l’impuissance des États, Bertrand Badie, « Flux migratoires et relations transnationales », in Le Défi migratoire. Questions de relations internationales, Bertrand Badie, Catherine Withol de Wenden (éd.), Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1994, p. 27-39 ; Bertrand Badie, Marie-Claude Smouts, Le Retournement du monde : sociologie de la scène internationale, Paris, Presses de la Fondation nationale de sciences politiques/Dalloz, 1999 (3e éd.) ; Bertrand Badie, L’Impuissance de la puissance. Essai sur les incertitudes et les espoirs des nouvelles relations internationales, Paris, Fayard, 2004.
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[15]
Voir par exemple José Moya, Cousins and strangers. Spanish, immigrants in Buenos Aires, 1850-1930, Berkeley/Los Angeles/London, University of California Press, 1998.
-
[16]
Jean-François Bayart, « La “grande disjonction”, ou de la nécessité pour l’économie du développement de considérer le mouvement », Revue d’économie du développement, n° 21, 2007, p. 197-210.
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[17]
Michel Foucault, Naissance de la biopolitique, Paris, Gallimard/Seuil, 2004, p. 236.
-
[18]
Sur les contradictions autour du prix et des mécanismes de distribution d’un produit important de la consommation des Portugais – la morue –, voir Alvaro Garrido, O Estado Novo e a campanha do bacalhau, Lisboa, Temas e debates, 2010.
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[19]
Sur ces protestations, voir Elizabeth Leeds, « Industrialização e emigração em Portugal : sintomas inevitáveis de uma doença estrutural », Análise social, vol. 18, n° 72-73-74, 1982, p. 1045-1081
-
[20]
Pour plus de développements, nous nous permettons de renvoyer à Victor Pereira, « Emigração e desenvolvimento da previdência social em Portugal », Análise social, n° 192, 2009, p. 471-510.
-
[21]
Pour une description des relations, parfois tumultueuses, entre Salazar et la hiérarchie militaire, voir Fernando Rosas, Salazar e o poder. A Arte de saber durar, Lisboa, Tinta da China, 2012, p. 211-256.
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[22]
Cf. João Miguel Almeida, A oposição católica ao Estado Novo, 1958-1974, Lisboa, Nelson de Matos, 2008.
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[23]
Cláudia Castelo, Passagens para Africa. O povoamento de Angola e Moçambique com naturais da metrópole (c. 1920-1974), Porto, Afrontamento, 2007.
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[24]
Pour une comparaison des politiques d’émigration des deux dictatures ibériques, voir María José Fernández, Victor Pereira, « Politiques migratoires comparées de l’Espagne franquiste et du Portugal salazariste dans les années 1960-1970 », Italiens, Espagnols et Portugais en France au XXe siècle, regards croisés, Natacha Lillo (dir.), Paris, Publibook, 2008, p. 21-44.
-
[25]
Nuno Luís Madureira, A economia dos interesses. Portugal entre as guerras, Lisboa, Horizonte, 2002.
-
[26]
Amaral da Silva Lala, L’Enjeu colonial dans les relations franco-portugaises, 1944-1974, thèse de doctorat, Institut d’études politiques de Paris, 2007.
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[27]
Cf. pour plus de développements, Victor Pereira, La Dictature de Salazar face à l’émigration. L’État portugais et ses migrants en France (1957-1974), Paris, Presses de Sciences Po, 2012.
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[28]
Sur les rôles des passeurs, Smaïn Laacher, « Partir pour le bout de la terre », Critique internationale, n° 19, 2003, p. 157-170, p. 162.
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[29]
Sur les réseaux de passeurs dans une région portugaise, voir Marta Nunes Silva, Os trilhos da emigração. Redes clandestinas de Penedono a França (1960-1974), Lisboa, Colibri, 2011.
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[30]
Adam Seligman, « Complexité du rôle, risque et émergence de la confiance », Réseaux, n° 108, 2001, p. 37-61.
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[31]
Jean-François Bayart, Le Gouvernement du monde. Une critique politique de la mondialisation, Paris, Fayard, 2004, p. 285.
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[32]
Pierre Bourdieu, Méditations pascaliennes, Paris, Seuil, 2003 (1ère éd. 1997), p. 328.
