Sous toutes les coutures
- Par Christophe Rioux
Pages 107 à 108
Citer cet article
- RIOUX, Christophe,
- Rioux, Christophe.
- Rioux, C.
https://doi.org/10.3917/etu.4324.0108a
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- Rioux, Christophe.
- RIOUX, Christophe,
https://doi.org/10.3917/etu.4324.0108a
■ Sur les quelque 9 000 mètres carrés du département des objets d’art
du Louvre et sous le commissariat de son directeur, Olivier Gabet, les
collections du Louvre engagent un dialogue inédit avec une centaine de
silhouettes et d’accessoires, prêtés par quarante-cinq maisons de luxe
ou créateurs de mode. Assisté par l’historienne de l’art et de la mode
Marie Brimicombe, l’ancien directeur du musée des Arts décoratifs
(MAD) s’est appuyé sur son expérience antérieure au MAD. Dans un
parcours résolument chronologique, la scénographie a été imaginée par
Nathalie Crinière, qui avait conçu celle d’une exposition pionnière et
remarquée, « Christian Dior, couturier du rêve » au MAD (5 juillet 2017
au 7 janvier 2018). Cette fois, de Byzance jusqu’au Second Empire, les
objets d’art révèlent leur puissance d’inspiration pour les créateurs réunis
par l’exposition.
De manière inédite et relativement spectaculaire, le vêtement fait
donc son entrée au Louvre, car le musée ne possède pas réellement de
collection de ce type. Il y a bien, ici ou là, quelques tissus coptes et treize
manteaux de l’ordre du Saint-Esprit brodés d’argent, qui avaient d’ailleurs fait l’objet d’une restauration il y a quelques années. On se souviendra également du passage d’une exposition « Yves Saint Laurent »
au Louvre en 2022, portée par la Fondation Pierre-Bergé et associant en
réalité cinq institutions parisiennes. Ce même Yves Saint Laurent que
l’on retrouve dans le parcours actuel, par l’entremise d’une robe de sa
collection de haute couture de 1997-1998 marquée par le Moyen Âge et
la Renaissance, avec une frise de broderies de la Maison Lesage semblant
répondre à la couronne dite « de Liège » datant du XII…