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Compte rendu

Frédéric Gugelot Le guitariste du Bon Dieu Chanter Jésus au temps du yéyé, 1955-1965. Cerf, 2025, 232 pages, 20,90 €.

Pages 140a à 141

Citer cet article


  • Pagès, B.
(2026). Frédéric Gugelot Le guitariste du Bon Dieu Chanter Jésus au temps du yéyé, 1955-1965. Cerf, 2025, 232 pages, 20,90 €. Études, 4333(1), 140a-141. https://doi.org/10.3917/etu.4333.0142a.

  • Pagès, Bathilde.
« Frédéric Gugelot Le guitariste du Bon Dieu Chanter Jésus au temps du yéyé, 1955-1965. Cerf, 2025, 232 pages, 20,90 €. ». Études, 2026/1 N° 4333, 2026. p.140a-141. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-etudes-2026-1-page-140a?lang=fr.

  • PAGÈS, Bathilde,
2026. Frédéric Gugelot Le guitariste du Bon Dieu Chanter Jésus au temps du yéyé, 1955-1965. Cerf, 2025, 232 pages, 20,90 €. Études, 2026/1 N° 4333, p.140a-141. DOI : 10.3917/etu.4333.0142a. URL : https://shs.cairn.info/revue-etudes-2026-1-page-140a?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/etu.4333.0142a


■ Dans les années 1950-1960, alors que les chansons yéyés commencent à rencontrer de francs succès auprès des jeunes, d’autres refrains moins rock’n’roll emballent tout autant la jeunesse. Dans son nouvel ouvrage, l’auteur mêle l’histoire d’une Église qui se veut plus missionnaire à l’essor d’un show-business capable de faire accéder les chanteurs au rang d’« idoles des jeunes ». Or, en France, l’Église rencontre un contexte de progressive et silencieuse sécularisation ; les jeunes délaissent les églises au profit des salles de spectacles. Pourtant, au milieu de vedettes et chanteurs aussi populaires que Gilbert Bécaud ou Georges Brassens, émerge la fascinante figure du prêtre chanteur, qui contraste avec les stars naissantes. Guitare à la main, ces artistes font salle comble et vendent des milliers de disques, grâce à leurs mélodies simples où ils chantent l’amour de Dieu, la pauvreté et la paix. En effet, pour reconquérir un public qui délaisse les églises, l’apostolat de ces chanteurs, tous issus d’ordres religieux apostoliques, tâche de s’adapter. Le prêtre chanteur est alors aussi missionnaire que le prêtre-ouvrier, bien qu’à la différence de ce dernier, le premier ne soit pas condamné par Rome. Ce livre retrace principalement la carrière du jésuite Aimé Duval (1918- 1984), l’un des premiers prêtres chanteurs célèbres. À travers le prisme de cette carrière singulière sont abordés les enjeux et mentalités ecclésiastiques et musicales. La présentation d’autres figures complète l’ouvrage, comme celle du dominicain Maurice Cocagnac (1924-2006), du franciscain Didier Mouque (1926-2007) ou encore de la dominicaine sœur Sourire (Jeanne-Paule Marie Deckers, 1933-1985)…


Date de mise en ligne : 05/01/2026

https://doi.org/10.3917/etu.4333.0142a

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