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[33]
Dépliant du Secretariado Nacional da Emigração, Centre d’archives contemporaines (CAC,) n° 19880312, art. 16.
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[34]
Sur les effets d’hystérésis au sein des administrations gérant les migrations, voir Alexis Spire, Étrangers à la carte. L’administration de l’immigration en France (1945-1975), Paris, Grasset, 2005, p. 23.
-
[35]
Emmanuel Terray, « Pourquoi partent-ils ? », in Immigration : fantasmes et réalités. Pour une alternative à la fermeture des frontières, Claire Rodier, Emmanuel Terray (sous la dir.), Paris, La Découverte, 2008, p. 21-26, p. 23.
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[36]
António Costa Pinto, « O império do professor. Salazar e a elite ministerial (1933-1945) », Análise social, vol. 25, n° 157, 2001, p. 1055-1076.
-
[37]
Voir Victor Pereira, La Dictature de Salazar…, op. cit.
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[38]
Sur l’autonomie des pratiques des policiers sur le terrain, voir Dominique Monjardet, Ce que fait la police. Sociologie de la force publique, Paris, La Découverte, 1996, p. 88 ; Hélène L’Heuillet, Basse politique, haute police. Une approche historique et philosophique de la police, Paris, Fayard, 2001, p. 39.
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[39]
Cf. António Paulo Duarte, A política de defesa nacional, 1918-1958, Lisboa, Imprensa de Ciências Sociais, 2010.
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[40]
Note de l’ambassadeur espagnol au Portugal, José Ibáñez-Martín, au ministre des Affaires étrangères espagnol, Fernando María Castiella, le 31 décembre 1962, Archivo del Ministerio de Asuntos Exteriores (AMAE) R 7212/27.
-
[41]
Nancy Green, Repenser les migrations, Paris, PUF, 2002, p. 104.
-
[42]
Bernard Ludwig, « Le mur de Berlin, dernier rempart de l’antifascisme et ultime frontière du communisme en Europe » in Frontières du communisme. Mythologies et réalités de la division de l’Europe de la révolution d’Octobre au mur de Berlin, Sophie Cœuré, Sabine Dullin (éd.), Paris, La Découverte, 2007, p. 286-309.
-
[43]
Article 1 du décret-loi 44 427 du 29 juin 1962, reproduit in Francisco Cassola Ribeiro, Emigração portuguesa. Aspectos relevantes relativos às políticas adoptadas no domínio da emigração portuguesa desde a última guerra mundial, contribuição para o seu estudo, Lisboa, Secretaria de Estado das comunidades portuguesas/Instituto de apoio à emigração e às comunidades portuguesa/Centro de estudo, 1986, p. 31.
-
[44]
Aristide Zolberg, « Un reflet du monde. Les migrations internationales en perspective historique », in Le Défi migratoire. Questions de relations internationales, Bertrand Badie, Catherine Withol de Wenden (éd.), Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1994, p. 41–57, p. 44-45.
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[45]
Voir Olivier Razac, Histoire politique du barbelé, Paris, Flammarion, 2009.
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[46]
Sur une description de ce dispositif, César Oliveira, Os anos decisivos. Portugal 1962-1985, um testemunho, Lisboa, Presença, 1993, p. 77-82.
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[47]
Aniceto Afonso, Carlos de Matos Gomes, Guerra colonial, Lisboa. Editorial Notícias, 2000, p. 298-299.
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[48]
Irene Flunser Pimentel, A história da PIDE, Lisboa, Circulo de Leitores, 2007 ; Susana Chalante, Estado, estrangeiros e fronteiras no início do Estado Novo (1927-1939), mémoire de master, ISCTE, 2008, p. 76.
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[49]
Note du directeur de la PIDE, Fernando Silva Pais, adressée au chef de cabinet du ministre de l’Intérieur, le 26 mars 1964, Arquivo do Ministério da Administração Interna, (AMAI), gabinete do ministro, cx 273.
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[50]
Idem.
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[51]
Béatrice Hibou, La Force de l’obéissance. Économie politique de la répression en Tunisie, Paris, La Découverte, 2006, p. 234.
