Une République française, 1870-1940, Jean-Noël Jeanneney, Bouquins, 2024, 1 344 p., 35 €
- Par André Rauch
Pages 187 à 188
Citer cet article
- RAUCH, André,
- Rauch, André.
- Rauch, A.
https://doi.org/10.3917/espri.2501.0187
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- Rauch, A.
- Rauch, André.
- RAUCH, André,
https://doi.org/10.3917/espri.2501.0187
Ce livre réunit des œuvres majeures qui ont marqué la carrière d’historien et d’écrivain de Jean-Noël Jeanneney. L’intérêt de cet important volume ne réside pas seulement dans cette impressionnante synthèse. On apprécie aussi la sélection opérée et l’agencement de ces grands textes. L’intention de l’auteur dépasse l’histoire et la littérature. Elle dénote son souci constant d’écrire et de décrire la République. Que ce soit la IIIe ou d’autres, réelles, souhaitées ou rêvées. Autrement dit, il y a là un souci historique et éthique – civique en somme.
Quelle méthode ? Le livre réunit dans un premier temps de grandes figures, des personnages charismatiques, auxquels nous « devons » la République. Ceux qui constituent, pour les lecteurs, des « lieux » de mémoire : Hugo, d’abord, Jaurès ensuite, mais aussi Clemenceau, Georges Mandel et d’autres encore, des personnalités qui restent les fondateurs mais sont aussi devenus nos phares, maîtres à penser pour qui veut pénétrer et poursuivre l’œuvre républicaine.La mention de ces hautes personnalités nécessitait ensuite l’analyse de celles et ceux qui ont œuvré pour suivre leur aventure et leurs principes. En politique, Jean-Noël Jeanneney le souligne, plusieurs voies sont possibles ou suivies, toutes ne sont pas forcément parallèles. Elles se recoupent parfois. René Rémond peut ainsi côtoyer Honoré Daumier, arts différents, histoires distinctes, mais voies convergentes. Daniel Stern, alias la comtesse d’Agoult, mais aussi « les » Halévy ou Waldeck-Rousseau et, bien sûr, Léon Blum…
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