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Compte rendu

Alain Lance , Longtemps l'Allemagne , Tarabuste éd. 2007, 96 pages, 12 ?

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Citer cet article


  • Bary, N.
(2008). Alain Lance , Longtemps l'Allemagne , Tarabuste éd. 2007, 96 pages, 12 ? Études, Tome 408(3), VI-VI. https://doi.org/10.3917/etu.083.0412f.

  • Bary, Nicole.
« Alain Lance , Longtemps l'Allemagne , Tarabuste éd. 2007, 96 pages, 12 ? ». Études, 2008/3 Tome 408, 2008. p.VI-VI. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-etudes-2008-3-page-VI?lang=fr.

  • BARY, Nicole,
2008. Alain Lance , Longtemps l'Allemagne , Tarabuste éd. 2007, 96 pages, 12 ? Études, 2008/3 Tome 408, p.VI-VI. DOI : 10.3917/etu.083.0412f. URL : https://shs.cairn.info/revue-etudes-2008-3-page-VI?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/etu.083.0412f


1 Poète et traducteur de Christa Wolf, Volker Braun, Ingo Schulze et bien d?autres encore, Alain Lance écrit dans ces chroniques, avec pudeur et tendresse, sa relation à l'Allemagne au fil des cinquante dernières années. « Longtemps l'Allemagne », le nom d?un pays ennemi devenu ami, un mot qui accompagne l'auteur depuis sa petite enfance, comme bon nombre d?hommes et de femmes de sa génération : l'Allemagne, lieu où le père absent est prisonnier, l'Allemagne des soldats d?occupation, l'Allemagne des manuels scolaires pour l'apprentissage de la langue, enfin l'Allemagne bien réelle de la fin des années cinquante. Une Allemagne ? Non, deux. Seize ans après le retour du père, le fils part sur les routes d?Allemagne, de l'Ouest d?abord, de la République fédérale. De découvertes en surprises, il voit se dessiner sous ses yeux une réalité à la fois inconnue et familière. C?est « le désir de savoir ce que pouvait bien être ce pays lié à tant d?étranges, de terribles événements » qui le pousse à plusieurs reprises à sillonner le pays, utilisant les « services » d?automobilistes qui prennent en stop le jeune étudiant et racontent leur pays. L?histoire écrit l'année 1961, où « l'autre Allemagne » a érigé un mur au c?ur de l'ancienne capitale du Reich. Heurté par les propos manichéens et revanchards de certains de ses compagnons de voyage fortuits, le jeune homme décide de passer en RDA l'année indispensable à la poursuite des études de langue et de littérature allemandes ? après Tübingen, Leipzig. C?est à Tübingen, à l'ombre tutélaire de Hölderlin, que le jeune écrivain écrit ses premiers poèmes ; c?est à Leipzig qu?il fait la connaissance de Volker Braun dont il deviendra l'ami et le traducteur. C?est à Sarrebruck et Francfort qu?il résidera plus tard, comme directeur de l'Institut français. Les chroniques qui composent ce petit volume égrènent les noms des lieux devenus familiers et des personnes croisées devenues des amis. Au fil des pages, un portrait de l'Allemagne divisée puis réunifiée s?élabore, sensible, tendre, personnel, attachant. Dans ce paysage, l'écrivain-traducteur cerne l'espace qui, entre France et Allemagne, entre langue française er langue allemande, lui permet de tisser écriture et traduction.

2 Nicole Bary


Date de mise en ligne : 01/03/2008

https://doi.org/10.3917/etu.083.0412f