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[52]
Note du sous-directeur de la PIDE, le 18 février 1966, AMAI, gabinete do ministro, cx 295.
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[53]
Idem.
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[54]
Idem.
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[55]
Note du commandant-général de la Guarda Nacional Republicana, adressée au ministre de l’Intérieur, le 25 juillet 1967, AMAI, gabinete do ministro, caixa 327.
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[56]
Note du commandant-général de la Guarda Fiscal, AMAI, gabinete do ministro, cx 418.
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[57]
Dalila Cabrita Mateus, A PIDE/DGS na guerra colonial. 1961-1974, Lisboa, Terramar, 2004.
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[58]
Compte rendu de la réunion de la Junta da emigração, sans date (probablement juin 1967), Arquivo Histórico Diplomático (AHD), EEA 142.
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[59]
Note de la Direcção-Geral de Segurança adressée au chef de poste de la Direcção-Geral de Segurança de Vilar Formoso, le 16 octobre 1970, ANTT/PIDE/DGS, SC CI (1), processo 14, NT 1147, pasta 40.
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[60]
Nom donné à la police politique en 1969, dans la tentative du successeur de Marcelo Caetano de faire croire à une libéralisation du régime.
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[61]
Note de la Direcção-Geral de Segurança adressée au chef de poste de la Direcção-Geral de Segurança de Vilar Formoso, le 16 octobre 1970, doc. cit.
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[62]
Note du chef de poste de la Direcção-Geral de Segurança adressée à la direction de la DGS, le 20 octobre 1970, ANTT/PIDE/DGS, SC CI (1), processo 14, NT 1147, pasta 40.
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[63]
Annotation manuscrite ajoutée le 22 octobre 1970 à la note du chef de poste de la Direcção-Geral de Segurança adressée à la direction de la DGS, le 20 octobre 1970, ibid.
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[64]
António Cabanas, Carregos. Contrabando na raia central, Barcarena, Artemágica, 2006, p. 127.
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[65]
Sur les collaborations entre la police et les passeurs dans le contexte tunisien, voir Samy Elbaz, « Les ambivalences de la politiques migratoire en Tunisie », FASOPO, dactyl., 2008, p. 77-80.
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[66]
Voir le dossier des militants du Frente de Acção Popular, première dissidence maoïste du PCP, qui organisaient la fuite de déserteurs, dont certains avaient volé des armes en vue de la lutte armée contre la dictature, IANTT/PIDE/DGS, SC PC 2071/67, Alexandre José Alhinho Martins Oliveira, 3 vols, NT 5974-5975.
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[67]
Irene Flunser Pimentel, A história da PIDE…, op. cit., p. 56.
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[68]
Voir les analyses de Jean-Claude Farcy, « Itinéraires », in Métiers de police. Être policier en Europe, 18-20e siècles, Jean-Marc Berlière, Catherine Denys, Dominique Kalifa, Vincent Milliot (éd.), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2008, p. 155-164.
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[69]
Hermínio Martins, Classe, Status e poder e outros ensaios sobre o Portugal contemporâneo, Lisboa, Imprensa de Ciências Sociais, 1998, p. 126.
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[70]
Sur le rôle de l’Espagne dans la migration irrégulière portugaise vers la France, voir Victor Pereira, « España como país de tránsito. El caso de la emigración portuguesa hacia Francia (1957-1974) », Migraciones y Exilios, n° 9, 2008, p. 75-114.
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[71]
Note de la PIDE remise au ministre de l’Intérieur, Alfredo dos Santos Júnior, le 12 octobre 1966, AMAI, gabinete do ministro, cx 308.
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[72]
Paul-André Rosental, « Maintien/rupture : un nouveau couple pour l’analyse des migrations », Annales ESC, n° 6, 1990, p. 1403-1431.
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[73]
Roland Faure, « Salazar parle… », L’Aurore, 9 octobre 1964, p. 11.
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[74]
Idem.
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[75]
Idem.
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[76]
Idem.
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[77]
Paul-André Rosental, « Maintien/rupture… », art. cit.
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[78]
Marcelo Caetano, Pelo futuro de Portugal, Lisboa, Verbo, 1969, p. 173.
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[79]
Voir le dossier de la police politique : Delegação Porto, Autos de transgressão ao Decreto-lei 49 400 da delegação do Porto, ANTT/PIDE/DGS, NT 9911, pasta 5.
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[80]
Compte rendu du conseil des ministres pour les Affaires économiques du 29 juillet 1969, AMAI, Gabinete do Ministro, cx 396.
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[81]
« Mesmo eu na fronteira assisti a coisas que me chocaram imenso », entretien avec Américo Sáragga Leal, le 6 septembre 2004, à Lisbonne.
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[82]
Idem.
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[83]
Caroline Brettell, « O emigrante, a Nação e o Estado nos séculos XIX e XX em Portugal : uma abordagem antropológica » in Caroline Brettell, Portugal, o indivíduo e o Estado, Lisboa, Fragmentos, 1993, p. 63-81.
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[84]
Béatrice Hibou, La Force de l’obéissance…, op. cit., p. 228.
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[85]
Voir l’imaginaire de la frontière parmi les habitants des régions frontalières du centre du Portugal, Maria de Fátima Amante, Fronteira e identidade. Construção na raia luso-espanhola, Lisboa, Instituto Superior de Ciências sociais e políticas/ Universidade Técnica de Lisboa, 2007, p. 194.
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[86]
Rapport intitulé « Problématique de l’émigration », sans auteur ni date (1970), IANTT/Presidência do conselho de Marcelo Caetano, caixa 921.
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[87]
Luís Cunha, « Dinâmicas e processos de transformação económica : do contrabando à indústria de torrefacção de café em Campo Maior », Etnográfica, vol. 10 (2), 2006, p. 251-262, p. 261.
-
[88]
Voir, sur la politique d’immigration en trompe-l’œil et ses effets sur les migrants, Didier Bigo, « Les États face aux flux transfrontières de personnes : enjeux et perspectives », Les Cahiers de la sécurité intérieure, n° 19, 1995, p. 115-125 ; Andrea Rea, « Le travail des sans-papiers et la citoyenneté domestique », in La Fin des noria ? Réseaux migrants dans les économies marchandes en Méditerranée, Michel Peraldi (éd.), Paris, Maisonneuve & Larose/Maison méditerranéenne des sciences de l’homme, 2002, p. 459-478 ; Alexis Spire, Accueillir ou reconduire. Enquête sur les guichets de l’immigration, Paris, Raisons d’agir, 2008 ; Claire Rodier, Xénophobie Business. À quoi servent les contrôles migratoires ?, Paris, La Découverte, 2012.
De 1957 à 1974, face à l’émigration clandestine de milliers de Portugais, la dictature salazariste a proclamé son intention de combattre résolument ce flux illégal (illégalité considérée comme un crime entre 1961 et 1969). Toutefois, l’action répressive des différentes forces de police portugaises a été totalement inefficace. Mais s’agit-il réellement d’un échec ? La dictature ne trouvait-elle pas certains avantages à cette forte émigration illégale ? Les actions policières n’ont-elles pas contribué d’abord à trier les migrants ?
A ditadura salazarista e a emigração clandestina
De 1957 a 1974, perante a emigração clandestina de centenas de milhares de portugueses, a ditadura salazarista proclamou a sua intenção de combater este fluxo, considerado como um crime entre 1961 e 1969. No entanto, a ação dos diferentes corpos de polícia pareceu inútil. Mas tratava-se realmente de um fracasso ? A ditadura não ficava satisfeita com o caráter clandestino da emigração ? A ação da polícia não tinha sobretudo como objectivo de selecionar os migrantes ?
The Portuguese dictatorship and the clandestine emigration
From 1957 to 1974, confronted with the clandestine emigration of hundreds of thousands of its nationals, the Portuguese dictatorship points out publicly the will to fight against what is juridically a crime between 1961 and 1969. Nevertheless, the action of the various police bodies charged to prevent and repress this deviance seems vain. But, is this really a failure ? Isn’t the dictatorship satisfied with the clandestine character of the emigration ? Didn’t the action of the police force have for goal to sort the migrants ? And which were the practices of the police in Spain and in France ?